Les épisodes de Black Mirror du pire au meilleur

Top Black Mirror

Les quatre saisons passées en revue.

Alors que la saison 4 de Black Mirror est disponible depuis près d’un mois sur Netflix, l’heure est venue de classer les épisodes de la série de Charlie Brooker selon notre ordre de préférence.

Black Mirror saison 4 : "Je ne pense pas qu’on sera un jour à court d’idées"

19. Haine virtuelle (Hated in the Nation, saison 3, épisode 6)

Une série de meurtres frappe les victimes de bad buzz sur les réseaux sociaux. Des policiers enquêtent pour tenter de démasquer le coupable qui se sert d’abeilles robotisées pour tuer ses victimes. Haine Virtuelle tente de ressembler à techno-thriller haletant aux inspirations nordiques. Dans les faits, l’épisode se perd dans une traque prévisible et mollement subversive qui mélange tout. Un peu nul.

18. Le Show de Waldo (The Waldo Moment, saison 2, épisode 3)

Un comédien de seconde zone double un ours bleu en images de synthèse, Waldo, qui acquiert une popularité surprenante au point de se présenter aux élections locales. Démonstration par l’absurde qu’en attisant les plus bas instincts du peuple avec un écrin sympathique, on arrive à tout. Certains diront qu’il prophétisait l’élection de Donald Trump. Bof.

17. Tuer sans état d’âme (Men Against Fire, saison 3, épisode 5)

Une unité militaire d'élite est chargée d’éliminer des humains dégénérés, les « cafards », qui se cachent un peu partout. Mais un des soldats va découvrir que la réalité n’est pas si simple. Une tentative d’évoquer le stress post-traumatique et la déshumanisation des cibles qui loupe le coche, notamment à cause de son personnage principal un brin caricatural.

16. La Chasse (White Bear, saison 2, épisode 2)

Une jeune femme se réveille amnésique dans une chambre lugubre. Quand elle sort, tout le monde la filme et ignore ses appels à l’aide alors qu’un homme cagoulé armé d’un fusil commence à lui tirer dessus… La Chasse tient à peu près la route jusqu’à sa révélation finale abracadabrantesque qui détruit totalement ce qui avait été mis en place. Une fausse bonne idée.

15. Archange (Arkangel, saison 4, épisode 2)

Une mère s’inquiète pour la sécurité de sa fillette et décide de lui faire implanter un dispositif de surveillance qui permet de voir en temps réel à travers ses yeux. Charlie Brooker trébuche sur un scénario dont les thématiques lui allaient a priori lui allait comme un gant (la relation parent-enfant et l’obsession de la surveillance). Derrière la caméra, Jodie Foster fait le service minimum. Pas foncièrement mauvais, juste une grosse impression de déjà-vu.

14. Chute Libre (Nosedive, saison 3, épisode 1)

Les prémices sont alléchants : dans un monde devenu un Instagram géant (chacun doit attribuer une note aux comportements des autres), Lacie tente de grimper en haut de la pyramide sociale. Quand son amie d’enfance, « likée » de toutes parts, lui demande d'être sa demoiselle d'honneur, Lacie voit l'opportunité d'améliorer sa note et réaliser ses rêves. Porté par une Bryce Dallas Howard légèrement too much, Chute Libre est beaucoup trop démonstratif pour être convainquant.

13. Tête de métal (Metalhead, saison 4, épisode 5)

Dans un futur apocalyptique où les robots sont devenus des machines à tuer, une femme lutte pour sa survie. Joli épisode en noir en blanc tout en tension signé David Slade (30 Jours de nuit). Un exercice de style entre Terminator et Métal Hurlant. Mais est-ce que tout ça rentre vraiment dans le folklore de Black Mirror ?

12. USS Callister (saison 4, épisode 1)

La nuit, Robert Daly est le capitane sans pitié de l’USS Callister, un vaisseau de Space Fleet. Le jour, il est le cofondateur brimé et timide d’un jeu vidéo en ligne à succès. L’hommage de Black Mirror à Star Trek et aux sitcoms des années 60 tourne à la tarte à la crème : toute réflexion potentiellement intéressante a déjà été étudiée dans d’autres épisodes. Reste la parodie et un chouette casting. C’est peu.

11. Playtest (saison 3, épisode 2)

Un jeune homme accepte de tester jeu vidéo révolutionnaire en réalité augmentée, directement relié à son cerveau. L’expérience horrifique va s’avérer plus intense qu’il ne le pensait. Finement réalisé (Dan Trachtenberg de 10 Cloverfield Lane est derrière la caméra), Playtest joue avec le thème de la maison hantée et capture les frissons des joueurs du premier Resident Evil. Mais sur le plan du scénario - très prévisible - on repassera.

10. Black Museum (saison 4, épisode 6)

Une touriste tombe par hasard sur un musée proposant des artefacts criminels rares. Le proprio lui fait faire le tour des lieux et en profite pour raconter les sordides histoire liées aux objets. Un épisode à part, entre Les Contes de la crypte et les Horror Show d’Halloween des Simpson. Rafraîchissant et malin.

9. 15 millions de mérites (Fifteen Million Merits, saison 1, épisode 2)

Dans un monde où les moins riches passent leurs journées à pédaler sur un vélo d’appartement pour gagner de l’argent et espérer être sélectionnés pour une émission de télé-réalité genre X-Factor, Bing Madsen se rebelle. Un épisode un peu long, volontairement kitsch mais dont la conclusion suffit à elle seule à rattraper de grosses lourdeurs. Ou comment le système finit irrémédiablement par dévorer ses contestataires en les faisant goûter à ses privilèges.

8. Crocodile (saison 4, épisode 2)

Une architecte réputée tente de masquer un meurtre alors qu’une technologie permet de lire dans ses souvenirs. L’histoire d’une femme lancée dans un engrenage meurtrier, et prête à tout pour conserver l’îlot de confort qu’elle s’est construit au milieu des paysages désertiques de l’Islande. Une spirale de violence qui met KO.

7. Pendez le DJ (saison 4, épisode 4)

Frank et Amy se rencontrent grâce à une application qui décide du début et de la fin d’une relation (un jour, un mois, un an…). Chaque nouvelle histoire d’amour est un test avant que le système ne les mette en contact avec leur âme soeur. Un Tinder puissance 1000 souvent hilarant, avec un couple ultra attachant et Charlie Brooker qui décharge sa bile acide sur les applications de rencontre. Simple, mais très efficace.

6. Tais-toi et danse (Shut Up and Dance, saison 3, épisode 3)

Plusieurs personnes se font pirater et sont menacées de la publication d’informations très compromettantes à leur sujet. Le jeune Kenny doit suivre les consignes absurdes des hackers et rencontre Hector, un homme avec qui il est forcé de faire équipe. Un truc horriblement brut et sombre sur les trolls et les conséquences du harcèlement en ligne. Avec un twist final qui vous laisse les jambes tremblantes.

5. Blanc comme neige (White Christmas, Christmas Special)

Ça commence comme un petit thriller intimiste (deux hommes coincés dans une cabane au fond des bois le soir de Noël) avant de se transformer en réflexion sur le ghosting adapté à la vraie vie et les droits des intelligences artificielles. Quand Black Mirror commence à se poser des questions existentielles (si un ordinateur se prend pour un humain, en est-il un ?). Brillant.

4. L’Hymne national (The National Anthem, saison 1, épisode 1)

La princesse de la famille royale britannique est kidnappée et son ravisseur demande au Premier ministre d’avoir des rapports sexuels avec un porc en direct à la télévision pour la libérer. L’épisode fondateur pousse directement tous les curseurs dans le rouge, mais ce qui aurait pu n’être qu’un produit d’appel au pitch transgressif dépasse la simple provocation pour devenir une fable grinçante sur notre rapport au voyeurisme. Le moins technologique des épisodes de Black Mirror, mais définitivement l’un des plus grands.

3. San Junipero (saison 3, épisode 4)

Attention, bug dans la matrice. Loin des obsessions habituelles de la série, San Junipero est une love story dans l’au-delà numérique, où deux femmes défient le temps et l’espace pour vivre leur histoire. Loin des obsessions de la série, l’épisode met en avant une technologie bienfaitrice, quasi divine, qui résout le problème de la vie après la mort. Une anomalie comme on aimerait en voir plus souvent dans Black Mirror et qui doit beaucoup aux prestations impeccables de Gugu Mbatha-Raw et Mackenzie Davis. Love is in the air.

2. Retour sur image (The Entire History of You, saison 1, épisode 3)

Que se passe-t-il quand une puce permet d’enregistrer chaque seconde de sa vie et de se repasser n’importe quel moment en un clin d’oeil ? Dans ce futur pas si éloigné, un homme (le formidable Toby Kebbell), persuadé que sa femme (Jodie Whittaker) le trompe, mène l’enquête et sombre doucement dans la folie. The Entire History of You frappe directement au plexus : bien mieux qu’un simple message d’avertissement, l’épisode met abus technologique et drame humain au même niveau. Black Mirror est vraiment né.

1. Bientôt de retour (Be Right Back, saison 2, épisode 1)

Aux funérailles de son petit ami, Martha apprend qu’un service permet de reconstituer une partie de l’être aimé à travers son historique Internet. Quand elle commence à échanger des textos avec lui, elle met le doigt dans un engrenage dont elle ne reviendra pas. Un vrai drame sur l’incapacité de faire son deuil en présence des traces numériques qu’on laisse derrière nous, et un parfait objet SF qui brouille les frontières entre la vie et son simulacre technologique. Magistralement interprété par Hayley Atwell (de loin le meilleur rôle de sa carrière) et Domhnall Gleeson, Be Right Back est beau à pleurer.


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