DC comics/Warner Bros/CW

Plus intelligente que Flash, plus sombre qu'Arrow, plus cool que Supergirl.

Le mois dernier, Netflix annonçait avoir récupéré les droits de diffusion en France de la nouvelle super-série de CW, Black Lightning. Et a priori, c'est un bon coup (de jus) ! Attention spoilers.

Black Lightning : la nouvelle série DC électrise la critique US

Le premier épisode - sorti la semaine dernière aux USA et qui sera diffusé ce mardi sur la plateforme chez nous - nous présente la ville de Freeland. Une cité américaine en proie à de terribles violences, gangrénée par une guerre des gangs sans merci. La police est débordée. La communauté afro-américaine est ciblée. Et face à cette situation qui se détériore de jour en jour, le principal du lycée, Jefferson Pierce, tente de jouer l'apaisement. Il faut dire qu'il y a une dizaine d'années, il était en première ligne, dans la peau de Black Lightning. Mais son combat avec l'affreux Tobias Whale a failli le conduire au cimetière. Alors par amour pour sa femme et ses deux filles, il a choisi de ranger l'armure. Malheureusement, il va être forcé de sortir de sa super-retraite...

Oui, Black Lightning semble être une bonne pioche pour Netflix et ses abonnés. En tout cas, ce pilote est une incontestable réussite. Pas tellement sur la forme, puisqu'elle reste une série de super-héros assez classique. Mais indéniablement, sur le fond, le nouveau show DC a quelque chose en plus. Une conscience politique qui donne tout de suite beaucoup plus d'ampleur à cette énième histoire de vengeur masqué. Parce que Jefferson Pierce n'est pas seulement un super-héros. C'est un guerrier de la justice sociale, qui cite Martin Luther King Jr. entre deux bastons.

DC comics/Warner Bros/CW

La série joue les funambules et marche sur un fil entre gros divertissement et plaidoyer pour la défense des droits civiques des afro-américains. Le rapport ambigu permanent, entretenu par Jefferson avec une police de Freeland nécrosée par le racisme ordinaire, offre notamment quelques scènes chocs impeccablement écrites.

Certes, Black Lightning ne fait pas dans la poésie sibylline et manque d'un peu de subtilité, lorsqu'elle s'attaque à ces problèmes de société qui rongent l'Amérique depuis tellement longtemps. Mais Cress Williams est tellement inspirant, tellement charismatique, et oui, tellement éléctrisant dans la peau du héros fatigué, qu'il donne tout de suite une autre envergure à cette super-série. D'une manière générale, c'est toute la dynamique de la famille Pierce qui est très bien écrite et qui permet d'établir, avant toute chose, un drama familial solide, avant même le show fantastique.

DC comics/Warner Bros/CW

Et c'est parce qu'il a réussi tout ça, en amont, qu'on apprécie d'autant plus les séquences d'action très réussies de Black Lightning. Même si elles ne sont pas hyper-spectaculaires, elles jonglent astucieusement entre visuels sombres et lumineux, pour donner vie aux pouvoirs de Jefferson.

Résultat, la dernière adaptation DC de la CW est plus intelligente que The Flash, plus cool que Supergirl, mais aussi plus sombre qu'Arrow, parce qu'elle n'hésite pas à dépeindre une certaine violence, physique (évidemment), mais aussi sociale et morale. Bref, un éclair de génie dans le monde des super-séries.

Black Lightning - saison 1 de 13 épisodes - dès le 23 janvier 2018 sur Netflix