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Le retour de la famille Bluth n'a pas laissé la même impression à tout le monde.

C'est aujourd'hui qu'Arrested Development fait son grand retour sur Netflix. Cinq ans après une saison 4 qui avait largement déçu, la saison 5 semble prendre le même chemin. Du moins la première partie (en 8 épisodes, la seconde sortira avant la fin de l'année), qui a laissé un sentiment très mitigé aux critiques américains. La presse US est largement divisée.

TVLine attaque d'emblée avec ce titre sans équivoque : "Une saison 5 fatiguée qui sonne comme une énorme erreur". Le journaliste assure pourtant "adorer la famille Bluth, et je les aimerai toujours. Mais peut-être que quatre saisons, c'était suffisant. Peut-être que ce retour est un retour dont nous n'avions pas vraiment besoin. Peut-être - comme Michael l'apprend visiblement à chaque épisode - que vous ne pouvez jamais vraiment rentrer à la maison."

Collider n'a pas aimé non plus et analyse de son côté : "Alors que la famille est généralement mieux ensemble, ils sont la plupart du temps dispersés dans cette saison 5 (avec quelques associations étranges qui ne fonctionnent pas vraiment, comme Lucille et Tobias), et l'accent narratif est complètement porté sur Michael. Et c'est vraiment dommage, parce que les moments de comédie les plus forts viennent des intrigues les plus éloignées de Michael."

Entertainment Weekly est sur la même longeur d'ondes et juge "qu'au bout du compte, on a le sentiment que l'étrange saison 4 a été remplacée par une tentative de fac-similé : le vieux show, recréé. Assez amusant, j'imagine, si vous arrivez à oublier qu'une partie centrale du frisson d'Arrested Development était de savoir comment la série allait réussir à repousser les limites de la comédie à la télévision, chaque semaine".

USA Today est moins sévère. Le quotidien estime que "cette saison est plus rythmée et fait un meilleur usage des gags récurrents. C'est une amélioration considérable par rapport à la saison 4... même si cette cinquième saison n'arrive toujours pas atteindre les sommets des trois premières".

Indiewire dit plus ou moins la même chose : "L'ensemble peut donner le sentiment d'être trop rattaché au passé. Mais même s'il n' y a seulement qu'une demi-douzaine de scènes totalement neuves qui se démarquent - aussi bien écrites, exécutées, et authentiquement drôles, sans se reposer sur de vieux gags - beaucoup de petits moments sonnent juste et la série ne s'emmêle plus les pinceaux."

Le Hollywood Reporter est finalement le plus emballé : "Même au milieu d'une course folle pour rétablir les intrigues, il y a beaucoup de réminiscences très drôles. Heureusement, à partir du troisième épisode, la machine se met en marche très facilement, et profite du fait que le casting est à nouveau réuni, pour des scènes ensemble. Les épisodes 5, 6 et 7 montrent le meilleur d'Arrested Development, allant jusqu'au bout de scénarios improbables et élaborés."

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