Kim Basinger, une icône de 62 ans qui va faire de nouveau fantasmer

Kim Basinger L.A. Confidential

La star rejoint le casting de 50 Nuances plus sombres. Hommage à l'un des plus grands sex-symbols du septième art.

Alors que nous la retrouverons cetet année dans The Nice Guys, dans lequel le fan Shane Black l'a enrôlée aux côtés de Russell Crowe et Ryan Gosling., nous venons d'apprendre que Kim Basinger, l'immense Kim Basinger, allait incarner la "Mrs. Robinson" de Christian Grey dans la suite de 50 NUances de Grey, celle-la même qui lui a tout appris sexuellement.
Qui d'autre que le plus grand sex-symbol du septième art contemporain pouvait incarner cette initiatrice polissonne ?
Personne, naturellement.
Aujourd'hui, on ne pouvait qu'à notre tour, célébrer l'icône absolue, celle des années 80 et 90, qui s'apprête donc à faire fantasmer à nouveau.

Kim Basinger rejoint le casting de 50 Nuances plus sombres

Cette jeune et grande blonde au regard bleu azur et aux bouclettes dorées naît en 1953 et rapidement, c'est devant les objectifs des photographes de mode que l'adolescente s'épanouit. Mannequin dès ses 16 ans, cette danseuse de formation possède en effet un physique exceptionnel qu'elle met au service de centaines de marques dans les années 70, posant pour des dizaines de couvertures de magazines parmi lesquels celles de Vogue, ELLE ou Vanity Fair à plusieurs occasions.

Kim Basinger Vogue

En 1976, à 23 ans, Kim pense avoir fait le tour des shootings et des défilés, et elle troque alors Manhattan (où elle s'est formée à l'art dramatique à la prestigieuse Neighborhood Playhouse durant ces dernières années dans la mode) pour Los Angeles et Hollywood, où elle ne tarde pas à se faire connaître sur le petit écran en enchaînant les rôles dans les séries les plus populaires du moment (Starsky et Hutch, Drôles de Dames, L'homme qui valait trois milliards).

Après des années à tourner pour la télévision et à se faire la main, la carrière de la jolie blonde va connaître un tournant dès 1983, lorsque Irvin Kershner, qui sort du succès de L'Empire contre-attaque, la choisit pour incarner la James Bond girl Domino dans Jamais plus Jamais, une aventure de 007 qui n'est autre qu'un remake d'Opération Tonnerre et qui ne fait pas partie officiellement de la saga James Bond, mais qui signe le retour de Sean Connery dans le smoking de l'agent secret.
Aux côtés du séduisant acteur écossais, du formidable vilain Klaus Maria Brandauer et de la vénéneuse Barbara Carrera, la magnifique et fraîche Kim fait des merveilles et s'offre la couverture de Playboy lors de la promotion du film qui sera l'un des plus grands succès cette année-là.

Kim Basinger Jamais plus Jamais

Les trois années suivantes, Kim Basinger va enchaîner L'homme à femmes avec Burt Reynolds, Le meilleur avec Robert Redford (pour lequel elle sera nommée au Golden Globe du meilleur second rôle en 1985), et Fool for love sous la direction de Robert Altman.

Après ces collaborations prestigieuses, la top model devenue actrice a réussi à faire son trou et elle est dorénavant considérée comme une comédienne à part entière. Elle est désormais prête à devenir une star.
A tout juste 32 ans, la carrière de Kim va en effet connaître une nouvelle évolution, faisant d'elle le fantasme ultime, instantané, l'icône d'une époque, en tournant 9 semaines 1/2.

Kim Basinger 9 semaines 1/2

Si le film très marqué d'Adrian Lyne se voit depuis belle lurette comme un long clip estampillé eighties, tout en ombres chinoises, stores vénitiens, érotisme léché, clichés SM et hits FM, il n'en demeure pas moins que Kim qui se livre et se dévoile comme jamais, offre une performance d'une sensualité folle au côté du sublime Michey Rourke, et devient instantanément un sex-symbol.

Kim Basinger 9 semaines 1/2

La voir se déhancher au son de Joe Cocker reste ainsi l'une des images les plus emblématiques du cinéma de cette époque, au même titre que le vélo passant devant la lune dans E.T. ou Tom Cruise hurlant en moto en suivant le décollage d'un F-16 dans Top Gun.
Mythique.
Un classique.

 

 

Dans la deuxième moitié des années 80, Kim Basinger souhaite se diversifier et varie ainsi les plaisirs, enchaînant avec notamment le polar Sans Pitié (avec Richard Gere), ou les comédies Boire et déboires (avec Bruce Willis) et J'ai épousé une extra-terrestre (avec Dan Aykroyd), avant que Tim Burton ne l'enrôle en 1988 pour l'un de ses plus grands succès : Batman.

Kim Basinger Batman

Aux côtés du Joker Jack Nicholson et de l'homme-chauve-souris Michael Keaton, Kim "profite" du forfait de Sean Young (initialement choisie, elle se brisa la jambe dans un accident juste avant le tournage) pour incarner la photographe Vicky Vale, amoureuse de Bruce Wayne, et fait des merveilles dans ce rôle d'ingénue sexy n'ayant pas froid aux yeux.
Carton planétaire.

 

Par la suite, de nombreuses propositions de rôles sulfureux lui parviennent, mais pour ne pas être cantonnée à l'image de sex-symbol qu'elle essaye de gommer depuis 9 semaines 1/2, Kim décline la plupart des propositions. Elle se mordra cependant les doigts de ne pas avoir accepté Basic Instinct en 1992, un film pour lequel elle était le premier choix du réalisateur Paul Verhoeven pour camper la vénéneuse Catherine Tramell, rôle finalement campée par Sharon Stone qui deviendra par la même une star mondiale.

La même année, alors qu'elle avait donné son accord pour être une femme-tronc, objet du fantasme d'un chirurgien l'ayant amputée de ses membres dans Boxing Helena de Jennifer Lynch, Kim refuse finalement de tourner et doit payer près d'une dizaine de millions de dollars de dédommagements à la production (qui la remplacera par Sherilyn Fenn).
Faillitte personnelle.

Mais son énorme dette sera en partie réglée par Alec Baldwin, jeune star hollywoodienne qu'elle a rencontré au début des années 90 sur le plateau de La Chanteuse et le milliardaire, et pour lequel elle a eu un coup de foudre immédiat.

Le couple se marie en 1993 et donne naissance en 1995 à Ireland, aujourd'hui jeune mannequin en vogue qui marche sur les traces de sa maman.

 

Trois ans après leur rencontre sur un plateau, Kim et Alec, alors l'un des couples les plus célèbres et glamour d'Hollywood, acceptent de jouer à nouveau ensemble et se retrouvent devant la caméra de Roger Donaldson pour Guet-Apens, remake hot du film de Sam Peckinpah qui mettait en scène un autre célèbre couple de cinéma : Steve McQueen et Ali McGraw.

Kim Basinger Guet-Apens

Petit polar sexy mais sans saveur, Guet-Apens vaut surtout pour la présence du couple au tempérament de feu, et le film est d'ailleurs vendu comme une ballade sauvage dans l'intimité des plus célèbres amants du moment.
Une scène de sexe entre eux particulièrement réaliste fera d'ailleurs beaucoup parler lors de la sortie du film en 1994.
Plus de vingt ans après, ce remake d'un classique de 1972 est complètement oublié. 

Kim Basinger Guet-Apens

Au milieu des années 90, la relation entre Kim et Alec commence à battre de l'aile et ne tient plus qu'à un fil. Au même moment, Stanley Kubrick prépare un film sur le couple, le désir et lé fidélité, et souhaite enrôler un duo de stars véritablement mari et femme à la ville pour l'incarner. Le cinéaste jette son dévolu sur les deux acteurs, mais le couple se sépare avant que les discussions ne soient véritablement initiées et Kubrick jettera finalement son dévolu sur Tom Cruise et Nicole Kidman.

Le couple se séparera finalement avec fracas à la fin des années 90 - période durant laquelle Kim enchaînera les fours (comme la sympathique série B Sang chaud pour meurtre de sang-froid, le nanar d'espionnage L'affaire Karen McCoy, et le délire modeux de Robert Altman, Prêt-à-porter) - avant un divorce très médiatisé au début des années 2000, ce qui n'empêchera pas la jolie blonde de se consacrer à la défense de certaines causes qui lui tiennent à cœur : végétarienne, elle militera en effet pour le droit des animaux et posera même en tenue d'Eve pour la PeTA.  

Kim Basinger PeTA

Mais à peine a-t-elle le temps de se remettre de ces échecs successifs qu'est venue, enfin, l'heure de la consacréation.

La véritable consécration, celle qui va la faire entrer encore plus dans la grande histoire hollywoodienne.

C'est en 1997 que Kim Basinger va la connaître.
En incarnant le sosie de Veronika Lake dans le magnifique et très noir L.A. Confidential de Curtis Hanson, adapté de James Ellroy, avec Guy Pearce, Kevin Spacey et Russell Crowe, Kim Basinger atteint des sommets de jeu et de sensualité maîtrisée, et remporte tous les prix de la saison pour son interprétation habitée et flamboyante : Screen Actors Guild Award, Golden Globe et Oscar.

Kim Basinger L.A. Confidential

Après ce triomphe, Kim décide alors de prendre du recul, de prendre du temps pour gérer son divorce et de s'occuper de sa fille, si bien qu'elle met sa carrière entre parenthèse pendant trois ans.

 

Elle revient au début des années 2000, sans faire de vague, avec des longs métrages comme Je rêvais de l'Afrique, L'élue, ou 8 mile, souvent dans des seconds rôles, pour lesquels elle ne retrouvera pas le succès de ses films précédents.
Après une série d'oeuvres indépendantes dont la plupart n'ont pas traversé l'Atlantique, l'icône des années 80 et 90 s'apprête à nous revenir cette année, elle la muse de Shane Black, dans le très attendu The Nice Guys, pour un film qui pourrait clairement monter les marches lors du prochain Festival de Cannes. En attendant de la retrouver donc dans la sute sulfureuse de 50 Nuances, qui dégage soudain un intérêt différent.

Comme quoi, les vraies légendes renaissent toujours.

 

La bande-annonce de The Nice Guys, en salles en mai 2016 :

 

 

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