James Cameron et Suzy Amis Cameron
ABACA

"On se comporte comme Thelma et Louise".

Réalisateur de talent à la filmographie impressionnante (Abyss, Terminator, Titanic, Avatar…), James Cameron est aussi connu depuis longtemps pour son engagement écolo. Une fibre qui transparait clairement dans certains de ses films, mais le guide aussi en dehors des plateaux. Au côté de son épouse, Suzy Amis Cameron, il milite ainsi pour le régime vegan (toute la famille y est passée depuis 2012) afin de limiter les émissions de carbones liées à la production de viande. Aussi, quand Variety le lance sur le sujet, le cinéaste ne manque pas l’occasion de tenter d’éveiller les consciences.

"Les gens doivent se réveiller, putain", lâche Cameron avant de se lancer dans une analogie cinéphile. "On fonce dans la mauvaise direction. J’aime dire qu’on se comporte comme Thelma et Louise. On roule droit vers le canyon à 140 km/h avec la radio à fond et la capote ouverte." Attention spoiler : dans le film de Ridley Scott, ça se termine mal pour les deux femmes incarnées par Susan Sarandon et Geena Davis.

Et pour le réalisateur, une des priorités est donc de revoir notre mode de vie, et notamment notre alimentation. "La nourriture est un levier très important. Le plus important après les transports. On conduit nos Tesla ou nos Prius en pensant qu’on a fait notre part du boulot, mais en réalité on ne fait que soulager notre culpabilité de libéraux. La vraie solution c’est : change ta façon de vivre".

C’est dans cette optique que James Cameron et son épouse ont investi dans la compagnie Verdient Foods, qui travaille au développement d’alternatives végétales aux protéines animales, et soutiennent des organisations environnementales comme Global Green et Oceana. "Ce n’est pas une mode", appuie Suzy Amis Cameron. "Le monde va dans ce sens. Même l’industrie du bœuf ou celle des produits laitiers investissent dans des alternatives végétales. Allez vous acheter un Prius ou une Tesla, mais si vous roulez avec jusqu’au McDonald, ça ne règle pas le problème."