DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR

Il y a déjà six ans que Patrick Swayze nous a quittés...

Il y a six ans, le 14 septembre 2009, Patrick Swayze succombait à un cancer foudroyant, laissant derrière lui une veuve et des millions de fans éplorés.

Retour sur le destin tragique d'une star immensément populaire.

Né le 18 août 1952 à Houston, au Texas, Patrick Swayze grandit au sein d'une famille nombreuse (il a deux frères et deux sœurs) entre un père dessinateur industriel et une mère danseuse et chorégraphe, de laquelle il a hérité son goût pour la scène.

Partagé entre le sport et l'art, il participe à toutes les pièces de théâtre scolaires, pratique la danse et le patin à glace et hésite entre le foot et la gymnastique. Après une blessure au genou, il abandonne l'espoir de faire carrière à la NFL et part à New York pour étudier la danse classique en 1972.

Il devient alors danseur dans une parade Disney : un job qui lui permet d'utiliser son talent pour le show mais qui ne suffit pas à satisfaire son ambition. Après avoir auditionné sans succès pour le rôle de Danny Zuko dans Grease, il décroche son premier rôle au cinéma en 1979 dans Skatetown, U.S.A, enchaîne avec Outsiders de Francis Ford Coppola puis avec la comédie musicale de Sylvester StalloneStaying Alive, dans laquelle il campe un danseur. S'il tient le rôle principal du film de guerre L'Aube Rouge, c'est un autre rôle de danseur qui lui permet d'exploser en 1987 : celui de Johnny Castle dans Dirty Dancing.

La comédie romantique destinée à l’origine à sortir directement en vidéo est un carton international : la carrière de Patrick Swayze est lancée. L’acteur qui a écrit et interprété le tube de la BO "She’s like the wind" incarne un séduisant bad boy au grand cœur et devient le fantasme de toutes les jeunes femmes.

Devenu incontournable à Hollywood, il enchaîne avec une série de films (plus ou moins) cultes des nineties : Road House, Ghost, Point Break, La Cité de la Joie, prouvant qu'il peut être aussi crédible en videur amateur de kung-fu, en fantôme, en braqueur-surfeur décoloré ou en médecin en mission humanitaire dans un bidonville de l'Inde.

Élu "Homme le plus Sexy au monde" par le magazine People en 1991, Patrick Swayze n’a pourtant jamais collectionné les romances sulfureuses qui font les beaux jours des tabloïds. A 18 ans, encore inconnu, il a rencontré celle qui allait devenir sa femme, Lisa Niemi, une adolescente de 15 ans qui prenait des cours de danse avec sa mère. Patrick Swayze l’a épousée en 1975 et ils ont vécu ensemble pendant 34 ans "jusqu’à ce que la mort les sépare", comme le veut la formule consacrée, en 2009.

La vie de l’acteur comblé en amour et adulé par les fans n’a pas été un long fleuve tranquille pour autant. En 1982, suite au décès brutal de son père emporté par une crise cardiaque, Patrick Swayze sombre dans l’alcoolisme. Il cherche le salut dans la spiritualité, s’essaye au bouddhisme, à la scientologie, à la méditation transcendantale et à la psychothérapie. Anéanti par le suicide de sa sœur Vicky, qui a mis fin à ses jours par overdose en 1994, l’acteur décide enfin d’intégrer une cure de désintoxication et de se retirer de la vie médiatique en s’occupant de ses ranches dans le Nouveau-Mexique.

La star a également dû renoncer à l’espoir d’avoir un enfant, suite aux fausses couches à répétition de sa femme.

Il revient timidement au cinéma dans les années 2000 avec des rôles dans Donnie Darko11:14 et Secrets de Famille ainsi qu’un cameo dans Dirty Dancing 2.

En décembre 2007, alors qu’il se trouve sur le tournage de la série The Beast, Patrick Swayze souffre de violentes douleurs à l’estomac. Quelques semaines plus tard, les médecins lui diagnostiquent un cancer du pancréas en phase 4. Alors qu’on ne lui donne qu’entre deux et six mois à vivre, il se bat, épaulé par Lisa Niemi, pendant près de deux ans. Très affaibli, incapable d’assurer la promotion de The Beast – son dernier rôle – l’acteur succombe à sa maladie le 14 septembre 2009, à l'âge de 57 ans. Ses cendres ont été dispersées au-dessus de son ranch mais le public ne l’a pas oublié, comme le prouve le succès de chacune des rediffusions de Dirty Dancing

A lire aussi sur Première