"Si les gens veut un autre j'ai envie" (comprenez je suis partant pour un autre volet de Very Bad Trip) "C'est un héros de moi, il est mec incroyable je l'adore" (à propos de Robert de Niro). Allez, avouons que ces petites phrases avec l'accent américain lancées au 20h de TF1 nous ont donné quelques frissons et l'envie irrémédiable de plonger dans les yeux bleus de l'acteur Bradley Cooper. Oui, la bombe à retardement d'Hollywood, symbole du syndrome du mec de seconde zone dont on ne sait jamais vraiment quoi penser jusqu'au jour où - révélation - on ne pense plus qu'à lui. Trop tard !Bradley Cooper, c'est un peu le mec qu'on loupe dans le couloir et sur lequel on se retourne trop tard. Le type qui nous apprend à vie qu'il faut jeter un oeil sur le gars assis au fond de l'amphi avant la fin de l'année. Parce que, comble du comble, Bradley Cooper a passé six mois dans la même fac que nous, à Aix-en-Provence. Et nombre d'anciennes étudiantes aixoises se sont fait un bad trip et ont trépigné de rage  en entendant lundi matin à la radio, chez Nikos,  Brady évoquer encore une fois ce séjour dans le sud-est de la France, au printemps de l'année 1996. Des statistiques de fréquentation des amphis de la fac d'Aix ou du Resto U depuis lundi pourraient être intéressantes. Quitter la pelouse baignée de soleil du campus pour un petit cours magistral s'avère désormais prometteur et pas si inutile pour l'avenir : l'alias de Cooper est peut-être assis non loin. Mieux, c'est peut-être lui qui va passer le bloc de photocopies. Comme faire ami-ami avec le groupe d'étudiants Erasmus et ne plus rechigner à franchir le cap de la langue et proposer dignement soi-même la super soirée happy hour au pub."C'est la seule raison que j'ai appris la langue", avoue Bradley Cooper à propos des Françaises. Pourtant, lui, il n'était pas la seule raison pour laquelle on regardait la série télé Alias. Brady y incarnait le mec de second rang, le meilleur ami qui ne comprend pas tout à l'histoire, amoureux en secret de Sydney Bristow alias Jennifer Garner, en concurrence avec le beau gosse de la série, Michael Vartan, qui avait conquis à la ville comme à l'écran le coeur de Garner. En somme il était le gars gentil, avec lequel Sydney Bristow a fait la même erreur que nous à la fac.Car Bradley est un diesel. Inconnu en tant que meilleur-ami-gentil-limite-boulet dans Alias à 26 ans, il sort de l'anonymat à 34 ans grâce à une comédie blockbuster (Very Bad Trip donc) et à 36 ans donne la réplique à Robert de Niro relégué en second rôle dans Limitless. C'est ce qui s'appelle être lent au démarrage... pour littéralement exploser par la suite. Avec les filles, c'est pareil, rien de clinquant. Bradley joue dans la seconde cour, s'intéresse tardivement à la question, reste marié moins d'un an et entame une histoire d'amour qui enfle sous le regard d'Hollywood avec une actrice plus âgée, réservée, la Bridget Jones incarnée, Renée Zellweger. De petit-copain sympa et gentil dans un petit couple tranquille, Bradley est passé, avec sa récente rupture, au rang de célibataire le plus convoité du moment. Renée l'avait pas raté, elle.Bradley Cooper en fait c'est le mec qui peut balancer en plein JT de 20h "Je comprends pas" à une question simple de Laurence Ferrari et déclarer avec une touchante admiration "George Clooney est le roi" sans que rien ne vienne entâcher son charme. Un charme accentué par cette fraîcheur du mec de seconde zone pas encore habitué des premiers rangs qui lui sont désormais dédiés.Alexandra Apikian