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"Graffiti - In the Beginning" : aux racines du street art

henry chalfant min one in new lots 1981 ap - copie

JONONE 1992 Poetry of colors 130 x 112 cm

Kel 1st, extra crispy 1984, 125 x 264 cm

Lady Pink 1985 _Dolly_ 180 x 145 cm

Min at City Hall, 1981, 23 x 34 cm - copie

Min One, Old style bubble, 1984, 122 x 231 cm

RAMMELLZEE 1991 Atomic note 101 x 81 cm

Revolt 1984, Revolt train 42 x 32 cm

SHARP 1992 solice of desperation 130 x 160 cm

ZEPHYR 1984 Saints and sinners 38 x 34 cm

BILL BLAST 1983 Time warp 86 x 230cm

BLADE 1984 cosmic forces 91 x 233 cm

CRASH 1989 Serigraphie Pow girl on 99 103 x 80 cm

CRASH 1990 after R before dawn 122 x 122 cm

DAZE 1988 Dream of Medusa 130 x 130 cm

DONDI 1982 United States of graffiti 150 x 230 cm

FUTURA 1990 Probable Cause 137 x 137 cm

Henry Chalfant 1982 K slay and crew photo argentique 17 x 25 cm

L’exposition "Graffiti – In the Beginning" témoigne des premières heures du street art à New York. Présentation de l’évènement avec Jérome Catz, grand manitou de la galerie Spacejunk.Toutes les œuvres présentées dans le cadre de "Graffiti – In the Beginning" proviennent du fonds de la Fondation Speerstra – dirigée par Willem Speerstra un véritable spécialiste et passionné du graffiti – et sont exposées en France pour la première fois. "Il y a énormément de gens qui se déplacent et ils ont conscience – pour ceux qui viennent et connaissent le monde du graffiti – d’avoir en face des yeux des pièces historiques", détaille Jérome Catz. Les toiles exposées ont été peintes par les artistes urbains américains qui participèrent aux  premières expositions d’art urbain dans des galeries.Ils sont passés des murs à la toile "très facilement parce qu’aux USA ils [les artistes] sont complètement décomplexés par rapport au fait de vendre : ce n’est pas un problème. Ces jeunes gens ne s’imaginaient pas qu’ils seraient un jour présentés comme des artistes par les galeristes. Ils étaient flattés et enchantés car c’est une forme de reconnaissance. Ces gamins des quartiers les plus pauvres faisaient cela de manière passionnelle sans rien attendre. Les toiles  qu’ils ont graffées ressemblent à ce qu’il y avait sur les murs. Elles sont immenses et c’est très intéressant car nous sommes sur des œuvres d’époque".Et Jérome d’enfoncer la bombe de peinture aérosol : "C’est exactement comme si nous avions pris des bouts de murs ou de trains et que nous les avions mis là", dans les espaces Spacejunk. Parmi les artistes présentés (une grosse quinzaine dont Futura, Lady Pink, Crash), Catz voue une certaine admiration pour Dondi White. "C’est quelqu’un qui a une histoire incroyable : homo, black, cultivé, il travaillait pour le gouvernement américain et il engageait vraiment le steak quand il graffait car de par sa position sociale, sa profession, s’il se faisait choper, il perdait son métier". Dondi, décédé à la fin des années 90, possède un style bien à lui, vraiment reconnaissable, épuré et très fort comme le rappelle Jérome Catz.L’exposition "Graffiti – In the Beginning" va circuler dans les mois à venir dans les différents centres artistiques Spacejunk. Le réseau de centres d’art rhônalpin (et pas que) créé en 2003 souffle ses dix bougies, mais affiche une santé économique fragile. "Le plus important est d’arriver à continuer ce que nous faisons, avoir l’oreille du ministère de la Culture, faut qu’il se réveille. La situation s’est améliorée [ndlr, à Bayonne]. On peut continuer. A Grenoble aussi, et à Lyon nous tenons jusqu’au 31 décembre. Faut maintenant imaginer l’année 2014 avec les partenaires politiques.""Il y a un vrai besoin du ministère de la Culture pour pérenniser le réseau qui est basé sur un modèle d’économie hyper sobre mais cela reste de l’économie gratuite : nous sommes là pour faire découvrir et éduquer le public", poursuit Catz. Le message est passé et en attendant, pour réviser ses classiques en matière de street art, c’est du côté de chez Spacejunk que cela se passe. Guillaume RocheExposition encore visible à Lyon jusqu’au 2 novembre et à Grenoble du 13 novembre au 11 janvier 2014.Jérome Catz est aussi l’auteur du livre Street art mode d’emploi, publié chez Flammarion