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Vendredi, 22 h, Christophe Dechavanne est en direct sur TF1 pour “Les 100 plus grands délires”, quand soudain, un inconnu intervient, saisit l’animateur au col et crée le scandale. Comment, en 2010, après 60 ans de direct en France, peut-on encore avoir droit à des scènes comme celles-ci ? C’est vrai, les “prises d’otages” en direct sont courantes, et ce depuis de nombreuses années. Rien que pour l’année 2009, on peut en dénombrer une demi-dizaine : Yves Calvi et ses “Mots croisés” en mai dernier, Sandrine Quetier et Julien Arnaud dans “10h le mag” en juin, Morandini sur Direct 8 à la même époque, ou encore en live hors plateau sur BFM l’été dernier. C’est toujours le même scénario : un direct, un intrus, un message jamais très clair, puis un buzz.A l’époque, Drucker avait été interrompu en plein Sidaction par une animatrice guadeloupéenne de RFO. La scène dure deux minutes. L’animatrice y revendique le stade avancé de contamination dans les Dom-Tom, d’où l’importance de faire un don à Sidaction. A l’époque, cette séquence fait scandale. Peu après, on parle de coup médiatique, voire de “sketch scénarisé”.La question que je me pose, est, face à un problème existant depuis des décennies, pourquoi aucune mesure de sécurité n’est prise ?En regardant la vidéo, on s’aperçoit que durant l’interruption, personne ne bouge. La scène dure 35 secondes, 35 longues secondes pour Dechavanne, le public totalement ébahi ainsi que le téléspectateur. Aucune sécurité n’intervient. Je vous rappelle que nous sommes en prime time sur TF1. L’agresseur secoue Dechavanne durant une moitié de minute, et s’en va comme si de rien n’était, après avoir délivré son message. Et s’il avait été armé ? Et si la tournure de l’événement avait été encore plus négative ? Pourquoi, durant la scène, les caméras ne se sont-elles pas coupées ? Dans toutes ces interrogations, je me demande finalement si les chaînes de télé ne seraient pas, sur certains points, totalement à la ramasse.Je ne suis absolument pas partisan de la théorie du complot, mais sur ce coup là, c’est soit de l’incompétence, soit une scène “prévue” qu’on veut bien laisser voir. Dans les deux cas, TF1 mérite un carton.