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Joyeux anniversaire, Sly.

A Première, Sylvester Stallone est l'un de nos héros les plus incontestables. Et Sly fête ses 70 ans aujourd'hui. On a essayé de réduire sa carrière à 7 moments légendaires qui nous font rêver à leur simple évocation. Ca a été dur de ne retenir que ça (Attention, quelques spoilers sont à prévoir).

Les marches de Rocky (1976)

En haut des marches qui mènent au Musée de Philadelphie se dresse la statue de Rocky Balboa, et les marches sont appelées les "Rocky Steps". En référence à la scène où Stallone les gravit en courant au son de "Gonna Fly Now". Ce moment où l'outsider se dresse devant la ville et lève les poings pour devenir un symbole éternel de la victoire des humbles. Moment parodié, moqué, recopié. Légendaire.

Le carnage de Rambo 2 : La Mission (1985)

Après le (déjà) crépusculaire Rambo (1982) Stallone passe définitivement dans les flammes des films d'action 80s avec sa suite. Qui vire complètement de bord. Dans le premier film Rambo revenait hanter son pays. Ici il venge la défaite du Viet-Nam, torse nu, armé d'une mitrailleuse lourde, incarnant une Amérique qui veut toujours gagner à la fin. Stallone devient ici sa propre parodie, avant de la cramer totalement dans un Rambo 3 en forme d'apothéose. Deux mois après la sortie du film, Reagan interrogé en conférence de presse sur les prises d'otages, disait : "après avoir vu le dernier Rambo, on saura comment faire la prochaine fois". Il n'a pas dit ça après le premier...

La bannière étoilée de Rocky 4 (1985)

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C'est l'affiche du film et c'est bien légitime : en s'enveloppant de la star-spangled banner, Stallone veut transfigurer Rocky Balboa. Le transformer en une idée plus puissante que celle d'un italo-américain devenu champion de boxe. Le transformer en l'Amérique elle-même.

Les insultes de Demolition Man (1992)

Dans l'oppostion artistique entre Schwarzenegger et Stallone, on a toujours fait clasher le businessman malin (Arnold) et l'intello (Stallone). Mais Stallone a aussi fait son Last Action Hero : Demolition Man, unique film d'un pubard (Marco Brambilla) et actioner hyper efficace bourré de répliques cultes. Un super-flic et un super-tueur ravagent un futur dystopique où tout contact physique est prohibé, où Pizza Hut est un restau de luxe et la moindre insulte à voix haute est punie d'une amende. Stallone rigole avec son image de gros bourrin et se torche avec les prunes pour sa vulgarité.

L'uniforme de Copland (1997)

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Comme conscient d'être dans sa mauvaise période, entre Daylight et Compte à rebours mortel, Sly en profite pour créer un vrai personnage. Un shérif au nez pété, sonotone à l'oreille, sur la pente du surpoids dans son uniforme fripé dans un grand polar méta et intelligent. L'un des grands moments de sa filmo 90s, l'un de ceux passés le plus inaperçus aussi.

Les derniers plans de John Rambo (2008)

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L'image qui contient et explique toute la filmo de Sly ?Après une dernière mission sanglante comme jamais, John Rambo retrouve enfin le chemin de la maison familiale au milieu du Midwest et la promesse de la paix. Stallone dit adieu à son icône pour la laisser rejoindre le pays des légendes. Vraie ou pas (le fondu enchaîné qui l'ouvre sème le doute), une séquence belle à pleurer.

Le plan final de Creed : L'Héritage de Rocky Balboa (2015)

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Balboa et Creed montent les Rocky Steps. L'ex-champion fatigué et le fils de son plus grand adversaire. Le passage de flambeau, le moment où une dynastie est face à l'épreuve de la transmission, où Rockey retrouve enfin le fils qu'il a perdu Le genre de moment où l'on gagne un Oscar. Ou bien -en accord avec la philosophie de l'underdog prônée par l'oeuvre stallonienne- on le rate.