DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR
DR

Spielberg & Abrams : enfants des années 80 ?

E.T. de Steven Spielberg (1982)

A <em>Steven Spielberg</em> d'ouvrir les hostilités et devenir l'instigateur du nouveau héros des années 80 : l'enfant. Avec <em>E.T. l'Extraterrestre</em> et son alien déplacé en quête de la terre mère, le réalisateur déjà glorifié par <em>Rencontres du troisième type</em> réalise son fantasme. Le jeune homme qui rêvait de cinéma invente un personnage à la hauteur de ses souvenirs, et lui fabrique un grand film de science fiction mélodramatique. Il installe au passage une nouvelle vision de l'Amérique, avec ses zones pavillonnaires paisibles et familiales où l'incroyable peut surgir. Le succès sera celui qu'on connaît, et toute la décennie ne s'en remettra pas.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

WarGames de John Badham (1983)

Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

L'aube rouge de John Millius (1984)

Les années 80 sont une période étrange. Ce moment où la pop culture s'est accouplée avec un entertainement plus radicalement commerçant, cherchant à exploiter de manière plus cynique et structurée la jeunesse. Parmi les films aberrants de l'époque, on a une certaine affection pour L'aube rouge. Réalisé par John "Conan" Millius, ce teenage movie s'empare alors de la nouvelle guerre froide de l'ère Reagan, pour imaginer comment une bande d'adolescents rentre en lutte armée contre les Soviétiques envahissant l'Amérique. Dans les années 80, la jeunesse est décidément le nouveau héros du cinéma. Le sauveur possible de tout un pays.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Les Goonies de Richard Donner (1985)

1985 fut l'année la plus excitante de la décennie. Pour les kids des années 80, le cinéma américain construit alors une mythologie avec laquelle se construire. Il invente des personnages qui nous ressemblent. Des compagnons à la mesure de ceux que <em>J.J. Abrams</em> réunit aujourd'hui dans Super 8. Film inoubliable de l'époque, <em>Les Goonies</em> est resté avant tout pour ça : créer un espace cinématographique pour la jeunesse, faire d'elle le héros probable d'un film d'aventure sans quitter complètement son environnement, mais en le faisant basculer. Cette production Spielberg, malgré ses défauts, restera un souvenir inaltérable.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Explorers de Joe Dante (1985)

En 1984, Steven Spielberg produisait <em>Gremlins</em>, mythique film de son complice Joe Dante, avec une fois encore un teenager. Un an plus tard, <em>Joe Dante</em> embarque les jeunes <em>River Phoenix</em> et <em>Ethan Hawke</em> pour l'autre grand film de science-fiction des années 80 marchant sur les pas d'E.T : <em>Explorers</em>. Beau film, inachevé (au sens ou pas comme l'espérait son cinéaste poussé par les sutdios), Explorers filme un rêve d'enfant à travers l'histoire de 3 gamins construisant un vaisseau spatial. Comme Spielberg, Dante s'empare du genre afin de bâtir le nouveau personnage d'une époque. Pour les kids d'alors, Explorers est inésespéré. Il faire croire en un cinéma dont nous pourrions être les héros. Il fait du geek en culottes courtes le présent et le futur d'Hollywood.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Vampire vous avez dit vampire de Tom Holland (1985)

Le teenager, comme l'enfant, a été mis à toutes les sauces durant les années 80. Il faut comprendre que s'il existait déjà, au cinéma, depuis les 50's, le virage spielbergien a changé la donne en le positivant comme jamais. Plus encore, il a permis à l'adolescent d'être le héros de tous les genres possibles (ce que Spielberg perpétuera aujourd'hui avec les films de <em>D.J. Caruso</em> qu'il produit, comme <em>Paranoiak</em>). Ainsi du génial Vampire vous avez dit vampire qui, revisitant avec succès la mythologie vampirique, passe aussi par le cinéma et la télévision, afin d'ancrer à la fois le film dans un rapport aux images et son époque. La génération Spielberg a inventé plus qu'un personnage, mais une manière de dialoguer avec le cinéma.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

D.A.R.Y.L de Simon Wincer (1985)

La grandeur des années 80 réside dans leur faculté à avoir su produire l'idée que les choses avec lesquelles nous vivions, enfants ou adolescents, avait également une réalité dans le cinéma américain. Notre imaginaire s'est ainsi construit avec l'image d'une Amérique cinématographique pas si éloignée de nos banlieues résidentielles. Entretenant au passage ce rêve de passer un jour nous aussi derrière la caméra, pour inventer depuis chez nous, comme le suggèrent aujourd'hui Spielberg et Abrams, des histoires extraordinaires. <em>D.A.R.Y.L.</em>, ou les aventures d'un enfant cyborg échappé de son laboratoire, c'est un peu ça. Un corps banal, dans un milieu a priori quelconque, mais faisant bifurquer la réalité vers la science fiction.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Le Secret de la pyramide de Barry Levinson (1985)

Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Retour vers le futur de Robert Zemeckis (1985)

S'il ne devait en rester qu'un, ce serait certainement Retour vers le futur. Plus que toutes autres productions Amblin, cette rencontre entre Spielberg et <em>Robert Zemeckis</em> est un emblème de son époque. On ne présente plus le film. Mais ce qu'il en reste aujourd'hui quand on pense à Super 8, et lorsqu'on regarde ce teaser incroyable, c'est sa dimension pop. Sa capacité à se glisser instantanément dans un genre et le réactualiser. Le sublimant avec les images de la modernité et un personnage typique, jeune teenager des années 80. Zemeckis et Spielberg sont alors mieux que dans l'air du temps, ils le fabriquent. A la fois pile dans les 80's et avec la mémoire des 50's. Super 8 est un peu ça, un film entre deux époques, de retour vers le futur.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

L'invasion vient de mars de Tobe Hooper (1986)

Quand sort E.T., en 1982, <em>Tobe Hopper</em> sort lui <em>Poltergeist</em>, produit et écrit par Spielberg. Ce sera leur dernière collaboration. Les rumeurs diront que Hopper s'est fait évincer par Spielberg, autrement dit dépossédé de son film ; le cinéaste dira avoir seulement respecté son contrat et filmer le story board. Quoiqu'il en soit, quatre ans plus tard, Hopper revient marcher sur les pas de Spielberg avec un remake de L'invasion vient de Mars. A l'affiche, typique (dans le style d'E.T et Explorers, avec son ciel nocturne parsemé d'étoiles), on comprend qu'Hooper veut lui aussi ressusciter cette série B qui comme Spielberg l'a bercée enfant. Son héros devient donc un jeune garçon fan d'astronomie sauvant sa paisible bourgade d'une invasion extra-terrestre.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

Stand by me de Rob Reiner (1986)

Adaptation d'une nouvelle atypique dans l'oeuvre de <em>Stephen King</em>, <em>Stand By Me</em> compte parmi ces films emblématiques des années 80 pour toute une génération (Abrams va jusqu'à le citer en référence pour <em>Super 8</em>). Avec cette histoire d'une balade entre copains partant voir le corps mort d'un garçon disparu, <em>Rob Reiner</em> filme avec une sensibilité incroyable la figure du jeune adolescent. Dans ses jeux, son langage, ses liens d'amitié et sa découverte de la vie. Mais là où le film fait encore le pont malgré lui avec Spielberg, c'est par son période, les 50's, éternel horizon de sa génération, époque de son enfance et d'innocence vers où le début de son oeuvre regardera toujours.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

L'empire du soleil de Steven Spielberg (1987)

Il manquait à Spielberg le grand film sérieux, historique, pour imposer la figure de l'enfant dans le nouveau cinéma américain des années 80. Ce film sera L'empire du soleil, une adaptation du romancier J.G Ballard que <em>David Lean</em> devait tourner à l'origine (et Spielberg produire). Ce regard sur la guerre, par les yeux d'un jeune adolescent britannique, fait prisonnier par l'armée japonaise en Chine en 1941, sera une manièe de faire tenir ensemble la fin de l'innocence avec celle du monde (Hiroshima et Nagasaki). On comprend alors mieux pourquoi Spielberg ira jusqu'à adapter Peter Pan avec Hook. L'enfant est sa grande obsession. Le cinéaste l'avouera encore récemment, peu de temps après la sortie de <em>Super 8</em> : il lui a pris du temps pour grandir.Voir aussi : les films qui ont changé le cinéma

De Steven Spielberg avec E.T à J.J. Abrams et Super 8, un lien. Non pas l'extra-terrestre, mais d'abord l'enfant ou adolescent, héros d'un cinéma américain que Spielberg a façonné selon ses obsessions durant les années 80. Avec ses productions Amblin comme Les Goonies, Le secret de la pyramide ou Retour vers le futur ; par des films mythiques comme WarGames ou Explorers, Spielberg et associés ont créé un nouveau personnage qui n'a cessé d'aller d'un genre à l'autre. Ils ont formé une mythologie pour toute une génération que désormais Abrams entend perpétuer. La preuve en douze extraits