De rouille et d'os : "Le film est mieux que mon recueil de nouvelles dont il est adapté !"

De Rouille et d'os

Ce drame de Jacques Audiard sera diffusé ce soir sur France 4.

Profitant de l'ouverture du festival de Cannes 2017, Arte consacrera sa soirée au président du jury Pedro Almodovar, pendant que France 4 proposera deux drames qui ont marqué récemment l'histoire du festival : De Rouille et d'os, de Jacques Audiard, puis La Chasse, de Thomas Vinterberg. Ca tombe bien, Marion Cotillard était incroyable face à Matthias Schoenarts, et elle ouvrira les festivités de cette 70e édition avec Les Fantômes d'Ismaël, d'Arnaud Desplechin, où elle est encore très juste.

Les Fantômes d’Ismaël : Desplechin se dédouble

En 2012, Première avait rencontré l'auteur des nouvelles qui avaient inspiré De Rouille et d'os, Craig Davidson, et il ne tarissait pas d'éloges envers le travail d'Audiard et de son équipe. Flashback.

PREMIÈRE : Vous avez vu le film d’Audiard ?
CRAIG DAVIDSON : J’ai adoré ! C’est l’un de ses meilleurs.

Vous dites ça parce qu’il s’inspire de votre travail ?
Pas du tout. De rouille et d’os est bien mieux que mes nouvelles ! (Rire) En plus, Audiard et Bidegain ont pris beaucoup de libertés avec ce que j’avais écrit, en transformant le personnage principal en femme ou en imaginant la rencontre entre le boxeur et la dresseuse d’orques.

De Rouille et d'os laisse le spectateur vidé, sonné, exsangue. K.-O. debout.

Vous l’avez mal vécu ?
Au contraire. Je ne suis pas de ces auteurs qui pensent que leur livre est sacré. J’avais 20 ans quand j’ai écrit ce recueil. Une première tentative littéraire, loin d’être parfaite… J’ai adoré le parti pris de Jacques, sa volonté d’en faire un mélo très noir, très social.

Un goût de rouille et d’os montrait un univers viril qui a été comparé à celui de Chuck Palahniuk, l’auteur de Fight Club, alors que le film est submergé par la très féminine sensualité d’Audiard...
C’est ça qui est beau. Encore une fois, j’étais jeune à l’époque d’Un goût…, d’où ce côté un peu macho, très rentre-dedans. Depuis, j’ai changé. J’ai eu un bébé, ma visiondu corps, de la société a été complètement bouleversée. Je n’écris plus du tout de la même manière… Quand je pense au film, je suis presque jaloux de la sensibilité qui s’en dégage. J’aime ses touches de sensualité, ses moments de douceur. C’est ce qui me fait penser que je partage une certaine vision du monde avec Jacques Audiard.

C’est-à-dire ?
L’idée que le monde est un endroit dur, qui ne fait pas de quartier, mais que certaines personnes qui s’y débattent recherchent la grâce et la possibilité d’une rédemption.

Vous n’étiez pas à Cannes pour la présentation officielle du film. Avez-vous finalement rencontré l’équipe au festival de Toronto ?
Oui, c’était amusant, ils étaient tous anxieux à l’idée de connaître ma réaction. Même Marion Cotillard est venue me demander : « Alors, vous avez aimé ? » J’avais envie de lui répondre : « T’es une actrice oscarisée, t’as bossé avec Michael Mann et Ridley Scott… Tu te fous un peu de mon avis, non ? » C’était vraiment sympa !

Interview de Gael Golhen

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Bande-annonce du film :

 

 

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