VIDEOS - Peter Falk : le meilleur de ses films

24/06/2011 - 22h50
  • 4
  • Peter Falk n'était pas que Columbo

    Parce qu'il n'était pas réductible à un imper et une 403 (Columbo donc), Premiere.fr revient sur les rôles marquants de Peter Falk.

    Peter Falk s'est éteint et aujourd'hui, les fans du lieutenant Columbo sont en deuil. Mais si quantitativement, depuis 40 ans, Falk-Columbo était devenu un héros mondial, cette gloire sans équivalent, cette exceptionnelle longévité aura fait oublier que Falk avait aussi été un extraordinaire acteur de cinéma. John Cassavetes lui a donné ses meilleurs rôles. Franck Capra et Blake Edwards lui ont appris la comédie. Et on rappellera également que c'est un jeunot prénommé Steven Spielberg qui le mettait en scène dans le premier épisode de la série. Dans la mémoire collective, cet acteur génial qui pouvait jouer les salauds, les anges déchus ou les tendres grands-pères aura été étouffé par son imper et sa 403. Il n'est peut-être pas trop tard pour rendre un dernier hommage à la star de cinéma.

  • La Grande course autour du monde

    Dans ce film sous-estimé du génial Blake Edwards, Peter Falk s'affirme déjà comme un génie de la comédie. Sa voix éraillée, graveleuse, cette façon de balancer les bras et cette tête qui dodeline sont déjà les atouts d'un comédien exceptionnel qui ne se laisse jamais écraser par Jack Lemmon (impérial dans le rôle de Fatalitas). Falk joue le rôle de l'assistant débile, et compose un personnage irrésistible, updatant le cliché du valet de la comédie italienne avec une maestria hallucinante.

  • Milliardaire pour un jour

    Dernier film de Franck Capra, Milliardaire pour un jour est une comédie vacharde et un mélo acéré et coloré. Peut-être pas le chef d'oeuvre de Capra, mais une comédie salement passée à la trappe. Le cinéaste l'imputait à ses rapports tendus avec Glenn Ford (star, mais surtout coproducteur tyrannique du film). Falk n'a qu'un second rôle (le second du héros/gangster), mais ses grimaces, son sens aigu de la comédie et du timing lui vaudront les félicitations du vieux maitre. Dans son autobio, Franck Capra notait : "La production de ce film fut un cauchemar...  excepté Peter Falk. Ce fut ma joie, ma bouée de sauvetage. Faire découvrir à ce remarquable comédien les techniques de la comédie me faisaient oublier les souffrances, les coup de sang et les folies de Glenn Ford. Merci Peter Falk". On ne peut rêver mieux sur un CV.

    On remarquera le manteau fripé, le cigare éteint qui annonce déjà Columbo...

  • Les Intouchables

    Bis italien injustement oublié, Les Intouchables (signé Giuliano Montaldo à qui l'on doit le formidable film de casse Grand Slam) est une rareté qui rassemble Britt Ekland, John Cassavetes, Gena Rowland et Peter Falk. Dans le rôle d'un mafieux peu scrupuleux et prêt à tout pour faire tomber un propriétaire de Casino, Falk est absolument génial (et Cassavetes en gangster chatouilleux de la gâchette est pas mal non plus). Le duo qu'il forme avec Cassavetes atteint ici une intensité incandescente... 

  • Husbands

    Pour Peter Falk, les années 70 se placent sous le signe de John Cassavetes. Premier film ensemble et premier chef d'oeuvre, Husbands. Tout est là, en place : les sentiments, la solitude, l'amitié. Et ce refus de la construction, cette dilatation de l'instant, de la scène, du dilaogue. Et surtout cette liberté laissée aux acteurs. Dont Falk profite pour se réinventer. Comme il le confiait à Libération il y a quelques années : "Pour jouer sous sa direction, il fallait d'abord parvenir à oublier tout ce que je savais, tous mes points de repère quand j'arrivais sur un tournage. (...) Ca ne l'intéressait pas. Il y avait alors un combat qui s'engageait entre mes automatismes d'acteur et ce qu'il voulait, lui. Il a créé le jeu spontané, le comportement spontané en jouant sur les nuances, il m'a fait découvrir toute une palette d'embarras, une immense variété de timidités, d'ennuis. Ca m'a fait du bien de le rencontrer, je commençais à devenir un acteur cynique". Cette rencontre le transforma en acteur génial.

    Devenu le jumeau de Cassavetes, Peter Falk enchainera Une Femme sous influences, Opening Night et Big trouble avec son cinéaste fétiche.

  • Mickey and Nicky

    Nicky, petit truand interprété par John Cassavetes, tente d'échapper au tueur qu’un chef mafieux a chargé de l’éliminer. Il fait appel à Mikey (Peter Falk), un autre truand avec qui il est ami d’enfance... Troisième film atypique de Elaine May, ce petit polar métaphysique est sous l'influence directe de Cassavetes : refus de l'artifice, réalisme et impros à tous les niveaux. On ne s'étonnera pas de retrouver Big John et son pote Peter Falk dans les rôles principaux. Cette scène - la plus célèbre du film - montre à quel point leur vie et le jeu, à cette époque là, se confondait en un tout déroutant et très émouvant...

  • Un Chateau en enfer

    Changement de registre dans Un Chateau en enfer. Après avoir fait explosé les coutures du film d'espionnage (avec Les 3 jours du Condor), Sidney Pollack s'attaque au film de guerre. Un Chateau en enfer déconstruit donc le film de commandos (on sent que Pollack a vu les 12 salopards et La Neuvième configuration) et sombre progressivement dans la folie pure et le mélo insensé. Falk n'a qu'un second rôle (celui d'un soldat américain qui seconde Burt Lancaster), mais il électrise l'une des plus belles scènes du film. Celle où un bataillon d'objecteur de conscience commence à foutre le bordel dans le village...  "Let the people of the city sleep"

  • Princess Bride

    Après les 70's, Cassavetes revient au théâtre et laisse du coup Peter Falk à poil. Mais le comédien renfile vite l'imper de Columbo... Ses apparitions au cinéma sont donc plus rares et du coup moins mémorables. Mais en 87, il campe le grand-père narrateur de Princess Bride et rappelle à toute une nouvelle génération qu'il y a une vie sans 403.  

  • Les ailes du désir

    Deux anges en pardessus contemplent Berlin. Ils demeurent invisibles aux humains. Mais ils voient et entendent tout. Las de son existence d'immortel bienheureux, l'un des anges tombe amoureux d'une trapéziste...

    Lettre d'amour à sa ville de Berlin et à sa compagne, film-poème sur l'enfance, la mémoire, le malheur et l'espoir, Les Ailes du désir de Wim Wenders est aussi une oeuvre bouleversante sur le cinéma. Comme le rappelle la sous-intrigue autour d'une star de cinéma (Peter Falk vieillissant et génial) venue tourner un film sur les nazis. La beauté et la force du personnage c'est que Peter Falk (qui joue son propre rôle) incarne en fait un ange qui a choisi de redevenir humain et a abdiqué ses privilèges pour connaitre le gout et la saveur du monde...Comme dans cette scène (l'une des plus belles), où toute le lyrisme, la poésie et la fraternité de Wenders et Handke affleurent (ahhhh, "le companero" final en 2'25)  

Parce qu'il n'était pas réductible à un imper et une 403 (Columbo donc), Premiere.fr revient sur les rôles marquants de Peter Falk.

Peter Falk s'est éteint et aujourd'hui, les fans du lieutenant Columbo sont en deuil. Mais si quantitativement, depuis 40 ans, Falk-Columbo était devenu un héros mondial, cette gloire sans équivalent, cette exceptionnelle longévité aura fait oublier que Falk avait aussi été un extraordinaire acteur de cinéma. John Cassavetes lui a donné ses meilleurs rôles. Franck Capra et Blake Edwards lui ont appris la comédie. Et on rappellera également que c'est un jeunot prénommé Steven Spielberg qui le mettait en scène dans le premier épisode de la série. Dans la mémoire collective, cet acteur génial qui pouvait jouer les salauds, les anges déchus ou les tendres grands-pères aura été étouffé par son imper et sa 403. Il n'est peut-être pas trop tard pour rendre un dernier hommage à la star de cinéma.

En savoir plus
Les Ailes Du Désir
Husbands
  • La fiche film de Husbands
  • OK
Affiche Un chateau en enfer
Un chateau en enfer
  • La fiche film de Un chateau en enfer
  • OK
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
Je suis d' accord qu' oublier "Un cadavre au dessert" est bien dommage puisque le film est une excellente comédie. Pour ma part, je rajouterais "Têtes vides cherchent coffres pleins" et "Du sourire aux larmes" qui sont 2 films sympathiques.
  • 0
  • 0
tcroq | le 25/06/2011 à 10h31 | Signaler un abus
Votre réponse...
Merci pour cet hommage car l'homme est de toute évidence au cinéma ultra-présent
  • 0
  • 0
Anonyme | le 25/06/2011 à 02h01 | Signaler un abus
Votre réponse...
Ne pas citer son rôle de privé américain cliché avec l'accent dans "un cadavre au dessert" c'est ... criminel :)
  • 0
  • 0
Anonyme | le 25/06/2011 à 01h37 | Signaler un abus
Votre réponse...
Et Une femme sous influence de Cassavetes? Sinon Columbo nous a quitté et quelle tristesse.
  • 0
  • 0
Anonyme | le 25/06/2011 à 00h32 | Signaler un abus
Votre réponse...
Cannes live !
  • VIDEOS - Le Best Of de Cannes 2012 en 120 secondes Cannes 2012 en 120 secondes 26/05/2012 - 21h27
  • La Chasse, Les Bêtes du Sud Sauvage, Dans la Brume et Rengaine déjà récompensés à Cannes Déjà des prix à Cannes 26/05/2012 - 19h11
  • VIDEO - Kyan Khojandi, la bonne surprise Mud, Gunther Love, mannequin nue et massage dans Cannes I Come Stars surprises dans Cannes I Come 26/05/2012 - 18h39
  • Christa Theret, négligée 26/05/2012 - 16h14 2
  • PHOTOS - Les scènes de cul les plus marquantes du festival de Cannes 2012 Les scènes de sexe à Cannes 26/05/2012 - 15h23
> Tout le Festival de Cannes