VIDEOS - Paranormal Activity 2 : les 10 faux documentaires les plus flippants
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Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato (1980)
Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato (1980)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Une bande de reporters s’enfonce dans la jungle d’Amérique du Sud et y disparaît. On retrouve bien plus tard leurs bobines de film, et il s’avère que les audacieux journalistes sont tombés sur une tribu cannibale et ont participé à leurs rituels orgiaques. Et on voit tout à l’écran. Bon appétit.
Pourquoi ça fait peur : Parce que le film joue sur le fantasme cool à l’écran de la tribu paumée qui bouffe les explorateurs blancs (dénonciation du colonialisme ou racisme primaire, c’est selon). Parce que la pelloche est bien granuleuse (ça fait crédible) et que le boucher du coin a dû faire fortune pour les effets spéciaux.
Est-ce que le public a eu peur ? Peur, pas vraiment. Mais bien dégoûté, certainement, à tel point que Cannibal Holocaust (qui est une sorte de spin off du Dernier Monde Cannibale signé en 1977 du même Deodato) est devenu culte, entouré de rumeurs de snuff.
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Le Projet Blair Witch de Daniel Minick et Eduardo Sanchez (1999)
Le Projet Blair Witch de Daniel Minick et Eduardo Sanchez (1999)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Trois jeunes cinéastes passent un week-end dans un bled paumé afin de tourner un documentaire sur les légendes de sorcellerie locales. Ils finissent par disparaître dans les bois. Un an plus tard, on retrouve leur film.
Pourquoi ça fait peur : Parce qu’on ne voit rien ou presque à l’écran, sinon le flip de se retrouver tout seul dans une tente dans un bois la nuit, à faire dans son duvet au moindre renard qui pète dans la nuit.
Est-ce que le public a eu peur ? Grosses trouilles pour le public de l’époque, à tel point que le film fut pendant une décennie la pelloche la plus rentable de tous les temps (20 000 dollars de budget, 200 millions de recettes mondiales). Record qui fut volé en 2009 par… Paranormal Activity.
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Rec de Paco Plaza et Jaume Balaguero (2007)
Rec de Paco Plaza et Jaume Balaguero (2007)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Angela et son cameraman tournent un reportage style TF1 chez la brigade de nuit des pompiers barcelonais. Appel d’urgence : une agression dans un immeuble. Très banal, sauf que l’agresseur est une vieille dame zombie. Et ça, c’est pas banal.
Pourquoi ça fait peur : Parce que les deux réalisateurs tirent bien parti du principe de found footage : tout se déroule dans l’immeuble, avec des gros moments de tension et des moments plus graphiques.
Est-ce que le public a eu peur ? En Espagne, ça a cartonné, à tel point qu’ils ont fait Rec 2. Ailleurs, moins. Aux Etats-Unis, ils ont tellement eu peur qu’ils ont mis moins d’un an pour mettre en boîte un remake inutile et raté, En quarantaine (2008), dont le flop fut plus discret.
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Rec 2 de Paco Plaza et Jaume Balaguero (2007)
Rec 2 de Paco Plaza et Jaume Balaguero (2007)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Fini de rire. Se déroulant tout de suite après la fin de Rec premier du nom, la caméra embarquée suit cette fois une troupe d’élite chargée de nettoyer le fameux immeuble bourré de cannibales zombies contagieux. Ca tourne !
Pourquoi ça fait peur : Ca fait pas vraiment peur, parce que cette fois les héros ne sont pas une frêle journaliste et un cameraman geek, mais une bande du GIGN ibère qui va apprendre aux zombis à danser le flamenco. Et à l’arme lourde en plus.
Est-ce que le public a eu peur ? Air connu : en Espagne, oui, à tel point que les deux réalisateurs prévoient Rec 3 et Rec 4 ! Le reste du monde continue à s’en tamponner, globalement.
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Diary of the dead de George A. Romero (2007)
Diary of the dead de George A. Romero (2007)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Des jeunes cinéastes partagent avec les spectateurs leur film, monté à l’arrache à l’arrière d’une camionnette de télévision. Le sujet : la fin du monde, l’épidémie de zombification cannibale de la planète.
Pourquoi ça fait peur : Le réveil des zombies, on pensait avoir vu ça mille fois. Et puis boum, Romero nous balance un métrage ultra gore et agressif où la présence de la caméra documentaire donne un relief saisissant.
Est-ce que le public a eu peur ? Pour citer l’un des personnages de Diary of the dead, "vous voyez quelque chose d’horrible et vous vous arrêtez. Mais vous ne vous arrêtez pas pour aider, vous vous arrêtez pour regarder". Le cynisme de papy George est passé inaperçu.
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Cloverfield - Bande annonce VF
envoyé par Paramount_Pictures_France. - Court métrage, documentaire et bande annonce. Cloverfield de Matt Reeves (2008)Cloverfield de Matt Reeves (2008)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : D’abord, des jeunes riches new-yorkais font une fête pour un de leurs copains, le tout filmé par le caméscope d’un des invités. On parle de coucheries, de drogues, de Star Wars. Puis Godzilla débarque. Le caméscope va filmer au ras du sol la destruction de New York par une bestiole haute de deux cents mètres. Et ça, c’est cool.
Pourquoi ça fait peur : Parce que quand le Godzilla local débarque, après vingt minutes de soap pseudo docu, on se dit qu’on peut s’attendre à tout. Doux frisson de l’incertitude cinématographique.
Est-ce que le public a eu peur ? Une grosse campagne méga buzz organisée par le producteur de Cloverfield, J.J. Abrams a piqué l’intérêt du public qui ne savait pas à quoi s’attendre. Enorme carton (170 millions de dollars de recettes mondiales), à tel point que le brave Abrams utilise la même campagne de promotion pour son très excitant Super 8.
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Paranormal Activity d’Oren Peli (2009)
Paranormal Activity d’Oren Peli (2009)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Un couple qui achète une caméra afin de savoir ce qui se passe la nuit, chez eux. Mauvaise idée, parce qu’il y a quelque chose qui rôde.
Pourquoi ça fait peur : Parce que le film a su retenir la leçon de Blair Witch : on ne montre rien (budget riquiqui), on identifie le spectateur à fond (acteurs inconnus, unité de lieu), on fait grincer les portes et voilà ! Tous les fauteuils de la salle de cinéma à remplacer.
Est-ce que le public a eu peur ? Le succès de Paranormal Activity est aussi dû à son extraordinaire campagne marketing : la bande-annonce présentait les spectateurs du film en train de flipper (comme Rec deux ans plus tôt). Mais surtout, aux Etats-Unis, le film fut très peu distribué et accompagné d’un site web où les spectateurs potentiels, par l’odeur alléchés, devaient réclamer le film dans leur ville. Recettes mondiales : près de 200 millions de dollars. C’est ça, le 2.0, coco.
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Le Dernier exorcisme de Daniel Stamm (2010)
Le Dernier exorcisme de Daniel Stamm (2010)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Cotton, un prêcheur désabusé, pratique de faux exorcismes afin de payer les factures et les soins de son petit garçon malade. Une équipe de télé le suit. Ca loupe pas : ils se rendent sur un cas de possession un peu plus qu’étrange.
Pourquoi ça fait peur : Dans sa première partie, Le Dernier exorcisme est génial, avec un formidable Patrick Fabian (le prêcheur bidon) qui utilise des effets spéciaux cheap et des discours pseudo exaltés en exploitant la crédulité des rednecks. La puissance de persuasion d’un mec charismatique sur une bande d’attardés consanguins donne des images très flippantes. La suite tombe dans le satanique pataud et c’est dommage.
Est-ce que le public a eu peur ? La sauce a failli prendre, avec une campagne marketing à la Paranormal Activity ("inspiré d’histoires vraies", exemple de tagline… inspirée, disons). Mais malgré la présence du très cool Eli Roth (Hostel) à la production, le résultat en salles fut assez décevant.
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Phénomènes paranormaux d’Olatunde Osunsanmi (2010)
Phénomènes paranormaux d’Olatunde Osunsanmi (2010)
Qu’est-ce qu’on voit à l’écran : Milla Jovovich, principalement. Elle interprète le rôle d’un médecin hypnotiseur dans cette reconstitution d’une histoire vraie. Des patients sur hypnose qui se feraient enlever par des extra-terrestres.
Pourquoi ça fait peur : Ca fait aussi peur que la pseudo autopsie de Roswell. C’est d’ailleurs très bof niveau crédibilité : qui aurait envie de dormir à côté de Miss Jovovich ?
Est-ce que le public a eu peur ? Non, parce que personne n’y est allé.
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Paranormal Activity 2 de Tod Williams (2010)
Paranormal Activity 2 de Tod Williams (2010)
Qu’est-ce qu’on va voir à l’écran : Une famille lambda, dans une maison lambda avec un chien lambda. Sauf qu’ils décident d’installer un système de sécurité vidéo afin de piéger l’intrus qui s’amuse à casser des trucs chez eux la nuit.
Pourquoi ça va faire peur : Sur le papier, même pas. Faites les malins, on verra bien qui laissera la lumière allumée ce soir au moment de se coucher.
Est-ce que le public va avoir peur ? Allez-y, et dites-nous si vous avez eu peur !

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