VIDEOS - Mon pire cauchemar : le best of de Benoît Poelvoorde
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C'est arrivé près de chez vous (1992)
Le rôle : Ben, un tueur en série du coin de Namur (Wallonie), expert dans l'assassinat de petites vieilles pour le pognon et suivi par une équipe de ciné qui réalise un documentaire sur sa vie.
La scène : "Et pour finir, la p'tite victime." En faisant toute une scène autour d'un cocktail nommé "le petit Grégory", en référence au fait divers de 1984 (où l'on a retrouvé le corps de la victime dans une rivière), Poelvoorde donne le ton : tour à tour sentencieux, autoritaire, alcoolisé, hyper incorrect. Instantanément culte. -
Les Convoyeurs attendent (1999)
Le rôle : Photographe pour les chiens écrasés d'une feuille de chou d'outre-Quévrain, Roger cherche à faire de son fils en homme en lui faisant péter un record Guinness. Celui du nombre maximum de portes ouvertes/fermées. De l'extérieur, Les convoyeurs attendent est un C'est arrivé près de chez vous bis - même accent belge, même noir et blanc prolo, même humour grinçant à la Strip-tease (l'émission), même pitch dingue. Mais en plus humain; la preuve.
La scène : Dans cette scène de repas, pourtant, face à sa femme, on sent bien que Roger veut autre chose pour son fils que d'être un gros beauf comme son père. -
Les portes de la gloire (2001)
Le rôle : Insupportable chef d'une équipe de VRP écumant les bleds minables de la France.
La scène : Ce monologue de remontage de bretelles sacrifie au sens de l'impro poelvoordien ("eat or to be eat, zat's the quouechtione"), mais fait également sentir une gravité, un malaise. "Tu es là pour leur vendre de la merde". Grinçant. -
Podium - Comme d'habitude par Faigs39 Podium (2004)Le rôle : Bernard Frédéric, "le meilleur sosie de Claude François". Bien qu'il fasse le modeste, Poelvoorde a sué sang et eau pour apprendre à danser et à chanter comme un vrai look alike de Cloclo.
La scène : La preuve avec ce duo d'outre-tombe en numérique. -
Le Boulet (2002)
Le rôle : Reggio, gardien de prison devenu de force le buddy de Moltès (Lanvin), un truand ayant gagné au loto. Les deux compères vont faire du rallye, mener une armée de ninjas, affronter Jaws sorti de James Bond, etc. Seule véritable excursion de Poelvoorde dans la comédie frenchy hypertrophiée-beauf-post-Jean-Marie-Poiré.
La scène : Mieux vaut mettre la bande-annonce. "On ze right ! Bourre dedans !" Au fil des ans, Le Boulet acquière une manière de patine culte. -
Rire et châtiment (2002)
Le rôle : Second rôle essentiel et hilarant, il joue un prof d'AFPS (attestation de formation aux premiers secours) qui va apprendre le bouche à bouche à José Garcia.
La scène : Le speech de présentation du secourisme et son côté boy scout/crypto-gay, absolument hilarant. Observez les regards de Benoit Poelvoorde sur le slip rouge de son compagnon. Le coup du stylo n'est pas mal non plus. -
Coco avant Chanel (2009)
Le rôle : Etienne Balsan, amant et protecteur de la jeune Gabrielle, destinée à devenir Coco Chanel au début du 20ème siècle.
La scène : Au temps pour tous ceux qui pensaient encore que Benoit Poelvoorde ne savait jouer qu'un rôle et bouffait ses partenaires. Cette scène d'écurie montre qu'il sait passer au second plan. -
Entre ses mains (2005)
Le rôle : Laurent, un vétérinaire à la personnalité trouble qui attire irrémédiablement Claire (Isabelle Carré), alors qu'un serial killer rôde en ville.
La scène : Premier véritable rôle de bad guy pour Poelvoorde, treize ans après C'est arrivé près de chez vous. il ne flingue pas à tout va mais préfère jouer sur l'ambiguité : la preuve avec cette scène de drague limite flippante. -
Les Emotifs anonymes (2010)
Le rôle : Deuxième film face à Isabelle Carré, cette fois dans le rôle du boss d'une chocolaterie qui cache sa timidité extrême derrière une façade bourrue.
La scène : Quand son psy lui demande comme exercice de toucher quelqu'un, il faut voir Jean-René se balader parmi les employés de sa chocolaterie, qui l'observent en se demandant s'il n'est pas malade. -
Mon pire cauchemar (2011)
Le rôle : Troisième collaboration de Benoit Poelvoorde avec Anne Fontaine - c'est une affaire qui roule. Et pourtant, ce n'est qu'avec ce film qu'il se lâche enfin et donne un best of de ce qu'il fait le mieux, alternant phrases cultes ("je fourre du boudin"), impros physiques (quand il chante du disco sur son autoradio...) et gravité dissimulée.
La scène : La preuve par la bande-annonce, et surtout au cinéma dès aujourd'hui.

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