VIDEOS - London Boulevard : 10 polars avec des titres en forme d'adresse
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London Boulevard de William Monahan
Au début - horreur ! - on croit avoir à faire à un simili-Guy Ritchie où le son des Yardbirds remplacerait celui de Fatboy Slim. Vénéneux et désenchanté, London Boulevard vaut finalement bien plus que ça. D’abord parce qu’on ne savait pas que Colin Farrell pouvait faire des merveille dans le registre de l’underplaying (il faut le voir avec ses vieux sweat gris-chiné faire flipper des vieux mafieux, sans avoir a hausser ni la voix, ni les sourcils). Mais aussi parce que le scénariste William Monahan a de la verve, du jus et une vraie propension à savoir regarder les hommes tomber. Guy Ritchie parait bien loin tout d’un coup.
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Sunset Boulevard de Billy Wilder
Pas tout à fait un polar, même si il emprunte au genre son point de départ (en forme de whodunit balisé) et son imagerie (noire, très noire), cette rêverie baroquisante et éthérée sur le face cachée du rêve hollywoodien est aussi la source d’inspiration première du London Boulevard de William Monahan. Outre le titre en forme de clin d’oeil limpide, on peut facilement envisager l’un comme une mise à jour passée à la moulinette hardboiled de l’autre.
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L'Assassin habite au 21 de Henri-Georges Clouzot
Premier film de Clouzot et immense classique du cinéma de l'occupation (ce qui lui a longtemps valu - à lui et à son jumeau, Le corbeau - une réputation sulfureuse de “film de collabos”), le film vaut plus pour son étude de caractère stupéfiante dressée avec lucidité, à un moment trouble de l’histoire française, que pour son intrigue policière joliment agencée, mais un peu trop balisée.
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Mulholland Drive de David Lynch
Pour ceux qui n’auraient toujours rien compris à cette relecture zaz-esque de Sunset Boulevard (qui est décidément partout : dans ce top, dans nos esprits, dans la dvdthèque de William Monahan, et en blu-ray à la Fnac), nous conseillons la lecture du dernier numéro du magazine briton Empire où TOUT est expliqué très clairement à l’aide d’un schéma en forme de boucle temporelle. La conclusion : normal si c’est n’importe quoi, puisque 95% du film est en fait (roulements de tambour) un rêve. Ah oui tiens maintenant qu’ils le disent....
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711 Ocean Drive de Joseph Newman
Vous croyez sérieusement que c’est facile à faire un top des “10 polars dont le titre est une adresse”, hein ? En fait oui, c’est facile. Il suffit de taper “Adress as title” sur Imdb pour en trouver au moins neuf en un seul clic. Seul reste à différencier les œuvres qui appartiennent bien au genre policier (comme ce 711 Ocean Drive), des autres (attention par exemple à ne pas tomber dans le piège de “588 rue Paradis” réalisé par Verneuil, plutôt auteur de polar mais pas du tout ici). Sinon il a l’air très sympa ce 711 Ocean Drive, avec Edmond O’Brien en agent des Telecom qui traficote avec des bookmakers. Si vous avez le dvd, contactez la rédaction, qui transmettra.
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13 rue Madeleine de Henry Hathaway
La bande-annonce promet "l'adresse la plus sinistre de l'histoire". Pile poil pour notre dossier. Et ça ressemble en plus à un super Hathaway avec James Cagney qui espionne du nazi pendant la seconde guerre mondiale, et qui emmène son unité à la perte à force de vouloir approcher le mal de trop près. On est un peu impardonnable de ne pas l’avoir vu, puisque la galette - comme dirait l’autre - est dispo un peu partout pour une poignées d’euros. Promis, bientôt une séance de rattrapage dans la rubrique Dvd de ce site.
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Scarlet Street de Fritz Lang
Alors celui là par contre on l’a vu. Et même plusieurs fois. Dans plusieurs langues. Une fois avec Michel Simon en peintre lose (La Chienne de Renoir), l’autre avec Edward G. Robinson en caissier falot. Un coup cramponné à son approche naturaliste, l’autre contaminé par l’imagerie déliquescente du polar nihiliste. Et finalement on l’a aimé partout, à Hollywood comme à Billancourt, shooté par un borgne ou par un éclopé.
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Le Port de la drogue de Samuel Fuller
Là ca ne marche que si l’on utilise le titre original (Pick up on south street). Parce que Le Port De La Drogue ca ne ressemble pas vraiment une adresse, à part dans la région marseillaise. Grand polar donc, sans un bout de gras, électrisé par ce fou de Richard Widmark et tourné à l’arrache par un Sam Fuller lyrique et lubrique. Rappelons aux cancres des quizz cinés que, dans la VF un McGuffin à base de drogue a été substitué aux histoires de microfilms et de propagande anti-communistes de la VO. Choissisez votre camp, camarades
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125, Rue Montmartre (1959) par bordroit 125 rue Montmartre de Gilles GrangierPerrin Jusseaume, cadreur/monteur de ce site, tient à vous dire que: “Il s'agit d'un petit polar qualité française bien sympathique, dialogué par un Audiard au top et joué par un Lino sauvage. L’intrigue ne vaut pas grand chose, mais on se rattrape avec une super galerie de personnages - mention spéciale au clown auguste et creepy joué par Robert Hirsch”. C’est dit. Merci Perrin
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L'Etrangleur de la place Rillington
Encore mieux en VO : 10, Rillington Place. Gael Golhen, rédacteur chef de la section ciné de ce site tient à vous dire que: “c'est un chef d’oeuvre méconnu. De Richard Fleischer, même. Une nouvelle exploration du mal et de la violence à partir d'un fait divers UK. Le titre et l'histoire sonnent comme une version anglaise de son Etrangleur de Boston. En un peu plus gritty donc. Je me souviens de Richard Attenborough et des plans de cette rue anglaise qui font froid dans le dos. Brrr”. C’est dit. Merci, Gael.

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