VIDEOS - Les films "tirés d'une histoire vraie" le sont-ils vraiment ?

20/10/2012 - 10h17
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  • Les films "tirés d'une histoire vraie" le sont-ils vraiment ?

    Les producteurs de films d'horreur ne sont jamais à court d'éléments de marketing pour réussir à vous faire peur. Ces dernières années, le gimmick "d'après une histoire vraie" est devenu leur mantra pour invoquer des recettes au box-office. Quitte parfois à mentir ? On vous révèle la vérité vraie.

    Par Alex Masson

  • Amityville

    Bouh fais-moi peur : En 1979, la MGM base la campagne publicitaire d'Amityville sur son origine : les mésaventures de la famille Lutz qui se mirent à entendre de drôles de bruits dans la maison où ils venaient d'emménager. Serait-elle hantée par les fantômes de la famille qui y habitait avant eux, trucidée par un maniaque ?


     

    Vérité ou mensonge ?  La famille Lutz a bien existé, et leur histoire de maison hantée a fait la une des journaux américains en 1975. Mais le Père Ralph J.Pecoraro qui avait exorcisé les lieux a fini par laisser entendre qu'il n' y avait en fait jamais vraiment mis les pieds. Tandis que William Weber, l'avocat de Ronald DeFeo, le prétendu assassin, a régulièrement martelé que tout ceci n'était qu'une arnaque. Une présence maléfique s'est elle vraiment manifestée dans la maison ? Le mystère reste entier. Même si l'on suppose que les évènements ont été gonflés par Jay Anson pour son best-seller dont le film est adapté. L'affaire vient cependant de rebondir avec My Amityville horror, un tout frais documentaire ou Daniel Lutz, enfant à l'époque, raconte sa version des faits et surtout comment leur médiatisation l'a traumatisé. Ce film-là est bien plus inquiétant (et meilleur) que les autres sur le sujet.

  • Massacre à la tronçonneuse

    Bouh fais-moi peur : Tobe Hooper révolutionne le slasher en 1974 avec ce portrait d'une famille de dégénérés texans, qui se ravitaillent occasionnellement en viande humaine, découpée à la tronçonneuse. Pas de bol pour la bande de jeunes qui tombe en panne de mini-bus dans les environs, ils font un casse croute idéal.

     


    Vérité ou mensonge ? La mention "tiré d'une histoire vraie" a beau être inscrite en ouverture du film, le scénario de Massacre à la Tronçonneuse est très majoritairement fictionnel. Sa part de vérité vient d'Ed Gein, tueur en série du Wisconsin ayant l'habitude de conserver chez lui pour trophées, des bouts de corps de ses victimes, ou de cadavres qu'il déterrait. Kim Henkel, le scénariste de Massacre à la tronçonneuse amalgama son cas et celui d'Elmer Wayne Henley, autre tueur en série qui massacrait les hommes qu'il rabattait pour un homosexuel.

    De son côté Hooper avait esquissé dans une première version du scénario l'environnement et l'atmosphère du film, en réaction aux images hyper-brutales avec lesquelles les télés et journaux couvraient la guerre du Vietnam.

  • L'exorciste

    Bouh fais-moi peur : Megan la fille adolescente d'une actrice de cinéma se met à agir de plus en plus bizarrement. Serait-elle possédée par le démon Pazuzu ? Le père Merrin veut en avoir le coeur net.

     


    Vérité ou mensonge ?William Peter Blatty a enquêté pour le livre, porté à l'écran par William Friedkin avec le succès que l'on sait sur un authentique fait-divers : un exorcisme d'adolescent dans le Maryland en 1949. Mais il a pris de sérieuses libertés avec les faits, par exemple en changeant le sexe du protagoniste, Robbie Mannheim, un garçon de 12 ans qui serait entré en lien avec le démon après avoir voulu contacter sa tante morte via une ouija board. Ou en grossissant sérieusement certains aspects : non, ce garçon n'a jamais vomi des flots de bile verte, ni fait tourner sa tête à 360° comme Megan dans le film. Mannheim va depuis très bien et a fait carrière à la NASA.

  • Wolf Creek

    Bouh fais-moi peur : En 1999 deux touristes anglais et un de leurs amis traversent l'Australie en touristes. Une panne de voiture les amène à être secourus par un émule de Crocodile Dundee. Qui ne chasse pas que le kangourou avec son couteau...

     


    Vérité ou mensonge ? Le film de Greg Mc Lean est lié non pas à un mais deux tueurs en série qui ont écumé le bush australien : Bradley James Murdoch a effectivement séquestré un touriste anglais et massacré sa petite amie en juillet 2001. Wolf Creek n'a d'ailleurs pas pu sortir à la date voulue en Australie : le procès de Murdoch était en cours, et le tribunal a estimé qu'il pourrait influencer le jury. L'influence plus directe du film reste le cas des Backpack Murders : de 1989 à 1993, sept touristes, pour la plupart étrangers, se sont fait assassiner par Ivan Milat. Leurs corps particulièrement mutilés ayant été retrouvés au fil du temps.

  • Ils

    Bouh fais-moi peur : Un couple de jeunes enseignants français résidant en Roumanie sont assaillis dans leur maison par un gang qui va leur faire passer une très sale nuit.

     


    Vérité ou mensonge ? Le film de David Moreau et Xavier Palud trouve sa source dans un phénomène de la Roumanie post-Ceaucescu : de nombreux adolescents livrés à eux-mêmes se sont regroupés en hordes faisant régner la terreur dans certaines parties du pays. Le pitch d'Ils est cependant basé sur la prétendue attaque d'un couple d'Autrichiens par trois ados pendant leurs vacances en république Tchèque, prétendue parce qu'il n'a jamais été démontré qu'elle ait bien eu lieu.

    Ca n'a pas empêché Ils de se propager, en donnant lieu à d'autres films (sans doute aussi influencés par le Funny Games d'Haneke) reprenant le même postulat d'une invasion domestique, comme le très supérieur The strangers, avec Liv Tyler en victime d'agresseurs sans autre motif que le fun.

  • L'exorcisme d'Emily Rose

    Bouh fais-moi peur : Emily Rose, une étudiante, se met à avoir des hallucinations avant d'être convaincue qu'elle est possédée par des démons. Elle demande à son prêtre de l'exorciser, mais meurt pendant la séance. Une avocate défend le prêtre au tribunal.

     


    Vérité ou mensonge ? L'histoire d'Emily Rose est bien vraie. A ceci près qu'elle s'appelait Anneliese Michel et était allemande. Et qu'elle ne subit pas un mais de nombreux exorcismes entre 1975 et 1976, répertoriées sur plus de quarante (!!) cassettes audio. Un procès du prêtre et des parents d'Anneliese s'en suivit, les crises de la jeune fille étant probablement dues à un état psychotique provoqué par une épilepsie. Cette histoire inspira en plus du film de Scott Derrickson, un cinéaste allemand, Hans-Christian Schmid pour son terrifiant Requiem.

  • La prophétie des ombres

    Bouh fais-moi peur : Un reporter tombe lors d'un reportage en Virginie sur une étrange créature qui prédit des catastrophes, notamment la chute prochaine d'un pont suspendu au-dessus de l'Ohio.


     

    Vérité ou mensonge ? Entre 1966 et 1967,  les journaux de Point Pleaseant, ville de l'Ohio font régulièrement échos d'apparitions d'une créature ailée, voire un extra-terrestre, vite baptisée The Mothman. En décembre 1967, le pont de cette ville s'effondrera, provoquant une cinquantaine de morts. Vingt ans plus tard, il a été établi que cette catastrophe était due à un manque de maintenance de l'édifice, qui a fini par céder sous le nombre grandissant de voitures circulant dessus. Le Mothman, est resté, jusqu'à preuve du contraire, une légende urbaine.

  • Open water

    Bouh fais-moi peur : Daniel et Susan, deux plongeurs parmi un groupe de touristes, traînent sous l'eau et se retrouvent seuls, oubliés par l'équipage du bateau qui les amenés, quand ils remontent à la surface. Les requins n'ont plus qu'à attendre qu'ils se fatiguent de nager pour les attaquer...

     


    Vérité ou mensonge ? En janvier 1988, l'équipage d'un bateau a mis deux jours à découvrir qu'ils avaient oublié Tom et Eileen Lonergan en mer. Des recherches ont été lancées, seuls quelques effets personnels ont été retrouvés des semaines plus tard. En l'absence des corps du couple, rien ne permet de penser qu'ils se seraient fait croquer par des squales comme l'affirme le film. Ils se seront plus probablement noyés, mort de fatigue après avoir dû nager pendant des heures pour rester à la surface de la mer.

  • La colline a des yeux

    Bouh fais-moi peur : En route vers la Californie, la famille Carter tombe en panne au milieu de collines désertiques. Pas de garagistes pour venir à leur secours, mais une famille de cannibales qui vit dans les environs...

     


    Vérité ou mensonge ? L'origine de La colline à des yeux vient de loin : dans l'Ecosse du 16e siècle, Sawney Bean, fils de mineur ne voulant pas finir comme son père a fui avec sa copine, vivant de rapines et se réfugiant dans des cavernes. Sans argent, le couple et ses enfants nés sur place ont fini par voler, tuer ceux qui passaient dans les environs. Avant de se nourrir de leurs corps. La légende veut qu'ils tuèrent plus de 1000 personnes avant d'être jugés par la cour du Roi James, qui le condamna à une mort plus horrible encore que celles de leurs victimes. Cette histoire, dont on ne sait quelle est la part de véracité, se raconta de génération en générations en Angleterre, mais est sans doute né du fort sentiment anti-écossais du pays à l'époque.

Les producteurs de films d'horreur ne sont jamais à court d'éléments de marketing pour réussir à vous faire peur. Ces dernières années, le gimmick "d'après une histoire vraie" est devenu leur mantra pour invoquer des recettes au box-office. Quitte parfois à mentir ? On vous révèle la vérité vraie.

Par Alex Masson

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COMMENTAIRES
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The Mothman ou homme papillon n' a jamais été présenté comme étant la chose qui provoque l’effondrement du pont de Point Pleasant mais juste comme un être présent lors de grande catastrophe . Le 11 Septembre 2001 à New York certaines personnes disent avoir vu cet être.
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Anonyme | le 21/10/2012 à 19h59 | Signaler un abus
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