VIDEOS - Les 10 meilleurs titres de la B.O. De London Boulevard
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Heart Full Of Soul des Yardbirds
L’une des plus belles idées de London Boulevard : s’ouvrir et se conclure sur ce morceau génial des Yardbirds circa Jeff Beck. Porté par un des riffs les plus célèbres de l’histoire du rock, le titre a des accents quasi morriconiens avec sa guitare fuzzée, ses chœurs lyriques et sa section rythmique déchaînée. Surtout 46 ans (!) après sa sortie, Heart Full Of Soul reste ce modèle intouchable de garage-rock teigneux et clouté: plus badass, tu meurs. Une vraie note d’intention pour Monnahan, donc.
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Stray Cat Blues des Rolling Stones
Vingt secondes à peine de temps de présence à l’écran (dans les enceintes, plutôt) mais pas grave: le calage est absolument merveilleux. Tout le monde sait que ce qu’il y a de pire dans ce morceau des Stones c’est son intro relou, vaguement pompée sur celle de l’Heroin du Velvet. Monahan a le bon gout de la zapper et d’enquiller direct sur la batterie de Watts, la voix débraillée de Jagger et le piano possédé de Nicky Hopkins. A l’écran l’effet est dévastateur : comme Colin Farrell ici, on a tous eu envie de rentrer au pays un jour, et de retrouver le sien sur ce Stray Cat Blues. Non ?
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Devil In Me des 22-20’s
Vaguement buzzé au début de sa carrière, sur la foi d’un maxi sympa, les 22-20’s se sont vite révélé être un rock band briton d’une médiocrité affolante, à peine digne de figurer sur la soundtrack du premier Guy Ritchie venu. N’empêche ce single entêtant et brutal, qui ouvrait leur premier album, est probablement ce qu’ils ont fait de mieux à ce jour. Pas vraiment mis en valeur dans le film (on l’entend en fond, au cours d’une soirée dans un bar) elle lui refile quand même un peu de sa beauté entêtante, de sa nervosité old-school et de sa crasse bluesy.
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Come See Me des Pretty Things
Peut-être le plus précieux des trésors cachés de la pop sixties, les Pretty Things ont passé leur carrière à enquiller les bides au Billboard avant d’être timidement reconnu aujourd’hui comme une pierre angulaire de la pop music. Ce single, bas du front et lubrique, reste particulièrement représentatif d’un début de carrière abrasif (les chefs d’œuvre de sophistication-pop, comme Parachutes arriveront un peu plus tard). Utilisé dans le film au moment où Farrell s’apprête à rencontrer le personnage de Keira Knightley, sa signification semble limpide : attention un renard vient de s’introduire dans le poulailler. A moins que…
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The Letter des Box Tops
Avant de devenir avec Big Star l’un des songwriters les plus déterminants de l’histoire, Alex Chiton, alors âgé de 16 ans, chantait avec une voix de bluesman destroy cette pop song nappé à l’orgue, devenu depuis un classique intouchable, reprise et diffusée partout, tout le temps. Calée dans le film sur un beau plan à la Louma, elle fait gentiment le boulot en infusant un peu de son esprit Swingin’ London sur les photogrammes qui défilent. Et tant pis pour ceux qui commencent à en avoir marre de l’écouter dans un film sur deux.
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One Track Mind des Knickerbockers
Groupe chéri par ceux qui ont grandi au son des compils Nuggets, Les Knickerbockers sont l’exemple parfait des one-hit-wonders de l’époque, touchant le jackpot par la grâce d’un single monstrueux (en l’occurrence Lies) avant de retourner bosser pour l’épicerie de leusr parents ou la compagnie d’assurances du coin. Ce One Track Mind, sorti peu après Lies, n’a pas atteint le sommet des charts, loin de là, mais reste un modèle de ritournelle pop au refrain irrésistible. La preuve que ce groupe là en avait encore sous la pédale avant de remiser pour de bon leurs rêves et leurs fringues de rock-stars. Dommage qu’on les entende si peu dans London Boulevard d’ailleurs.
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The Green Fairy de Kasabian
La plus grosse surprise de London Boulevard: un grand titre inédit des habituellement très nuls Kasabian. Tellement bien et tellement inattendu ce Green Fairy que Monahan se paie même le luxe de l’utiliser pour illustrer quatre scène clés de son film. Bien vu : avec sa mélancolie trainante posée sur des nappes de cordes chialantes, The Green Fairy offre au film ses plus beaux moments de fatalisme désespéré.
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Subterranean Homesick Blues de Bob Dylan
On ne reviendra pas sur le morceau, sommet de la mythologie dylanienne et parfait encapsulage de la jeunesse US de l’époque, et on se rappellera surtout qu’on tient là l’un des premiers grands clips de l’histoire grâce au génie-concept de D.A Pennebaker. Dans London Boulevard, c’est Keira Knightley qui écoute le morceau (en vinyle s’il vous plait), tout en peignant une drôle de croute multicolore. L’idée : montrer que c’est une intello sensible malgré son statut de star hollywoodienne. Ah oui, ok….
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Club Foot de Kasabian
On disait, un peu avant, tout le mal qu’on pouvait penser de Kasabian. On en remet une couche tout en signalant, fair-play, que ces gros nullards avaient déjà, avant The Green Fairy, un autre bon titre dans leurs cartons : ce Club Foot, idiot mais efficace, tout juste digne d’une face B des Happy Mondays, et que les fans de PES ne peuvent plus voir en peinture à force de l’avoir entendu en boucle dans le menu du jeu. Dans le film il est évidemment utilisé dans un club de striptease, le seul endroit au monde où l’on peut écouter ce genre de bouillie british, sans avoir trop à en rougir.
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Train Kept a Rollin des Yardbirds
Comme Monahan on aime bien nous aussi, que tout commence et que tout se finisse par les Yardbirds. D’où ce gros standard huileux et rock n woll, repris par nos bad boys à veste en velours favoris. Elle est bien quelque part dans le film, mais à vrai dire on ne se rappelle plus trop où. En tout cas c’est forcément super. A signaler pour les fans que la meilleure version jamais enregistrée de ce morceau figure sur le sensationnel troisième album des Dogs, Too Much Class For The Neigbourhood. Sur ce, bon téléchargement.

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