VIDEOS - L'Aigle de la neuvième Légion : les meilleurs peplums

01/05/2011 - 06h19
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  • Le meilleurs peplums L'aigle de la neuvième légion Le plus kubrickien Le plus néo-classique Le plus érotico-frippon Le plus monumental Le plus iconoclaste Le plus numérique Le plus intello Le plus célèbre
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  • L'aigle de la neuvième légion

    De Kevin McDonald

    140 après J-C. Le mur d’Hadrien sépare le nord de l’Angleterre, aux mains de tribus insoumises, du reste de l’Empire romain. Personne n’ose franchir cette limite. Personne, sauf Marcus Aquila. Vingt ans plus tôt, son père a disparu avec la Neuvième Légion qu’il commandait dans le nord de l’île. On ne retrouva rien. Ni ses hommes, ni leur emblème, un Aigle d’or. Accompagné de son esclave Esca, ce jeune centurion va affronter les plus redoutables dangers pour découvrir la vérité...
    Maintenant c’est clair : Kevin MacDonald est obsédé par les années 70. Un doc sur l’attentat de Munich (1971); un film sur le régime de la terreur d’Amin Dada (1976); un thriller 70s (State of Play) et... ce péplum. Si l’on doit chercher un modèle à ce film sauvage, on ne se tournera pas vers le Gladiator de Ridley Scott, mais vers les westerns seventies. Comme les chef d’oeuvres de Robert Aldrich ou du vieux Peckinpah, L’Aigle est une série B qui déploie un sens de la démence qu’on croyait perdu pour le cinoche d’aujourd’hui et qui surtout obéit à une fascination sans complexe pour la brutalité virile... Il suffit de voir les Seals (menés par un Tahar Rahim impressionnant) avec leurs peintures rituelles de fous; ou cette fascination masochiste à regarder le héros se briser. C’est beau, viscéral et sanglant.
    Pourtant cet Aigle n’est pas qu’un film furieux. C’est aussi le portrait schizo de l’impérialisme yankee. Derrière la sauvagerie, le cinéaste prend le temps de réflexions bien vues sur la mise en scène du pouvoir, les dérives d’un empire prêt à tout pour étendre son autorité et le rapport oppresseurs / opprimés. Se dessine en creux une métaphore du bourbier irakien ou afghan dans une oeuvre complexe qui s’attaque aux racines idéologiques de la conquête. Intelligent et viscéral : le péplum de MacDonald s’inscrit finalement dans la belle tradition du cinéma britton (David Lean, Cy Enfield...) qui raconte les chaos du monde, le télescopage des destins individuels et des dates de l'Histoire. Une réussite.

  • Le plus kubrickien

    De Stanley Kubrick

    "Il s'agit du seul de mes films sur lequel je n'ai pas eu la pleine autorité", confiait Stanley Kubrick à propos de Spartacus. Oeuvre de commande, donc ; méga-production (12 millions de dollars en 1960) où les intérêts artistiques sont relégués au second plan. Mise à part la Cléopâtre de Joseph Mankiewicz, peu de films historiques à gros budget font figure de chefs-d'oeuvre. Et dans la carrière de Kubrick, Spartacus est un film soigneusement occulté. Ceci dit, on voit bien ce qui a pu intéressé le spécial K dans l'histoire de Spartacus, esclave révolté contre l'autorité romaine, menant au combat une armée de rebelles, hors-la-loi. Le cinéaste pouvait en faire un film sur le mal - il y a bien dans les combats de gladiateurs la violence d'Orange mécanique - et sur la volonté de puissance. Lui qui rêvait, au lieu de Barry Lyndon, d'un Napoléon qui ne vit jamais le jour, il avait devant lui la possibilité d'une fresque historique à forte connotation philosophico-politique. Fruit d'ambitions antagonistes (Trumbo VS Kirk Douglas VS Kubrick) le film n'est pas parfait, mais certaines fulgurances en font un classique


  • Gladiator - bande annonce FR par _Caprice_
    Le plus néo-classique

    Gladiator de Ridley Scott

    Reprenant carrément l'intrigue de La Chute de l'empire romain (chef d'oeuvre d'Anthonny Mann), Ridley Scott signe la résurrection du grand peplum classique. En reprenant le genre là où Kubrick et Spartacus l'avaient laissé. Batailles et duels à couper le souffle, savant mélange entre rêverie et efficacité, entre énergie et mélancolie, son film est tour à tour, d'une brutalité sauvage et d'une tendresse inouie. Au coeur de ce spectacle, un homme, un esclave qui prend le pouvoir. interprété par un Russell Crowe au sommet, Maximus est un vrai héros de cinéma comme on n'en faisait plus.


  • 1979 - Caligula - Tinto Brass par Altanisetta
    Le plus érotico-frippon

    Caligula de Tinto Brass

    Avec des moyens dantesques (voir les décors démentiels de Danilo Donati, tout en marbre, dorures et phallus géants) et des stars internationales (Malcolm McDowell en Caligula, Peter O'Toole en Tibère, le vénérable acteur shakespearien John Gielgud) le film ressemble à un cauchemar fellinien qui aurait mal tourné. Accouplement contre-nature entre l'érotisme grotesque du réalisateur Tinto Brass et la pornographie sur papier glacé de Bob Guccione, plus connu comme éditeur de Penthouse que comme producteur de cinéma, le film est un Olympe de décadence : un film historique aussi luxueux que morbide, ponctué tous les cinq plans d'orgies surnaturelles avec pénétrations en tous genres ; soit un hybride baroque entre le péplum et le porno.

  • Le plus monumental

    Pharaon de Jerzy Kawalerowicz

    Pharaon raconte l’accession au pouvoir du jeune Ramsès XIII. Il s’oppose aux grands prêtres qui usent de leur pouvoir spirituel pour mieux asseoir leurs positions. Adaptation d'un roman polonais paru en 1895 de Boleslaw Prus, Pharaon est plus une réflexion sur le pouvoir, sur l’oppression du peuple (illustrant ainsi l’oppression du peuple polonais par les Tsars en cette fin du XIXe siècle), assortis d’un anticléricalisme sévère. La réalisation est grandiose, le tournage dans le désert d’Ouzbekistan ayant nécessité deux années de préparation et deux milles figurants prêtés par l’Armée Rouge. Le résultat est... monumental et symbolique de la débauche d'un certain cinéma de l'Est.


  • LE COLOSSE DE RHODES par gotti57
    Le plus iconoclaste

    Le Colosse de Rhodes de Sergio Leone

    Avec Le Colosse de Rhodes, première mise en scène qu'il signe en 1960, Sergio Leone règle ses comptes avec le péplum. Tous les ingrédients du genre sont parodiés, détournés, démontés. Le titre fait référence à la gigantesque statue de 35 mètres de haut que les Rhodiens durent construire en hommage à Apollon. Mais Leone se fout de l'Histoire. Il raconte les vacances d'un jeune et beau général athénien, Darios, impliqué malgré lui dans un triple complot : une révolte des citoyens, une coalition entre Rhodes et les Phéniciens contre les Grecs, une intrigue de palais entre le chef du gouvernement et son premier ministre félon. Darios, antihéros, nonchalant et cynique, finira par s'animer après tortures et combats dans le Colosse. Au tremblement de terre final s'ajoutera un raz-de-marée. Histoire de rappeler que le péplum est bien mort et qu'il est temps de passer à autre chose.

  • Le plus numérique

    300 de Zack Snyder

    Parce qu'il induit une dimension spectaculaire, le péplum a toujours été un laboratoire privilégié de l'industrie des SFX. Ben Hur ou le Colosse de Rhodes ont été, à leurs époques respectives, des sommets de virtuosité technologique. Ici, la fameuse bataille des Thermopyles (480 av. J-C.) n'est pas le prétexte à un cours d'histoire, rassurez-vous. Le film ne se préoccupe que d'une chose : le bourre-pif. Sur la forme, les ambitions de Zack Snyder sont complexes : le cinéaste mêle dans une grande orgie sensorielle toutes les formes de pop culture. La peinture pompière, le jeu vidéo, la photo black&white pour une séance d'érotisme, les clips MTV ainsi que l'heroic fantasy, le cinéma fantastique et le péplum italien. Une vraie salade César du numérique

  • Le plus intello

    Agora de Alejandro Amenabar

    Le génial auteur des «Autres» réussit son péplum philosophique en racontant l'histoire d'une philosophe et astronome, Hypathie, qui meurt en regardant le Ciel, justement parce qu’elle ne croit pas en Dieu. Un vrai chef d'oeuvre intello shooté comme un thriller sensuel. Derrière le film en toge, Amenabar raconte une époque : celle où le christianisme est en passe de dominer le monde occidental ; où l'obscurantisme menace la science et la raison. Toute relation avec des faits récents...


  • Ben-Hur - Bande-annonce Anglais sous-titré par moidixmois
    Le plus célèbre

    Ben Hur de William Wyler

    On a tout dit sur ce péplum biblique aux onze oscars réalisé avec des moyens gigantesques - 15 millions de dollars, quatorze mois de tournage, cent mille figurants, qui dit mieux ? Tout et son contraire. Très documenté, Ben-Hur a une double nature : grand spectacle populaire et récit édifiant. Après tant de péplums puisés dans l'Ancien Testament (notamment par Cecil B. DeMille), Holly­wood montait en fait indirectement une vie de Jésus, par le biais d'un personnage imaginaire, au destin, disons, plus mouvementé. Un classique

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