VIDEOS - Harry Potter 7 : l’incroyable marathon Harry Potter
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00h00-02h30 : Harry Potter à l'Ecole des sorciers
Briefing : Décembre 2001, le public se précipite au cinéma pour les premiers chapitres de grosses licences : les adaptations ciné du Seigneur des Anneaux et d'Harry Potter. Dix ans plus tard, la saga Harry a remporté plus de 6 milliards de dollars sur la planète et j'ai encore la VHS de L'Ecole des sorciers.
Ravitaillement : Une pizza tomate/fromage (pour 4 personnes), un yaourt à la cerise, deux verres de Coca light. Et un bon kilo de bretzels pour faire passer tout ça.
Etat physique / mental : Excellent du point de vue physique. Moralement, une angoisse certaine en voyant les sept DVD empilés. Ce n'est pas possible, je vais finir par flancher...
Tweet emblématique :"Hagrid qui ne cesse de parler de ses rencontres au pub. Rule, Britannia !"
Verdict : Un p'tit binoclard qui vit sous un escalier est en fait un super sorcier qui joue à un jeu de piste dans une école magique (tout en se cachant des adultes) : on s'identifie, bien sûr. Le réalisateur Chris Columbus a de l'expérience et ça se voit : un des mètre étalons du film pour mômes qui, dix ans après, n'a pris presque aucune ride. Une sorte de film-cadeau de Noël qu'on va adorer montrer à ses enfants au pied du sapin pendant très longtemps.
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02h35-04h55 : Harry Potter et la Chambre des secrets
Briefing : Déjà vu en salles à sa sortie en décembre 2002, j'ai le souvenir de m'être passablement ennuyé sur grand écran. En même temps, en face il y avait Les Deux tours. Toujours le Seigneur des Anneaux…
Ravitaillement : Un paquet de nouilles instantanées parfum poulet (c'est beaucoup dire : ce genre de poulet n'est manifestement pas un animal), un verre de Coca light.
Etat physique / mental : Un petit coup de mou en fin de film, le fauteuil semble adhérer au fessier. Vite, on se dégourdit les jambes. Du côté des marathoniens, on se plaint que je n'ai pas fait de pause assez longue entre les deux films. Une photo de mon bureau en bordel est publiée.
Tweet emblématique :"En 1ère année, gros festin d'arrivée. Ici, à 32', des bols de chips. C'est la crise, même à Poudlard."
Verdict : Même construction que L'Ecole des sorciers, avec Poudlard comme le lieu d'un immense jeu de piste. Le ton est un peu plus sombre que le précédent, avec un combat final très sympa.
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05h00-07h10 : Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban
Briefing : Loupé au cinéma, aucune envie d'aller le voir parce qu'après la sortie du Retour du roi, le monde m'apparaissait comme gris et morne. On me l'avait prêté en DVD, je m'étais endormi devant au bout de vingt minutes. Depuis, j'ai découvert Alfonso Cuaron avec Les Fils De L'Homme et tout le monde dit que Le Prisonnier d'Azkaban est le meilleur épisode de la saga Harry Potter. Je me méfie, donc.
Ravitaillement : Trois barres céréales/chocolat noir. Redoutable efficacité sur le long terme, avec le recul.
Etat physique / mental : Cotonneux physiquement, ce qui allait parfaitement avec le film et sa photo enneigée. Mentalement, je suis surexcité par la qualité du film.
Tweet emblématique : "Le soleil vient de se lever, c'est l'heure de l'ami... Oups, pas de placement de produit pendant le #HPmarathonpremiere."
Verdict : Evidemment, c'est le meilleur film, celui de la crise d'adolescence : crise de la saga (faut-il que chaque film ait le style de son réalisateur au lieu de rester dans le cahier des charges ?), crise des personnages (assumer son statut d'adulte et se rebeller, ou bien rester de bons élèves à Poudlard ?). On sait les choix qui furent faits, mais on peut aussi louer le montage de Cuaron (avec ses plans séquences à deux ou trois échelles de plan, ses ouvertures à l'iris, ses fondus au noir), les acteurs parfaits (David Thewlis, Gary Oldman !), la technique impec (le sort de Patronum, tout de douceur et de lumière)... Dehors, le jour s'est levé.
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07h15-9h30 : Harry Potter et la Coupe de feu
Briefing : Parmi ceux qui l'ont vu, l'écrasante majorité considère La Coupe de feu comme le premier film à être mauvais. Une infime minorité l'adore. Je me suis dit qu'il ne pouvait donc qu'être bien. Ben la prochaine fois je ferai confiance à la vox populi !
Ravitaillement : Trois tasses de café (sucré).
Etat physique / mental : L'idée de voir un Harry Potter inédit pour moi avec Robert Pattinson dedans m'a excité à un tel point que j'ai senti frôler quelque chose de cosmique. C'est vite retombé.
Tweet emblématique : "7h45 : Mon radio-réveil vient de s'allumer. Dégage, Real Life."
Verdict : Le film ne vaut que pour deux choses. Primo, Brendan Gleeson en chasseur de mages noirs, et les quinze dernières minutes, étonnamment intenses, où Voldemort se réincarne. Le reste est assez laid et ennuyeux: on sent des trous énormes dans le scénario. Heureusement, les marathoniens sur Twitter m'indiquent que le groupe de rock ignoble qui anime le bal au milieu du film est constitué de Jarvis Cocker et de membres de Radiohead. Fun fact ! On établit aussi le hashtag #coupdepistonHP, qui désigne un twist du scénario où Harry est outrageusement favorisé par le script (et par Dumbledore).
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9h40-11h55 : Harry Potter et l'Ordre du Phénix
Briefing : C'est David Yates qui prend les manettes de la saga. Comme il sera appelé à réaliser tous les autres films à partir de maintenant, et comme je me disais qu'on ne pouvait pas faire pire que La Coupe de feu, j'ai abordé ce film avec sérénité et détachement.
Ravitaillement : Cacahuètes. J'ai hésité à faire une pizza, mais la flemme de la sortir du congèl.
Etat physique / mental : La Real Life essaie de me distraire en m'envoyant la première affiche de The Dark Knight Rises. Je ne me laisse pas avoir, mais...
Tweet emblématique :"Mon DVD saute. Faut que j'arrête de le nettoyer au tampon Jex."
Verdict : L'apparition d'Imelda Staunton ou Torquemada dans le corps de la Queen Mum, fait tout le prix du film. Le reste est cool, sans génie mais solide. Je commence à m'embrouiller dans le scénar : je comprends rien au concept de la Salle Sur Demande, mais j'ose pas le dire.
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12h15 - 14h45 : Harry Potter et le Prince de sang-mêlé
Briefing : On me le vend comme un film génial, introspectif, où l'on apprend enfin le background de Voldemort (qu'on appelle "Voldy" sur Twitter, ça économise sur la limite de 140 caractères).
Ravitaillement : Un paquet de nouilles instantanées parfum champignons. Malheureusement pas hallucinogènes. A moins que ?
Etat physique / mental : Les yeux commencent à twitter... pardon, à piquer, d'autant que la photo floutée du métrage façon "David Hamilton" n'arrange rien. Des impatiences aux jambes me gagnent.
Tweet emblématique : "Ah, il se passe un truc, la musique augmente de volume."
Verdict : Essaie de retrouver un peu du feeling des premiers films, avec des cours de potions magiques et des secrets de couloir. Mais le film est essentiellement constitué de parlottes interminables autour de trois personnages. Et la scène finale épique tant promise est tronquée. Sans doute le pire film de la saga : au moins le final de La Coupe de feu était réussi, lui.
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15h00-17h30 : Harry Potter et les Reliques de la mort, 1ère partie
Briefing : Seul a priori que j'avais sur ce film : celui d'un mauvais feeling commercial, à cause de sa coupure en deux parties.
Ravitaillement : Fin de la cafetière (vieux goût de réchauffé), cacahuètes en quantité.
Etat physique / mental : Enervé par la piètre qualité du Prince de Sang-mêlé. Mon corps commence à puiser dans ses réserves, je commente à voix haute toutes les scènes et dialogue avec les personnages du film. Qui ne me répondent pas, même Hermione. La santé mentale lâche : on me dit sur Twitter que je commence à dire n'importe quoi.
Tweet emblématique :"Ron : "J'ai une baguette, 25cm, rien de spécial..." Difficile de l'éviter, celle-là."
Verdict : Voilà un avant-dernier film qui a de la cuisse : ouverture épique (la poursuite en moto volante), score efficace d'Alexandre Desplat, photo classe d'Eduardo Serrra (Incassable), ambiance de course-poursuite désespérée, mise à l'épreuve de l'amitié entre Ron, Hermione et Harry, cliffhanger habile... Même l'intermède animé sur les fameuses Reliques de la mort a de la gueule. Bien joué, me voilà bouillant à l'idée de découvrir la fin.
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20h30-23h00 : Harry Potter et les Reliques de la mort, 2ème partie
Briefing : Avant-première de HP7.2 au Palais Omnisport de Paris-Bercy. Le chauffeur de salles (je l'avais déjà vu faire l'article au Grand Rex pour Scream 4) nous annonce 6 661 spectateurs. Les acteurs qui doublent le casting en VF sont là, chouette idée, ainsi que des vrais acteurs de la saga. On nous annonce aussi que cette projo casse le record mondial de la plus grande projo en 3D, avec son écran de 376 m2 et de 30m de diagonale. On a même eu droit, en exclu, à la bande-annonce d'Or Noir, le prochain Jean- Jacques Annaud où Antonio Banderas et Tahar Rahim jouent deux frères qui s'étripent pour du pétrole, et qui s'annonce superbe.
Ravitaillement : Dans un sac en papier au pied de chaque chaise du carré VIP, deux mini sandwichs carrés et pas bons, une bouteille d'eau et trois macarons aux fruits indéfinissables. Insuffisant mais permet de ne pas flancher tout en gardant une certaine hargne en pensant au gueuleton d'après.
Etat physique / mental : Une fois passée la scène de la banque des Gringrotts, une vague de sommeil m'a submergé (vers 21h). J'ai lutté et c'est passé. Résultat, en sortant, j'avais la pêche.
Tweet emblématique : "Conclusion du #HPmarathonpremiere : la saga est une réhabilitation des rouquins, des binoclards et des pulls infâmes."
Verdict : Même si on l'envisage comme une suite directe du 7.1, le 7.2 est une grosse déception qui ne doit fonctionner à plein que si on l'attend avec une bouillante impatience. La mort des personnages est expédiée (Lupin et Nymphadora, deux cadavres dans un coin ; Bellatrix se fait buter en un champ/contre-champ), les enjeux survolés (Neville qui passe en courant en criant "J'aime Luna, c'est la femme de ma vie" est symptomatique)... Et où sont passées les p****ns de Reliques ? En fait, je crois que tout le film est contenu dans la mini-scène où Harry retrouve Hagrid. Ils se serrent dans les bras, Hagrid hoche la tête, salue Harry et s'éloigne. Sans speech, sans morale, sans belle phrase : il n'y a plus rien à dire. Ah, et la 3D ?
Elle sert à rien. HP 7.1, même sur petit écran, était autrement spectaculaire.
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