Zac Efron dans Extremely Wicked, Shockingly evil and vile, 2019
Voltage Pictures

Serial killer, violeur et nécrophile… Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile promet d’être glaçant.

Seattle, 1969. Le beau gosse aux yeux pétillants, ex-star d’High School Musical, prend l’apparence d’un tout autre individu. Bien coiffé, vêtu d’un polo blanc immaculé, on voit Zac Efron valser avec son épouse Liz Koefler (interprétée par Lily  Collins) sous les lumières tamisées d’un piano-bar. Mais l’habit ne fait pas le moine… Ou l’assassin.

Ted Bundy est en réalité un tueur et un violeur en série. Il a admis avoir commis une trentaine de meurtres sordides entre 1974 et 1978, notamment en décapitant certaines de ses victimes, puis en ayant recours à des actes nécrophiles sur leurs dépouilles.

Après deux évasions spectaculaires, Bundy a finalement reçu trois sentences de mort au cours de plusieurs procès. Le criminel s’est notamment vanté d’être « encore plus connu que Disney », devant la Cour alors qu’il prenait sa propre défense (sans avocat). Son histoire s’est achevée en 1989 sur la chaise électrique de la prison Raiford à Starke, en Floride.

 

 

Cependant, Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile semble présenter le criminel sous un angle différent. Crinière brune brossée, allure soignée et costume cintré, l’homme est perçu à travers le regard de sa femme Liz Koefler, qui a clamé son innocence pendant des années. Le trailer illustre les différentes facettes de sa personnalité. On le retrouve ainsi en showman pendant ses procès, en jeune époux affectueux, et enfin sous sa véritable identité, celle d’un sociopathe machiavélique qui assume complètement l’ampleur de ses crimes.

Ce portrait insolite permet à l’acteur d’Alerte à Malibu de se dissocier de l’image de bellâtre qu’on lui associait dans 17 ans encore, et d’enfin adopter un vrai rôle de méchant.

Le nouveau Joe Berlinger semble déchaîner les passions des internautes sur Twitter. Certains dénoncent l’ «hyper sexualisation du personnage de Ted Bundy », à travers l’incarnation de Zac Efron, faisant référence à une scène où l’acteur quitte sa chemise pour dévoiler son corps de rêve.

 

 

D’autres défendent le film, décrétant qu’il n’est que le reflet de l’image que les médias donnaient du meurtrier dans les années 70. Un mari exemplaire, un homme charmant que certains idolâtraient, oubliant étrangement les atrocités qu’il avait commises.

 

Le film a été diffusé en avant-première lors du festival de Sundance 2019, mais sa date de sortie en France reste encore inconnue.