La saga James Bond

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VIDEOS - La séquence culte "Bond, James Bond" a été piquée à...

04/10/2012 - 10h07
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... Juarez, un biopic du révolutionnaire mexicain réalisé par William Dieterle en 1939. Et ce n'est pas le seul emprunt mythique de la saga.

Si Alfred Hitchcock fut l’un des premiers réalisateurs approché pour réaliser Dr No, c’est à Terence Young que revint finalement l’honneur de mettre en scène le premier James Bond. Scénariste puis assistant de grands noms du cinéma (Feyder, Josef Von Sternberg ou King Vidor), Young passe à la mise en scène après la guerre en enchaînant les films fantastiques et les séries B d’action.

Solide artisan Young était aussi un véritable cinéphile qui, très vite, se rendit compte des limites de 007 : “Au début, je n'avais pour seul repère que des livres, qui ne sont ni drôles ni sophistiqués. On ne pouvait pas traiter le sujet au premier degré. Sean a beaucoup apporté ; nous rivalisions pour trouver des idées drôles et ne pas s’enfermer dans la série B”. Young multiplie les séquences ironiques ou amusées et les audaces de cinéma pour imposer une nouvelle race de héros. Son sens du montage (à base d’accélérés et de jump cuts), ses idées de mise en scène réinventent le film d’espionnage. Il va même jusqu’à truffer ses Bond de références cryptées.

Le meilleur exemple reste celui de l’apparition de Bond. L’ouverture du film dans le casino est un moment culte. Une séquence clé du cinéma moderne pour sa présentation mystérieuse du héros et la phrase célèbre de Sean Connery (“Bond, James Bond”). Ce qu'on ne sait pas forcément, c’est que Young a admis avoir piqué cette idée dans le film Juarez, biopic du révolutionnaire mexicain écrit par John Huston, réalisé par William Dieterle et interprété par Paul Muni (le Scarface de Hawks). Dans ce film de 1939, l'apparition du héros est identique : un homme assis de dos écrit une lettre (au lieu de jouer aux cartes). La caméra cadre un groupe de mexicains en colère (les autres joueurs de Dr No) avant que le visage du révolutionnaire n'apparaisse au moment où il signe la lettre (découvrant à la fois son nom et son faciès). La preuve en images.



 

Pour la petite histoire, un an plus tard, Young récidive dans Bons baisers de Russie. Le livre s’ouvrait sur un portrait de Gant (le méchant) dans une station de la Baltique. L’idée géniale du scénariste Richard Maibaum et de Terence Young est de commencer le film sur le meurtre de Bond - avant de montrer qu’il ne s’agit que d’un sosie. Fan de la nouvelle vague, Young "emprunte" cette fois-ci à Alain Resnais et il a plusieurs fois reconnu que le jardin français aux sculptures antiques dans lequel Gant poursuit le faux Bond était un hommage au jardin de L’Année dernière à Marienbad.



 

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