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Après Gattaca, le réalisateur Andrew Niccol revient à la SF avec The Cross. Premières infos !

18/09/2009 - 09h41
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Avec Bienvenue à Gattacca, le réalisateur Andrew Niccol avait révolutionné la SF. Sans effets spéciaux ni gadgets, le cinéaste construisait une fable audacieuse sur les dérives de la science doublée d’un thriller psychanalytique redoutable. Après être passé par le thriller politique (le génial Lord of War), Niccol revient à ses premières amours : l'anticipation pur jus. The Cross est un film SF qui commence à faire parler de lui, mais dont on ne savait jusqu’ici que peu de choses. En fait, deux : 1/ il était question d’une frontière et pas d’une croix (“the cross” ayant les deux sens en anglais) et 2/ Vincent Cassel y croisait la route d’Orlando Bloom et d’Olga Kurylenko.
Il y a quelques jours, Vincent Cassel levait pour Premiere.fr le voile sur ce projet très excitant. Et précisait ainsi le pitch du film : « The Cross raconte effectivement l’histoire d’une frontière. En fait, un jeune type débarque dans une ville et veut traverser cette mystérieuse frontière dont tout le monde lui parle. Comme les autres, il pense que c’est mieux de l’autre côté. Manque de pot un gardien empêche les gens de traverser et le film se focalise sur le jeu du chat et de la souris qui s’installe entre le maton et ce type ». Et la SF dans tout ça, Vincent ? « Le film se situe dans un futur pas si loin, mais apocalyptique. Niccol sait incroyablement bien filmer ça : on lui doit quand même Gattacca ! ». Effectivement : entre visions du futur sidérantes et sous-texte engagé, The Cross devrait marquer le retour de Niccol aux affaires. Question casting, Vincent Cassel apportait aussi quelques précisions : « Celui qui veut traverser, c’est Orlando Bloom. Celui qui l’empêche, c’est bibi. Je suis le garde-chiourme, le garde de la frontière. Et bien entendu au milieu il y a une femme, la magnifique Olga Kurylenko ». Orlando Bloom en évadé ; Cassel en bad guy… Pas mal, mais Cassel s’empresse de compliquer la donne : « attention, je n’ai pas dit que j’étais le méchant. Tout dépend de ce qu’il y a de l’autre côté de la frontière et de qui veut traverser ! ». Par cette simple précision, Cassel laisse entendre que le film de Niccol sera plus complexe que prévu, qu’il va falloir tout relativiser et se creuser les méninges ; que le cinéaste pourrait perdre le spectateur dans des dédales d’hypothèses.

Au moment où l’acteur nous faisait ces révélations, on découvrait également les premières ébauches du décor. Six dessins permettaient de pénétrer dans l'univers du film. Signés Jean-Vincent Pujos, ces dessins donnaient des indices sur la tonalité visuelle du film. Images désolées et futuristes, bâtiments solitaires abandonnés dans des no man’s land inquiétants, mégalopole… tout cela rappelle l’atmosphère de grands films SF (au choix, Alien 3 ou, en moins urbain, Blade Runner) ou certaines BD du dessinateur Enki Bilal. Pas étonnant : il y a une dizaine d'années, Jean-Vincent Pujos signait le design de Tykho Moon, second film du dessinateur culte.

 
 
 
 
 
 
 
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