• Cinéma
  • News
  • Sorties cinéma
  • Horaires et salles
  • Bandes-annonces
  • Prochainement
  • Top cinéma
  • Galeries photos
  • Dossiers
  • Glamorama

Transformers 3 : et si Michael Bay était vraiment un auteur ?

08/07/2011 - 19h16
  • 7
Transformers 3 : et si Michael Bay était vraiment un auteur ?

Regardez mieux Transformers 3. Et vous verrez que sous la tôle froissée se cache un auteur. Oui Michael Bay himself !

Par François Grelet

A la lueur de la minable polémique qui enfle sur le net (sérieux, vous n’en aviez jamais vu des réals qui recyclaient leurs plans?), l’opprobe rejaillit sur les pecs luisants du beau Michael Bay. Tout le monde s’est précipité ce week end pour voir Transformers 3, tout le monde en est ressorti conforté dans ses préjugés (“ah bah, toujours aussi nul celui-là”), et tout le monde fera de même avec le prochain. Car au fond si il y a bien quelque chose qui ne changera jamais dans le cinéma de Michael Bay, c’est Michael Bay, lui même.
Un auteur donc, oui, indiscutablement, parfois dans le pire sens du terme, et identifiable dès le premier photogramme, même lorsqu’il vise la réinvention plastique.
Plus centré sur ses personnages, plus clair dans son découpage, complètement investi dans ses expérimentations sur la 3D : personne n’a cru bon relever les efforts mis en place sur ce Transformers 3, préférant se focaliser sur les figures les plus discutables de son réalisateur (la contre plongée sur le postérieur de son actrice, les pécasseries filmées au grand angle, le manque d’aisance dans le storytelling). Comme l’autre mal aimé du moment, Terrence Malick, Bay souffre en fait du symptôme de l’auteur sur-identifiable : inutile de chercher à rediscuter son cinéma puisqu’il reste invariablement le même... Pendant ce temps là, tout le monde campe tranquillement sur ses positions.
Une fois la problématique de l’auteur désamorcée, reste à mettre en perspective les films, leurs nuances, leurs variations et l’évolution globale de ce qu’on est bien obliger d’appeler une oeuvre. Deux périodes évidentes émergent. Celle, disco, trépidante, flashy, où le mentor s’appelait Bruckheimer, et qui court de Bad Boys à Bad Boys 2, comme un effet de boucle trop voyant pour ne pas être conscient, signalant par ailleurs l’épuisement d’un système où il s’agissait effectivement de tout mettre en permanence dans le rouge. Jusqu’à l’implosion. Boum.
Puis celle, toujours en cours, où Spielberg prend Bay sous son aile et lui fait bosser les fondamentaux : la lisibilité, le savoir-raconter, la nécessité de l’iconisation. Savoir prendre son temps, sans avoir à se renier. De Bad Boys à Transformers 3, une continuité donc, mais aussi un gouffre. La sensation, surtout, de voir un cinéaste, toujours brouillon mais, aussi, toujours mû par un désir (sain) de remise en cause et en question.
La valeur des films est accessoire (ici on les adore, ailleurs on les détestera, who cares?), juste prendre le temps de constater, pour ceux qui en doutait, que sous la tôle froissé et la toute puissance (pyro) technique, il y a bel et bien une âme qui sommeille. Pour ceux qui n'y aurait pas fait gaffe, c'est le sujet même de Transformers 3.

En savoir plus
Ils ont aimé
COMMENTAIRES
Connectez-vous en cliquant ici pour laisser un commentaire en utilisant votre pseudo. Si vous ne vous loguez pas, votre commentaire n'apparaîtra qu'en ANONYME.
dans transformers ia que de l'action a la fin --" on passe 2 H a regarder des gens parler .............
  • 0
  • 0
Anonyme | le 11/01/2012 à 16h24 | Signaler un abus
Votre réponse...
je trouve que Michael Bay est un bon auteur!!!!!!!
  • 0
  • 0
Anonyme | le 11/07/2011 à 16h43 | Signaler un abus
Votre réponse...
On peut en effet considérer que la persistance dans la médiocrité relève d'un système de pensée cohérent et, donc, d'une volonté auteuriste : c'est ce qui a permis depuis longtemps déjà de réhabiliter Max pécas. Trêve de plaisanterie, prendre Terrence Malick comme co-exemple pour appuyer votre argument est assez indigne.
  • 0
  • 0
Anonyme | le 11/07/2011 à 12h01 | Signaler un abus
Votre réponse...
Michael Bay est un auteur, comme tous les réalisateurs, sauf qu'il fait un cinéma de jeux vidéos, primaire, de fête foraine. Alors, oui, c'est un auteur, honnête, qui fait de la daube...
  • 0
  • 0
Anonyme | le 10/07/2011 à 12h40 | Signaler un abus
Votre réponse...
Merci de me donner du biscuit théorique pour aller me fighter avec tout un tas de blaireaux !!
  • 0
  • 0
Anonyme | le 09/07/2011 à 11h29 | Signaler un abus
Votre réponse...
Enfin quelque chose de juste posté sur le web, merci !
  • 0
  • 0
Anonyme | le 09/07/2011 à 11h08 | Signaler un abus
Votre réponse...
Cette question "et si Michael Bay était vraiment un auteur ?" me fait penser aux anciens films qui étaient décriés à leur sortie et qui maintenant, sont considéré comme des chef-d'oeuvre (m'voyez l'exemple ?) ou encore les groupes de rock qui étaient suivis par des millions de groupie qui sont aujourd'hui revendiqués par les jeune (hommes) comme étant méga cool et "IN" alors qu'aujourd'hui les groupes de rock à "groupie" sont moqués ou haïs par le même public ! Bref Mickael Bay est un génie pour les films du style de Transformers (la mise en scène, les effet spéciaux etc.) et là ou il a compris et ou il nous pigeonne c'est qu'il sait pertinemment que le scénario peut-être secondaire si ça envoie du lourd derrière (par exemple : The Island est l'un de ces meilleurs films (dans la veine de Transformers) salué par la critique en plus, résultat = Flop))
  • 0
  • 0
Anonyme | le 09/07/2011 à 01h19 | Signaler un abus
Votre réponse...
Cannes live !
  • C. de Turckheim vs. Virginie Efira 27/05/2012 - 13h50
  • Les erreurs de palmarès 27/05/2012 - 13h41
  • Reese Witherspoon, enceinte et canon 27/05/2012 - 12h58
  • R. Witherspoon reine du red carpet 27/05/2012 - 11h22
  • A Cannes aujourd’hui : hommage exceptionnel au cinéaste Claude Miller, best-of et palmarès Programme du jour à Cannes 27/05/2012 - 10h04
> Tout le Festival de Cannes