Star Trek Sans limites : le Top 10 des épisodes 3 des sagas cinéma

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A l'occasion de la sortie de Star Trek Sans limites, on fait le top des meilleurs numéros 3.

Star Trek Sans limites, qui sort aujourd'hui en salles, est le troisième film de la saga Star Trek rebootée (ou treizième si on prend en compte tous les films Star Trek sortis depuis le premier en 1979). Excellent film et excellent troisième épisode, qui retrouve les fondamentaux de l'univers de Gene Roddenberry (notre critique est ici). Souvent, dans les sagas cinéma, le premier film pose les fondamentaux, le deuxième les brise (L'Empire contre-attaque) et le troisième fait souvent n'importe quoi (Matrix Revolutions). Mais parfois le troisième film est une merveille. Voilà notre top 10 des épisodes 3. Les tops, les sommets, les plus grands.

10/Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban (Alfonso Cuarón, 2004)

De toute la saga c'est celui qui a le moins bien marché en salles. Et c'est évidemment le meilleur. Après deux films Warner embauche un auteur, Alfonso Cuarón, pour le tournant adolescent du sorcier de Poudlard. Le plus beau, à la fois le plus sombre (la mort du griffon, Sirius Black) et le plus lumineux (la fin avec le patronus en forme de cerf qui évoque Miyazaki), le mieux filmé de tous les Harry Potter. Harry devient adulte et Cuarón passe de cinéaste sensible (Y tu mamá también) à grand styliste. Et dire qu'il a failli réaliser Les Animaux fantastiques.

9/Before Midnight (Richard Linklater, 2013) 

L’une des sagas les plus improbables de l’histoire du cinéma. Où comment une jolie bluette nineties (Before Sunrise, 1995) a engendré un chef-d’œuvre moderne de la rom-com (Before Sunset, 2004) puis un troisième opus transformant le tout en un vaste work in progress sur le temps qui passe, le cinéma, et l’amour vu comme une promesse de petits coup de foudre à renouveler à l’infini. Julie Delpy et Ethan Hawke disent aujourd’hui ignorer s’il y aura un jour un quatrième Before. Nous, on est partant pour passer notre vie à les regarder (re)tomber amoureux.

8/Fantômas contre Scotland Yard (André Hunebelle, 1967)

Simple second rôle dans le premier épisode, De Funès, trois ans plus tard, a définitivement pris le pouvoir sur la série, exactement comme Peter Sellers dans les Panthère Rose. Le patron, c’est lui. Moins d’action, moins d’intrigue, moins de suspense, moins de Jean Marais, toujours plus de Fufu. Ça n’en fait pas l’épisode 3 le plus "tenu" de cette liste, mais c’est beaucoup plus rigolo que Le Retour du Jedi.

7/L'Armée des ténèbres (Sam Raimi, 1992)

Sam Raimi ressuscite Ash (Bruce Campbell), et refait ce qu'il avait déjà fait avec Evil Dead 2 : une suite/remake qui explose les compteurs du précédent opus. Ash débarque avec sa tronçonneuse et son canon scié ravager un Moyen Age de fantasy. Incroyable rollercoaster aux références puissantes (l'armée de squelettes surgie tout droit de Ray Harryhausen) qui ne s'arrête pas une seule seconde jusqu'à son final explosif, L'Armée des ténèbres est le chaînon manquant entre le Sam auteur petit malin de genre gore qui tache et le Raimi blockbuster de Spider-Man. Hail to the king, baby.

6/Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du roi (Peter Jackson, 2003)

Frodo parvient enfin au Mont du destin, Aragorn embrasse son destin de roi et la bataille finale pour la Terre du Milieu s'engage autour de Minas Tirith. Après deux films à ramper dans les ténèbres (la Moria, le Gouffre de Helm), tout n'est que montagnes et sommets dans Le Retour du roi. Sommet épique de la saga (l'attaque de Minas Tirith), sommet du cinoche de Peter Jackson (le prologue incroyable sur Gollum qui humanise définitivement l'ensemble), bref sommet de cinéma total à voir impérativement en version longue pour ses flambées morbides (les têtes coupées catapultées dans la ville assiégée, la cascade de crânes...). Hail to the king aussi.

5/Police Story 3 : Supercop (Stanley Tong, 1992)

Pas le meilleur Jackie Chan, mais le sommet de folie cinétique et d’extravagance HK (la scène de l’hélico !) de la franchise Police Story. Tourné il y a un quart de siècle, le climax dingo du film continue de ridiculiser 99,99 % de la production contemporaine.

4/Le Dernier pub avant la fin du monde (Edgar Wright, 2013)

Après une escapade jouissive aux Etats-Unis (Scott Pilgrim, four en salles), Edgar Wright retrouve Simon Pegg et sa bande pour conclure leur Cornetto Trilogy. Après les zombies, les flics, voilà l'apocalypse alien. Mais Wright et Pegg savent mieux que les autres que la référence nostalgique est une impasse. Le film sera donc sur cette impasse nostalgique. La réunion de potes d'enfance qui décidentde faire le "golden mile" (la tournée ultime des pubs de leur bled, douze pubs, douze pintes) tourne court. D'accord, il y a les vannes biturées, le découpage parfait, les scènes de baston réglées à la perfection par Brad Allen de l'équipe de Jackie Chan. Mais il y a surtout ce personnage incroyablement émouvant de Gary King (alcoolo suicidaire qui n'a jamais voulu grandir), la plus belle création du duo Wright et Pegg, chargé d'officier à l'enterrement de la Cornetto. Hail to the (Gary) king.

3/Goldfinger (Guy Hamilton, 1964)

Le meilleur Bond ? Notre rédac chef vénéré Gaël Golhen faisant une fixette sur Casino Royale, et l’expert maison David Fakrikian considérant Opération Tonnerre comme le plus bondien de tous les Bond, on ne se permettra pas d’écrire ici que Goldfinger est le Bond quintessentiel, définitif, le poème pop éternel qui plane au-dessus de toute la saga… Mais bon : la chanson de Shirley Bassey, le petit chapeau de Oddjob, Pussy Galore, le siège éjectable de l’Aston Martin, Jill Masterson recouverte d’or, "Do you expect me to talk ? -No, Mr Bond, I expect you to die"… Le meilleur Bond ? Bah quand même. Non ?

2/Une journée en enfer (John McTiernan, 1995)

John McLane a la gueule de bois, le frère d’Hans Gruber a décidé de ravager New York. Il y a des jours comme ça… Blockbuster orgasmique, triomphe artistique, leçon de cinéma, et exemple ultime de l’épisode 3 qui fait comme si l’épisode 2 n’avait jamais existé. Une manière pour McTiernan d’affirmer que la saga Die Hard, c’est lui, et personne d’autre. Au cas où quelqu’un en aurait douté…

1/Le Bon, la brute et le truand (Sergio Leone, 1966)

Pour une poignée de dollars installait le style Leone, Et pour quelques dollars de plus le poussait dans ses retranchements. Le troisième est l'aboutissement stylistique de cette "trilogie du dollar" où Leone annonce ses chefs-d'oeuvres suivants (la trilogie des Il était une fois). Par sa durée (2h41), par son thème (les héros se mêlent enfin à la grande histoire de l'ouest) et sa mise en scène enfin, qui mêlée à la musique d'Ennio Morricone donne au western spaghetti les dimensions de l'opéra gigantesque de la fin d'un monde : Le Bon, la brute et le truand est le Götterdämmerung de Leone.

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