Spider-Man : Homecoming, Hirune Hime, Song to Song : les films au cinéma cette semaine

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Ce qu’il faut voir ou pas cette semaine.

L’ÉVENEMENT

SPIDER-MAN : HOMECOMING 3 ★★★☆☆
De Pierre Coffin et Kyle Balda

L’essentiel
Le Spider-Man en solo du Marvel Cinematic Universe est une bonne récréation en attendant des aventures plus ambitieuses.

Mettons tout de suite les choses au point, Spider-Man Homecoming n'est pas un reboot du superhéros, puisqu'il a déjà été réintroduit avec succès dans Captain America : Civil War. Débarrassé de la tâche de relancer Spidey (tâche qui avait écrasé les imparfaits mais intéressants The Amazing Spider-Man de Marc Webb), Homecoming fait office de récréation au sein du Marvel Cinematic Universe : ni origin story ni grand moment pivot de la saga. Une récréation en attendant d'autres choses plus sérieuses (cette critique s'en ressentira forcément). 
Sylvestre Picard

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PREMIÈRE A AIMÉ

SONG TO SONG ★★★★☆
de Terrence Malick

Song to Song donne l’impression d’être un remix de dix films d’où Terrence Malick extrairait les moments les plus saillants pour les compiler dans une mixtape furieuse et désordonnée. Cette compression a pour conséquence de décupler le pouvoir des gestes, comme si la vie entière en dépendait. Les personnages se frôlent, se touchent, se caressent le ventre, s’embrassent du bout des lèvres, voire scrutent la gorge du conjoint pour y chercher son âme.
Nicolas Rioult

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HIRUNE HIME ★★★★☆
De Kenji Kamiyama

On va être honnêtes. On hésite un peu à vous raconter l’histoire de Hirune Hime – Rêves éveillés, tant l’efficacité de l’expérience repose sur la fraîcheur et l’innocence. La fraîcheur de la découverte, l’innocence des sentiments. L’excitation d’une aventure estivale. Cela va être dur d’écrire une critique en respectant ce principe,donc, sachez quand même qu’il y a de la magie, des robots géants, un univers steampunk, une courageuse lycéenne, le tout dans une construction gigogne qui autorise des revirements scénaristiques surprenants autour d’une course-poursuite et de secrets industriels...
Sylvestre Picard

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LOVE HUNTERS ★★★★☆
De Ben Young

Le public français est privilégié dans sa découverte de Love Hunters, sans connaissance du contexte créatif du film (l'un des acteurs principaux est surtout connu pour son travail comique en Australie ; le film serait adapté d'une hisoire vraie), il pourra mieux se concentrer sur ce que le film propose en termes de cinéma : un étouffant huis clos au ralenti, qui étire désespérement la violence de sa situation jusqu'à l'explosion. 
Sylvestre Picard

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UNE FEMME FANTASTIQUE ★★★★☆
De Sebastián Lelio

Une femme fantastique trouve et explore les chemins qui relient les cinémas de David Lynch et Pedro Almodóvar, à partir de leur point commun -leur amour pour une forme de cinéma classique, sirkien, qui carbure à la dynamique entre mélo/film noir. Lorsqu'Orlando, son amant plus âgé, meurt brutalement, la jeune Marina essaye de découvrir les derniers secrets d'Orlando tout en affrontant la famille du défunt (et, partant, une bonne partie de la société) qui la rejette.
Sylvestre Picard

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PREMIÈRE A PLUTÔT AIMÉ

AVANT LA FIN DE L’ETE ★★★☆☆
De Maryam Goormaghtigh

Le premier film de Maryam Goormaghtigh entremêle documentaire et fiction pour raconter les vacances, dans le Sud de la France, de trois potes d’origine iranienne dont l’un doit rentrer au pays à la rentrée. C’est un film de glande, gorgé de soleil et comme tourné au ralenti, évoquant un mélange entre les Lettres Persanes, pour l’observation distanciée des mœurs tricolores, et Le Plein de Super, le road-movie 70’s d’Alain Cavalier, pour le rythme alangui et agréablement laid-back. Entre scènes de drague et petites siestes au camping, Avant la fin de l’été menace parfois de tourner en rond, mais s’en sort toujours grâce au charme indolent de ces trois héros. Il restera peut-être même dans les annales pour cette réplique anthologique et quasi-houellebecquienne : « Je crois que le seul truc que je vais regretter de la France, c’est le rayon alcool de chez Carrefour. »
Cédric Page

 

PREMIÈRE A MOYENNEMENT AIMÉ

THE CIRCLE ★★☆☆☆
De James Ponsoldt

Emma Watson versus les réseaux sociaux. Dans The Circle, James Ponsoldt (The Spectacular Now) s’attaque aux nouvelles technologies et tente d’updater The Truman Show en appliquant au classique satirique de Peter Weir les codes d’une dystopie young adult. Emma Watson joue ici l’héroïne au cœur pur, propulsée au centre de l’arène et qui va se battre pour changer le système de l’intérieur. Soit Mae, une jeune fille bien sous tous rapports, sorte de Katniss next door, qui jongle avec les factures à payer et s’occupe le week-end de son adorable papa atteint d’une sclérose en plaques (Bill Paxton, touchant dans sa dernière apparition à l’écran). Une vraie opportunité d’ascension sociale (et la possibilité de bénéficier d’une couverture santé) s’offrent soudain à elle quand elle se fait embaucher par The Circle, une tech company de la Silicon Valley dirigée par un simili Steve Jobs à la tchatche et à la bonhomie irrésistibles (c’est Tom Hanks, toujours aussi adorable, même en faux gentil). La mise en place du film est plutôt réussie, sarcastique mais pas trop, assez espiègle dans sa caricature des mœurs faussement cool et légèrement concentrationnaires des entreprises des environs de San Francisco. Tout s’effondre quand le film essaye de passer aux choses sérieuses, et qu’Emma Watson devient l’enjeu d’un Loft Story pour millenials, où sa vie est scrutée et commentée par les internautes 24 heures sur 24. Ponsoldt et Dave Eggers (auteur du roman originel et co-scénariste) font mine de s’indigner de l’intrusion des Big Brother du net dans nos vies privées, tout en expliquant que, hey, c’est la modernité, faut s’adapter si tu veux pas crever. A moins qu’on n’ait rien compris ? La morale du film est en fait aussi confuse que l’intrigue elle-même, qui sacrifie deux personnages importants en cours de route (la bonne copine Karen Gillan et le rebelle joué par John Boyega) avant de les faire réapparaître dans les dernières minutes, au moment où on avait fini par les oublier. Ce qui témoigne soit d’une production compliquée, soit d’un j’m’en foutisme total. Message incompréhensible, défauts de fabrication… Un circle vicié.
Frédéric Foubert

ON THE MILKY ROAD ★★☆☆☆
De Emir Kusturica

Le décor : un no man’s land, quartier général d’une unité de soldats sympathiques. Le héros : un laitier poète qui se protège des balles avec un parapluie. L’événement : la mort par calcination d’une mariée et de son frère, précipitant leurs prétendants dans le chaos et… l’amour. Les plans de fanfares rock et d’oies qui cacardent vous manquaient ? Les belles natures mortes de robes de mariées aussi ? Les silhouettes burlesques, les échos de conflits armés, la mort qui guette ? Emir Kusturica est de retour, toujours aussi vivant, généreux et hanté par cette guerre des Balkans qui a mis à feu et à sang l’ex-Yougoslavie dont il convoque ici moins la nostalgie (il l’a déjà fait dans le controversé Underground) que le souvenir cendreux. Le scénario, comme d’habitude décousu, oscille entre comédie potache et tragédie pure, délires expressionnistes et performances douloureuses. Le mauvais goût, des effets spéciaux cheap, des blagues inappropriées (le battement d’ailes d’un papillon qui détourne de leur mission des commandos sanguinaires, hum) alternent avec des idées romanesques folles et des plans d’un lyrisme puissant. Quelque part, on est content de voir que Kustu en a encore sous la pédale, qu’il reste cet éternel idéaliste anar à l’énergie épuisante que personne n’a jamais su (pu) canaliser. On regrette aussi qu’il ne la mette toujours pas (cette énergie) au service des personnages, éternels sacrifiés de ses épopées pittoresques.
Christophe Narbonne

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