Sous le même toit : "J'aurais aimé être Richard Curtis, je suis devenu Dominique Farrugia"

Dominique Farrugia Sous le même toit

Confessions d'un ex-Nuls.

Lors de son passage à Nantes pour une avant-première de Sous le même toit à l'UGC Ciné Cité Atlantis, on a pris quelques minutes à Dominique Farrugia pour l'interroger sur sa dernière réalisation. L'histoire d'un couple en plein divorce, obligé de faire de la colocation forcée.

Critique de Sous le même toit : l’économie du couple version comique

Les similitudes entre Sous le même toit et L'Économie du couple de Joachim Lafosse sont assez frappantes. C'est pratiquement la même histoire, mais avec deux angles totalement différents.
C'est vrai que ça parle exactement de la même chose. C'est une histoire de couple et de partage de maison, d'économie. Chez lui c'est plus sombre et chez moi plus gai. Faire rire, c'est ce que je sais faire de mieux. Loin de moi l'ambition de traiter des mêmes sujets que Joachim.

Mais il y a une tentation chez vous de laisser la comédie de côté et d'aller vers le drame ?
Je ne sais pas. Non. Enfin… Pour l'instant, c'est comme au casino : je gagne donc je continue à jouer ! Le jour où il n'y aura plus de pièces, j'arrêterai. J'essaie de mêler les deux et de le faire le mieux possible. Je suis suffisamment grave à l'intérieur pour ne pas forcément avoir envie de l'étaler ailleurs. Après, j'ai une idée que je développe, qui à mon avis m'amènera plus vers quelque chose de dramatique que comique. Mais est-ce qu'on aura envie de me confier quelque chose dans ce genre ? Je n'en sais rien. Réponse le 19 avril, après les résultats du film !

Quels films de couples vont ont inspiré pour le scénario ?
Je ne suis pas un immense consommateur de ces comédies là. Et en fait on est un peu plus dans une anti comédie romantique dans Sous le même toit. J'aurais aimé être Richard Curtis, je suis devenu Dominique Farrugia. J'adore mélanger beaucoup de bêtise, d'humour, et un peu de tendresse et d'émotion. C'est vrai que c'est mon troisième film dans le même style, mais c'est parce que ça me touche beaucoup de les réaliser. 

Traiter de façon originale du thème de la séparation dans une comédie n'était pas forcément simple, surtout après Papa ou Maman.
Ce qui m'intéressait, ce n'était pas tant de parler de la séparation que de la collocation forcée. Un couple sur trois en France et un couple sur deux en région parisienne divorce. Dans les grandes villes, 60 % d'entre eux ont besoin de cohabiter pendant au moins la première année. C'était de ça dont je voulais parler. Le vrai pitch, c'est : "J'ai 20 % de l'appartement, toi 80. Donc soit j'habite dedans, soit tu me rachètes mes parts". Et il lui fait du chantage. Ça m'amusait d'avoir un loser magnifique et une femme qui tient tout à la maison, avec pratiquement un troisième enfant de 42 ans. 

Gilles Lellouche est d'ailleurs assez formidable dans le rôle. Est-ce un acteur qu'on dirige beaucoup ?
On peut lui parler, il est accessible (rire). On a fait beaucoup de lectures, on s'est énormément parlé. Et il improvise beaucoup, dans le même tempo que la scène. Pour vous donner une image, il part d'un concombre et il va jusqu'au panier de fruits et légumes. Mais parfois il va trop loin et il faut le ramener dans l'histoire. J'aime bien cette phrase de Chabrol : "On ne dirige pas les acteurs, à part pour leur indiquer où se trouve la cantine" (rire). 

Il y a cette scène un peu dingue où Lellouche se promène fièrement tout nu dans son salon, alors que sa belle-mère est présente. 
J'ai eu l'idée grâce à ma propre belle-mère, je lui ai fait une fois. Non, je déconne ! Gilles n'avait pas du tout envie de tourner cette scène et de montrer ses fesses. D'ailleurs ce ne sont pas les siennes. Ça me fait penser que c'est bizarre parce que dans BIS, il y avait déjà deux mecs poil… Je dois avoir un truc au fond de moi !

Des restes de l'époque Canal, non ?
Oui oui, j'aime la blague gratuite. Mais là elle n'est pas tant gratuite que ça. Le mec rentre chez lui - parce que c'est quand même chez lui - et sa belle-mère le trouve transparent et parle de lui à la troisième personne. C'est extrêmement vexant !

Interview François Léger

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