Lucasfilm

Rencontre avec Alden Ehrenreich et Donald Glover, Han Solo et Lando Calrissian dans le nouveau spin-off de la franchise.

Comment s’est passée la phase de casting ?
Alden Ehrenreich : J’ai commencé à auditionner en octobre 2015 et j'ai su que j’avais le rôle mars 2016. Et l’annonce officielle n’a eu lieu qu’en juillet ! Pendant quatre mois, j’ai dû faire semblant de ne pas avoir été choisi. Entre deux, c’était sorti dans la presse, et les gens venaient me voir : « Félicitations, mec ». Mais je ne pouvais rien confirmer !

Du coup vous avez vite dû vous confronter à la réaction des fans de Star Wars.
A.E. : Écoutez, ça va pour moi. Je suis allé à la Star Wars Celebration l’année dernière et l’ambiance était résolument détendue, tout le monde était là pour prendre du bon temps. C’est cool de faire partie de tout ça, les gens sont très investis quand il s’agit de Star Wars.
Donald Glover : Je ne peux pas me permettre de m'inquiéter de leur réaction. Si je commence, je vais forcément me sentir mal. Je veux juste m’amuser, faire partie de cet univers. Quand je suis arrivé sur le projet, j'étais un fan de base, surexcité. C’était difficile de faire comme si je n’avais jamais entendu parler de cette franchise (Rires).

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C’était vraiment dingue de jouer un des héros de votre enfance ?
D.G. : Un peu... Mais j'adore surtout l'idée que quelqu'un va forcément ressentir ce que j'ai ressenti devant les premiers films quand j’avais cinq ou six ans. Il y aura des mômes qui n'ont encore jamais entendu parler de Star Wars et qui iront voir Solo. C’est génial.

À quel point Han Solo est différent dans le film ?
A.E. : Il est beaucoup plus idéaliste que le Han qu’on connaît. Son passé est chaotique et rêve d'une vie meilleure. Ce qui est marrant dans ce film, c’est de le voir évoluer pour comprendre comment il est devenu ce personnage iconique.
D.G. : J'aime bien quand les héros font des erreurs au cinéma. Le premier film que j'ai vu dans une salle était La Dernière Croisade, et ça commence avec Indiana Jones gamin, qui tombe dans les serpents. J’ai pensé : « Oh, mais c'est pour ça qu'il déteste les serpents ! » Je trouvais ça super satisfaisant.
A.E. : Donc si vous aimez cette partie précise de ce film, vous allez adorer Solo !
D.G. : Ah ah ! Ce que je voulais dire, c’est qu’il y a plein de fois dans le film où on se dit : « OK, donc c’est comme ça que c'est arrivé ».
A.E. : Je vois ça un peu comme un biopic d'un personnage de fiction. Dans la trilogie originale, plusieurs dialogues évoquent à demi-mot des éléments sur le passé de Han Solo.
D.G. : Des tonnes ! Comme quand Lando lui dit : « You got a lot of guts coming here, after what you pulled ». Mais qu'est-ce qu'il a fait au juste ?
A.E. : Exactement, et on a des réponses à ce genre de questions. Ça fait de Han un héros à part, parce que la même chose n’aurait aucun intérêt avec Luke Skywalker : « Tu te souviens de ce qui s’est passé cette année-là, à la ferme ? »

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Alden, il paraît que Harrison Ford vous a dit tout ce que vous aviez besoin de savoir sur le personnage. C’est vrai ?
A.E. : Il m’a dit : « Si on te demande, tu n’as pas le droit d’en parler. » (Rires)

Mais ses conseils se sont avérés utiles ?
A.E. : Très. C'est un homme élégant, un vrai gentleman, et il m'a donné sa bénédiction. Ça m'a fait un bien fou de commencer le film dans ces conditions. On a parlé de sa carrière, de la façon dont il l'a menée tout en gardant son intégrité.

Ford a parfois la dent dure quand il évoque le personnage de Han Solo. Comme s’il était un peu blasé d’être toujours ramené à lui.
A.E. : Je ne crois pas. Il peut parfois sembler un peu dur, mais il n’hésite pas à dire à quel point retrouver le personnage dans Le Réveil de la Force a été une expérience bouleversante pour lui. Derrière cet air renfrogné, je crois qu’il y a beaucoup d'affection pour Star Wars et pour le rôle.

Donald, en tant que scénariste, vous avez essayé de mettre votre touche personnelle sur vos dialogues ou vous faisiez confiance aux réalisateurs ?
D.G. : J'ai essayé de réaliser chaque scène (Rires). Non, je leur ai fait totalement confiance. C’était d’ailleurs extrêmement confortable, je n'avais pas à me soucier du montage ou des plans de caméras. Je leur ai dit : « Je suis là pour faire ce que vous me demandez ». Mais ils étaient très ouverts à nos idées, ils voulaient qu'on tente des choses.
A.E. : Sauf que le problème avec l'improvisation dans le monde de Star Wars, c'est qu'on ne peut pas évoquer certaines choses. Genre faire référence à films des années 90.
D.G. : (Rires) Oui, tu es vite bloqué. « Tu vois, c’est un peu comme une pomme ». Mais ça n’existe pas dans Star Wars !

Il y a un culte du secret autour des films de la franchise, vous saviez tout de même pour quel rôle vous auditionniez ?
A.E. : Oui, je savais.
D.G. : Je croyais que j'allais jouer Han. Ils m'ont proposé Lando, j'ai dit non pendant cinq mois. Et au sixième j'ai accepté. Pour la moustache.
A.E. : J'en ai une aussi, c'est l'une des grosses révélations du film.
D.G. : Mais elle est rasée par un Wookie.
A.E. : T'étais pas censé le dire !

Solo : A Star Wars Story, le 23 mai au cinéma. Bande-annonce :

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