Sexe et violence au cinéma : vers des restrictions plus souples

Love Gaspar Noé

La nouvelle ministre de la Culture Audrey Azoulay prévoit des modifications dans les critères d’interdiction de films aux mineurs. 

En fonction depuis une vingtaine de jours, la nouvelle ministre de la Culture et de la Communication a rendu public lundi 29 février un rapport qui entend réformer les interdictions de films aux moins de 18 ans, sur des préconisations faites par Jean-François Mary, le président de la commission de classification des œuvres du CNC.

Antichrist, La Vie d’Adèle, Love : faut-il changer la loi ?

Audrey Azoulay entend précisément modifier un article du Code de cinéma qui entraîne une "interdiction automatique" d’un film aux mineurs lorsque celui-ci comporte "des scènes de sexe non simulées ou de très grande violence". L'article en question a profité plusieurs fois à l’association proche des millieux catholiques traditionnalistes Promouvoir, notamment en ce qui concerne Love (interdiction aux moins de 18 ans contre 16 auparavant), La Vie d’Adèle (réexamen de l’interdiction aux moins de 12 ans) mais aussi Antichrist de Lars von Trier, qui a perdu son visa d’exploitation en février dernier.  La réforme de classification des films devrait donc assouplir le régime en vigueur en attribuant à la Commission un élargissement de son pouvoir d’appréciation globale des œuvres.

L’autre volet de la réforme consiste à simplifier les voies de recours afin de réduire les délais de procédure devant la justice administrative. Audrey Azoulay a rappelé les deux enjeux de la réforme, celui de la protection de la jeunesse et de la vie économique des films. Une interdiction aux mineurs revient en effet à la mise à mort de la carrière d’une œuvre, en salle comme à la télévision.  

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