Santa & Cie, Paddington 2, Bienvenue à Suburbicon : les films au cinéma cette semaine

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Ce qu’il faut voir cette semaine.

L’ÉVENEMENT
 

SANTA & CIE ★★★★☆ 
D’Alain Chabat

L’essentiel
Une comédie familiale bourrée d’humour et de tendresse.

Cinq ans après Sur la piste du Marsupilami, Alain Chabat revient en tant qu’acteur, scénariste et réalisateur de Santa et cie, un joli conte de Noël pour toute la famille. Loin de jouer la carte du cynisme, le créateur des comédies à succès Didier et Astérix et Obélix Mission Cléopâtre veut amuser et faire rêver les petits et les grands enfants avec cette histoire remplie de situations cocasses et de bons mots.
Élodie Bardinet

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PREMIÈRE A ADORÉ

PADDINGTON 2 ★★★★☆
De Paul King

Il y a trois ans, le premier Paddington accomplissait un petit miracle de cinéma : adapter les aventures d'un ourson héros de livre pour enfants (aussi connu en Angleterre que Winston Churchill) en un film héroïque et hilarant. On ne va pas laisser traîner les choses : Paddington 2 est largement à la hauteur du premier film.
Sylvestre Picard

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SEULE LA TERRE ★★★★☆
De Francis Lee

Johnny se biture tous les soirs dans le pub de son petit village natal du Yorkshire pour oublier son quotidien morne de fils de fermier. Nettoyer l'étable, aider les moutons à mettre bas, s'occuper de la grange, réparer les enclos des bêtes... Autant de tâches difficiles et ingrates que le jeune homme ponctue à coup de pintes de Bombardier et de shots de Saint George. Sa vie bascule le jour où débarque Gheorghe, un immigré roumain engagé par son père pour l'aider à la ferme.
François Rieux

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UN HOMME INTEGRE ★★★★☆
De Mohammad Rasoulof

C'est l'histoire d'une famille qui essaie de garder sa ferme face à des promoteurs sans scrupules, et ça commence un peu comme un hommage au bronsonien Mister Majestyk avec des pastèques, des moustachus et un fusil. Un homme intègre menace effectivement d'exploser à chaque séquence, de se transformer en vigilante movie iranien. Mais le réalisateur Mohammad Rasoulof, qui doit jouer avec les contraintes techniques d'un tournage en Iran, ne peut pas tourner de fusillade apocalyptique ou de climax au napalm : il désarme donc son héros dès l'ouverture, avant de lui faire subir une pression de plus en plus forte. Craquera, craquera pas ? Mais l’impressionnant final du film permet de saisir qu'Un homme intègre n'est pas le récit classique d'un type ordinaire qui essaie de garder son honnêteté jusqu'au bout, mais l'histoire de la naissance d’un salaud. D'où viennent les gardiens de ce monde corrompu jusqu'à la moelle ? Un homme intègre ne nous donne pas la clé, plutôt une somme de circonstances dont l'illustration réaliste, sobre et glaciale, évoque le magistral Léviathan. Le parallèle avec le film d'Andreï Zviaguintsev n'est pas qu'esthétique -comme dans Léviathan, on est dans le romanesque, dans une tension permanente entre l'ellipse et le hors champ, et les money shots bibliques à base de poissons morts et de nature indifférente. Comme Léviathan, Un homme intègre est un western moderne où les pouvoirs du fric et de la religion marchent main dans la main pour broyer les corps et les âmes. On en sort avec la rage au ventre et l'envie d'allumer un grand incendie.
Sylvestre Picard

MAKALA ★★★★☆
D’Emmanuel Gras

Sur le papier, voir le britannique Terry George, le réalisateur d’Hôtel Rwanda, s’emparer de la question du génocide arménien suscitait forcément curiosité et intérêt. Mais au bout des interminables 2h13 de ce récit, on pense à un homonyme tant tout ce qui avait la force et l’intérêt de son long métrage précédent ont déserté cette Promesse. De la réalisation désuète et ampoulée au récit qu’on croit sorti d’un mauvais roman Harlequin (une gouvernante dont un étudiant en médecine arménien et un reporter américain se disputent le cœur, alors que les Turcs commencent à déporter les Arméniens à la veille de la première guerre mondiale), tout laisse circonspect. La dimension historique se dissout devant ce feu d’artifice de mièvrerie. Oscar Isaac et Christian Bale traversent le film comme des fantômes. Quant à Charlotte Le Bon, ce nanar malgré lui prouve, après Les recettes du bonheur et Bastille day, que se construire une carrière à l’international ne se fait pas en un claquement de doigts. Ce qui permet de saluer en creux le parcours de ses consoeurs qui y sont, elles, récemment parvenues.
Thomas Baurez

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PREMIÈRE A AIMÉ
 

LES GARDIENNES ★★★☆☆
De Xavier Beauvois

Coïncidence du calendrier, à trois semaines d’écart sortent deux films qui traitent à peu près du même sujet : le remplacement dans les champs des hommes par leurs épouses et leurs filles. Dans Le Semeur de Marine Francen (sortie le 15 novembre), l’action se passe en 1852 : tous les hommes d’un village, soupçonnés d’être républicains, sont victimes d’une rafle. Dans Les Gardiennes, soixante-trois ans plus tard, en pleine Première Guerre mondiale, ils sont au front.
Christophe Narbonne

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BIENVENUE À SUBURBICON ★★★☆☆
De George Clooney

Bienvenue à Suburbicon, le sixième long-métrage signé George Clooney, pourrait s’appeler Bienvenue à Charlottesville. L’acteur-réalisateur n’avait certes pas pu prédire les récentes éruptions de haine raciale en Amérique, mais impossible de ne pas penser à celles-ci quand, dans les premières minutes du film, on voit une famille noire emménager dans l’idyllique petite bourgade de Suburbicon, à la fin des années 50, et déclencher par leur simple présence la colère de leurs voisins blancs, qui sortent aussitôt les fourches et les drapeaux confédérés…
Frédéric Foubert

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TUEURS ★★★☆☆
De François Troukens et Jean-François Hensgens

Tueurs se pense comme la rencontre entre Heat et Zodiac. Jugez plutôt : dans les années 80, une bande de braqueurs ultra violents, surnommée par la presse « les tueurs fous du Brabant », ravage la Belgique (c'est une histoire vraie). On ne les retrouvera jamais (coucou Zodiac). Quarante ans plus tard, une juge qui veut déterrer l'affaire est assassinée au cours d'un braquage et les bandits sont accusés du meurtre -alors que c'est un coup monté, les braqueurs sont une bande d'anciens militaires au professionnalisme millimétré menée par Olivier Gourmet (coucou Heat). Le mélange entre scènes d'action scotchantes et enquête labyrinthique bien compliquée ne fonctionne qu'imparfaitement -on n'est jamais loin d'Olivier Marchal avec ces grandes figures de bourrins barbus qui parlent d'honneur et de burnes en permanence- mais l'ambition du projet est à saluer. Et Gourmet en McCauley wallon -droit, minéral, brut- est dément. Un vrai tueur, lui.
Sylvestre Picard

LOS NADIE ★★★☆☆
De Juan Sebastian Mesa

Pour son premier long-métrage, Juan Sebastian Mesa s’intéresse de près à la jeunesse de Medellin, à travers cinq amis qui vivent des arts de la rue et qui rêvent de voyage. Avec son choix du noir et blanc, le cinéaste renforce l’état d’esprit et la complexité de ses personnages, invisibles dans une société qui les dépasse, tout en apportant un aspect quasi documentaire intéressant sur la vie colombienne.
Maxime Kasparian

WE ARE X ★★★☆☆
De Stephen Kijak

We are X est un projet ambitieux qui retrace le parcours de X Japan, l’un des plus grands groupes de rock du japon, mais aussi l’intimité de son leader Yoshiki. Fasciné par leur musique, Stephen Kijak ne réalise pas qu’un simple documentaire, il dresse un portrait très émouvant et sincère dans lequel les membres du groupe se livrent sans retenue.
Maxime Kasparian

PREMIÈRE A MOYENNEMENT AIMÉ

STARS 80, LA SUITE ★★☆☆☆
De Thomas Langmann

Si l’on accepte le postulat de départ, à savoir bâtir un film autour de quinquagénaires bedonnants qui ne savent pas jouer la comédie, il faut bien avouer que Stars 80, la suite a ce petit charme suranné propre aux vieux tubes d’antan. Ça tombe bien, c’est le concept. 
Nicolas Bellet

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ISOLA ★★☆☆☆
De Fabianny Deschamps

Difficile de définir ce film, à cheval entre le documentaire-guérilla et la “fiction poétique pour les Nuls”. D’un côté, Dai, une Chinoise, le ventre arrondi, vivant isolée sur une île en attente de son mari ; de l’autre, l’arrivée très encadrée de migrants sur une cote italienne indéterminée. Lors d’un de ces débarquements, Dai recueille un jeune berbère qu’elle prend pour son mari et qu’elle protège en le retenant prisonnier dans une cage dorée. Bonjour la métaphore de l’enfermement (physique, mental) qui tourne en rond tandis que se joue, dans la réalité, un cataclysme humanitaire dont Fabianny Deschamps vole (en vrai) des images à la force d’évocation mille fois supérieure.
Christophe Narbonne

 

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La fable du coq d’Avénarius d’Ardronville

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Blast of Silence d’Allen Baron
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