warner bros

Ernest Cline a pourtant convaincu le réalisateur de jouer avec son héritage.

2045. Le monde est au bord du chaos. Les êtres humains se réfugient dans l'OASIS, univers virtuel mis au point par le brillant et excentrique James Halliday (Mark Rylance). Avant de disparaître, celui-ci a décidé de léguer son immense fortune à quiconque découvrira l'œuf de Pâques numérique qu'il a pris soin de dissimuler dans l'OASIS. L'appât du gain provoque une compétition planétaire. Mais lorsqu'un jeune garçon, Wade Watts (Tye Sheridan), qui n'a pourtant pas le profil d'un héros, décide de participer à la chasse au trésor, il est plongé dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant…

Le concept de Ready Player One permet à son créateur Ernest Cline, 45 ans, de jouer avec les films, jeux vidéo et mangas avec lesquels il a grandi. Quand il a appris que c’était Steven Spielberg qui allait adapter son histoire, il a halluciné, tant le réalisateur d’E.T, Rencontres du Troisième Type et Indiana Jones avait bercé sa jeunesse et inspiré son roman.

Ready Player One : "Si Steven n’avait pas été là, le film n’aurait pas pu voir le jour"

Il détaille pourtant dans le nouveau numéro de Première qu’il a dû, avec les producteurs de la Warner Bros., convaincre le cinéaste de jouer le jeu de l’auto-référence. Au départ, Steven Spielberg voulait limiter au maximum les clins d’œil à ses propres films, aussi bien ses réalisations que ses productions (Les Goonies, Retour vers le futur etc.) Mais ils ont réussi à le faire changer d’avis. Extrait :

Le livre est bourré de références à sa filmographie, mais il assure avoir coupé les citations tirées de ses propres films...
Pas vraiment. Ça l’inquiétait beaucoup de s’auto-référencer, il avait peur de l’autopromotion. On a dû le convaincre qu’il était impossible de rendre hommage au cinéma des 80s sans utiliser ses films. Il y a de nombreuses références à Amblin, pas toutes mises en avant, mais bien présentes. Ça l’a forcé à réfléchir à son propre héritage, mais il ne voulait pas se confronter frontalement à son travail de réalisateur. C’était plus facile pour lui de rendre hommage à ses collègues, comme Robert Zemeckis. On a quand même réussi à placer des références à Jurassic Park. (Rires.)

L’interview complète est à retrouver dans le nouveau numéro de Première.

Sommaire du nouveau Première : Taxi 5, Steven Spielberg, Bruce Campbell, Rosamund Pike, Dark City…

Prochainement au Cinéma