Vous ne savez pas quoi faire de votre jour férié ? Peut-être parviendrons-nous à vous convaincre d'aller admirer les chorégraphies endiablées de Channing Tatum, Matthew McConaughey et Alex Pettyfer ? Voici la critique de Magic Mike, de Steven Soderbergh, qui sort le 15 août :Le réalisateur de Sexe, mensonges et vidéo à la tête d’un long métrage inspiré du passé de strip-teaseur de Channing Tatum ? Ce qui ressembla un temps à un poisson d’avril est aujourd’hui la success story surprise de l’été US (110 millions de dollars de recette aux Etats-Unis pour un budget de 7) et – accrochez-vous – un des meilleurs films de Steven Soderbergh. S’il s’est bien muni de ses filtres bleus et jaunes préférés, le metteur en scène est redescendu de sa tour pour s’adonner à ce que les américains appellent un « crowd pleaser ». Soderbergh, qui fuyait le divertissement comme la peste depuis des années (voir Contagion, film de genre qui refusait de toucher au « genre »), s’est enfin décidé à réinviter la notion de plaisir dans son cinéma. Aussi décomplexé que ses go-go dancers, Magic Mike assure le show avec une détermination irrésistible et - c’est là que le projet devient réellement brillant - sans discrimination : le public féminin sera sensible à la débauche d’éphèbes, tandis que les garçons ne se feront pas prier pour s’identifier à ces héros profitant pleinement de leur pouvoir de séduction. Et tout le monde appréciera la volonté de Soderbergh d’ancrer son histoire et ses personnages dans la réalité pour signer un film qui, au final, se paie le luxe de concilier le fun, le fond… et les formes. Vous ne regretterez pas de lui avoir glissé un billet de 10 dans le string.Mathieu CarratierSuivez Mat_Carrat sur Twitter Bande-annonce du film :