Point Break
SND/Twentieth Century Fox

Le remake arrive ce week-end à la télévision.

Mise à jour du 12 janvier 2019 : A l'occasion de la première diffusion sur W9 dimanche soir du remake de Point Break, sorti en 2016 au cinéma, nous vous proposons quelques réflexions sur l'influence folle du film d'action de Kathryn Bigelow.

Article du 3 février 2016 : Vingt-cinq ans après la sortie de Point Break, on fête la sortie de… Point Break. Le premier remake officiel du hit de Kathryn Bigelow, qui couronne un quart de siècle de pompages et d’hommages. Retour sur le phénomène avec Edgar Ramirez, le Patrick Swayze des temps modernes.

1991. Surf + zeitgeist = hit générationnel 

Un flic infiltre un gang de braqueurs-surfeurs. Sous-estimé à sa sortie, Point Break est pourtant devenu un classique. "C’est une histoire intemporelle", théorise Edgar Ramirez, qui reprend le rôle de Bodhi dans le remake. "C’est un film à plusieurs niveaux de lecture : une charge contre le système, un conte spirituel, une superbe histoire d’amitié et un film de sports extrêmes". Un mélange des genres qui n’avait aucune raison de fonctionner à l’écran. Et pourtant…

 

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1991 (bis). La "naissance" de Kathryn Bigelow   

L’année de la sortie de Point Break, Kathryn Bigelow divorce de James Cameron. Couronnée de succès, la cinéaste s’impose comme l’une des rares femmes à avoir crocheté la porte des studios US. Elle va pourtant passer les années 2000 comme Pat Swayze et Keanu Reeves : au creux de la vague. Aujourd’hui, après ses deux Oscars pour Démineurs et le carton de Zero Dark Thirty, elle est revenue au top. 

Edgar Ramirez : "Fast and Furious était le premier remake de Point Break"

1994. Drop Zone, Point Break chez les parachutistes

Des malfrats qui se shootent aux sensations extrêmes, un flic qui les infiltre pour mieux les faire coffrer… Drop Zone de John Badham avec Wesley Snipes a absolument tout piqué à Point Break, oubliant cependant d’embarquer le talent durant le casse. Mais au-delà de ce nanar sympathique, c’est une partie de l’industrie qui ne s’est jamais remise du film de Kathryn Bigelow. Terminal Velocity, Cutaway, des séquences entières de GTA IV… Les aventures de Bodhi et Johnny Utah ont défini une époque et inventé un sous-genre (le film de chute libre ou de braquage extrême) et un continent de la pop culture. 

 

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2001. Fast and Furious, le remake officieux

"Fast and Furious est un remake de Point Break", assure Edgar Ramirez. "Au lieu d’être surfeurs, ils font des courses illégales en voitures ! C’est pour ça que Fast and Furious est une si bonne franchise. On appelle notre remake Point Break parce qu’on a Bodhi et Johnny Utah, mais la structure est la même que dans Fast. Dans les deux cas, ce sont des types hors du système qui se battent contre l’ordre établi. Il y a mille façons de réinterpréter Point Break".

2005. L’hommage de Brice de Nice

"Tout est dans Point Break, tout. Un mec, quand il voit ce film, il devient bilingue en surf". En fan hardcore de Point Break et de Bodhi, le surfeur winner de Jean Dujardin attend la vague ultime. Avant lui, La Cité de la peur revisitait la scène du chargeur vidé vers le ciel avec moult prouts. En 2007, Edgar Wright nous refaisait la même sans les flatulences dans le génial Hot Fuzz. Et difficile de ne pas voir un hommage au gang des présidents dans la scène du braquage de The Dark Knight Rises. Point Break est partout. 

2016. Le remake dopé aux sensations fortes

Une relecture testostéronée du film de Kathryn Bigelow fait le focus sur les sports extrêmes, l’action et une déferlante de scènes chocs. "Le monde était différent il y a vingt-cinq ans, mais ce besoin de protéger l’esprit humain des menaces du matérialisme et du capitalisme reste le même", avance Ramirez.  "Il s’agit d’aller plus loin, de répliquer, de détruire ces forces qui nous oppressent. Bodhi et son groupe sont plus pragmatiques. Ce sont des combattants".