American Psycho
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Christian Bale est de retour sur Netflix dans la peau du terrifiant Patrick Bateman.

Depuis quelques jours, American Psycho est de retour sur Netflix. Près de 20 ans après sa sortie, le film de Mary Harron, tiré du roman à succès de Bret Easton Ellis, et porté par un Christian Bale en grande forme, est toujours aussi fascinant. Sa fin ouverte reste particulièrement troublante, au point d’avoir envie, en le revoyant, de chercher des explications. Dès sa sortie, en 2000, la cinéaste revenait sur ses choix de mise en scène lors d’un entretien avec Charlie Rose, et avouait regretter sa fin, mal comprise par une partie du public. Attention, spoilers !

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"Cette confession n’a servi à rien"
A la fin du film, Patrick Bateman confesse de multiples meurtres, à commencer par celui de son collègue Paul Allen (Jared Leto), mais il n’est pas pris au sérieux. Etait-ce simplement un fantasme malsain qu’il n’a jamais mis à exécution ? La scène de l’ATM, au cours de laquelle il tue une femme puis fait exploser une voiture de police après avoir vu le message "Feed Me a Stray Cat" sur la machine paraît "bigger than life", trop énorme pour être vraie. La discussion finale, au cours de laquelle l’avocat lui assure qu’il a croisé Allen à Londres ou l’entretien avec l’enquêteur, qui lui démontre qu’il a un alibi, laissent entendre qu'il a tout inventé.

"Je crois que j’ai raté cet aspect, car tout le monde sort du film en pensant que c’était un rêve, que tout était dans sa tête, expliquait à l'époque la réalisatrice. Mais je n’ai jamais voulu montrer ça… Je crois que j’ai raté la scène de fin, si les gens comprennent l’inverse. J’aurais dû faire quelque chose de plus ouvert. On a l’impression que tout s’est passé dans sa tête, mais de mon point de vue, pas du tout !"

Le roman de Bret Easton Ellis est plus flou : Patrick Bateman étant un narrateur peu fiable, cela laisse au spectateur le soin de se faire son propre avis. Mary Harron considère que Patrick Bateman a bien commis tous ces crimes, mais pas exactement de la manière vue à l’écran. Son film montrerait la version fantasmée des meurtres, précisent les bonus d’American Psycho : "On doit comprendre qu’il tue vraiment ces personnes, mais il n’est probablement pas aussi bien habillé, les prostituées ne sont pas aussi jolies, et tout ne se passe pas aussi facilement." Qu’il ait ou non assassiné des gens, la phrase finale de l’anti-héros insiste sur le fait qu’il évolue dans un monde pourri, cynique et égoïste, puisque ses collègues sont totalement indifférents à ses aveux. "Cette confession n’a servi à rien", conclut Bateman en les observant, dépité. Détail intéressant et symbolique, un message inscrit sur la porte juste derrière lui prévient que "ce n’est pas la sortie."

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