visuel ocean 8
Warner Bros

Un gang de filles redonne un coup de fouet à une franchise endormie.

Honnêtement, la franchise Ocean ne nous manquait guère. Car après le carton d’Ocean’s eleven, le savoureux remake de L’inconnu de Las Vegas avec la joyeuse bande de Clooney, Pitt et consorts, ses deux suites ont eu tendance à méchamment ronronner pour ne finir par provoquer qu’un vague sentiment d’ennui entre deux sourires. Mais voilà qu’un gang de filles débarque pour lui donner un second souffle. En l’occurrence Debbie Ocean (Sandra Bullock), la sœur de Danny, qui, à l’instar de son frangin, va réunir une équipe de professionnelles de l’arnaque (cette première partie est réjouissante) pour subtiliser un collier à 150 millions de dollars au cou d’une célébrité. Et ce lors d’un des grands événements mondains de la ville de New- York : le gala du MET

Pourquoi les studios féminisent leurs franchises

Braquage réussi

Luxe, glamour et bling bling sont bien évidemment au rendez- vous de cet Ocean’s 8. Mais Gary Ross – ami de Soderbergh qui lui en a confié les clés vingt ans après avoir produit son premier long, Pleasantville – ne s’enferme jamais dans un film bêtement girly. Il renoue simplement avec l’ADN de cette franchise. Du clinquant, de la dorure, du chic et du choc certes mais surtout de l’élégance, de l’humour et du rythme. Ou comment doper un film de casse par une bonne dose de malice et de second degré. Qu’importe qu’ensuite le casse en lui-même ait un air de déjà vu : Bullock et ses amies (dont Cate Blanchett et une surprenante Rihanna) avaient gagné leur pari bien avant : ressusciter une franchise devenue pantouflarde à travers un divertissement efficace.

 

Ocean's 8, de Gary Ross, avec Sandra Bullock, Cate Blanchett, Anne Hathaway, Helena Bonham Carter, Mindy Kaling, Sarah Paulson, Rihanna et Awkwafina, le 13 juin au cinéma.