Guillermo del Toro
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La justice donne raison à Guillermo del Toro.

La plainte déposée par la famille du dramaturge Paul Zinder, récompensé par le Prix Pulitzer, accusant La Forme de l’eau de Guillermo del Toro d’avoir plagié la pièce Let Me Hear You Whisper, a été rejetée par la Cour fédérale de justice californienne, rapporte The Hollywood Reporter. La décision, rendue le mardi 24 juillet par le juge Percy Anderson, ne permettra pas à la famille de Zinder de faire appel. "La Cour conclut que, bien qu’il y ait des similarités mineures, le film et le livre ne sont pas substantiellement similaires à la pièce", a déclaré l'intéressé après avoir examiné l’intrigue, le cadre de l’action, les thèmes, le rythme, l’ambiance, les dialogues et les personnages des deux œuvres.

Accusé de plagiat, Guillermo del Toro se défend

"Bien que la pièce et le film partagent le même principe d’une employée dans un centre scientifique qui décide de libérer une créature sujette à des expérimentations, ce concept est trop général pour être protégé", explique Anderson. Cette remarque vaut pour d’autres éléments, comme le fait que l’employée soit touchée par la mort imminente de la créature ou la relation entre un humain et non-humain.

Le juge n’a pas appliqué la règle du "ratio inversé", selon laquelle plus une œuvre est accessible, moins les similarités avec celle-ci doivent être nombreuses. Cette loi, qui fait partie de l’arsenal juridique américain concernant le droit d’auteur, n’est pas systématiquement appliquée dans le cadre d’un litige, aucune relation absolue n’existant entre le degré d’accessibilité d’une œuvre et le degré de copie.

La forme de l'eau : Divinement beau [Critique]

A la veille des Oscars, soit juste avant de recevoir la statuette du meilleur film pour ce conte fantastique porté par Sally Hawkins et Doug Jones, Guillermo Del Toro s’était défendu de tout plagiat dans une interview accordée à Deadline : "Je n’ai jamais lu ou vu cette pièce. Je n’en avais jamais entendu parler avant de réaliser La Forme de l’eau et aucun de mes collaborateurs ne m’en a parlé." La justice a finalement donné raison au réalisateur.