Man of Steel
Warner Bros
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Henry Cavill est à la hauteur dans le film de Zack Snyder.

L'histoire, tout le monde la connaît. Un bébé né sur la planète Krypton. Lorsque celle-ci s'apprête à exploser, ses parents placent l'enfant dans une capsule de sauvetage et le confient à l'espace. Echoué sur Terre, recueilli par un couple de fermiers, l'enfant va grandir, découvrir ses super-pouvoirs, et devenir Superman. Face à ce super-héros iconique, deux choix sont possibles pour une remise à zéro du personnage : embrasser sa mythologie (façon Star Trek) ou la détruire (façon Batman). Man of Steel choisit de rester fidèle au personnage, à l'exception de détails franchement mineurs (pas de slip rouge, donc). Intelligemment rythmé par une structure en flash-backs, le film raconte les origines et la formation de Kal-El alias Clark Kent alias Superman (le visage d'Henry Cavill, doté d'un physique impressionnant, est idéalement taillé pour le rôle) alors que la Terre est menacée par le général Zod. Dans la peau de ce dernier, Michael Shannon compose avec sobriété un personnage dément. Militaire nationaliste apôtre de la société eugéniste de Krypton où la place de chacun est déterminée dès la conception, Zod est un guerrier au charisme et au regard de fer qui se considère comme représentant de la race supérieure, envoyant ses séides à l'assaut (formidable Antje Traue, sidekick badass au regard foudroyant) sans remords.

Henry Cavill : "Man of Steel, c'est pas le Superman de papa"

Superman Begins
Sur le papier la fusion Zack Snyder / Christopher Nolan paraît curieuse : pour le studio Warner, désormais délesté de tout nouveau film Batman, il s'agit de relancer la franchise Superman et de trouver un super-héros solide face aux blockbusters pop et rutilants (et très rentables) du studio Marvel. A première vue, Snyder le styliste pompier s'écrase face au réalisme frontal de Nolan : on ne trouvera pas les fameux ralentis hyper travaillés du réalisateur (à l'exception de la cape rouge de Superman claque comme celles des guerriers de Léonidas dans 300). Il faudrait considérer Man of Steel comme un nouveau Batman Begins -le film qui a redéfini le cinéma de super-héros il y a huit ans pile. Même deus ex machina (Nolan), même scénariste (David S. Goyer), même compositeur (Hans Zimmer livre une partition à la fois aérienne et terrassante), même volonté de faire dans le sérieux et le costaud. Mais il ne s'agit pas de remettre en question le personnage de Superman, d'interroger le rôle du surhomme dans la société (à la différence du Dr Manhattan de Watchmen) -les références plus ou moins discrètes à Jésus insistent  au contraire sur la dimension messianique (donc nécessaire) de Superman. Le but de Man of Steel est tout simplement de livrer un énorme film d'action. Et de ce point de vue-là, le contrat est largement rempli, le côté Snyder du film l'ayant emporté sur le côté Nolan : le prologue avec ses visions de science-fiction psychédélique sur Krypton, la découverte par Clark de sa capacité à voler, enfin le dernier tiers bourré de scènes d'action spectaculaires -la confrontation finale Clark/Zod valant son pesant de pop-corn. On pourra regretter le manque d'audace -voire la légèreté- du script, le peu de présence à l'écran de Kevin Costner (essentiel dans le rôle du père adoptif), et la conversion 3D pas toujours heureuse à l'oeil (surtout que de nombreux plans sont tournés à l'épaule). Autant dire peu de choses. A l'arrivée, Man of Steel pose avec une efficacité technique bluffante les nouvelles fondations du bon vieux Superman. Il sera toujours temps, pour un deuxième épisode, de ravager tout cela.
Sylvestre Picard

PS : à l'exception de deux détails très mineurs, aucun lien explicite ne rattache Man of Steel à l'univers plus large des DC Comics pour préparer un nouveau Batman ou un éventuel film Justice League. Au vu du démarrage foudroyant de Man of Steel, une suite semble quasi obligatoire ; mais les plans du studio Warner pour créer leur Avengers à eux restent mystérieux. A suivre..

Bande-annonce de Man of Steel :