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A l'occasion de la rediffusion de Benjamin Button, voici sept scènes capitales de la filmo du réalisateur.

Ce soir, France 3 proposera à 20h55 L'étrange histoire de Benjamin Button avec Brad Pitt et Cate Blanchett. Acclamé à sa sortie, le film contient l'une des séquences les plus marquantes de toute la carrière de David Fincher

 

 

Benjamin Button ou le film le plus hollywoodien et le plus expérimental de David Fincher

Le suicide de Ripley (Alien 3, 1992)
Le film est un semi-échec (une demi-réussite ?), mais le sacrifice final d’Ellen Ripley traumatisera néanmoins les ados de l’époque, qui pensaient que l’amazone de l’espace était invincible. Dans la foulée, le suicide deviendra le grand motif de la filmographie 90s de Fincher. Non, cet homme n’est pas là pour rigoler.

 

 

Le générique d’ouverture (Seven,1996)
2 minutes et 8 secondes de déflagration nihiliste qui, sur le Closer de Nine Inch Nails, redéfinissent l’art du générique et imposent l’esthétique poisseuse et cauchemardesque de la génération X. Bien que pompé partout depuis, il n’a pas pris une ride en presque vingt ans. 

 

 

Se7en : une plongée au coeur d'un générique culte

Tyler Durden apparaît près de la photocopieuse (Fight Club, 1999 ) 
Il y a cinq images subliminales dans Fight Club – jusqu’au pénis en guise de climax –, de quoi expliquer en partie le triomphe du film en DVD (au moins, là, on pouvait appuyer sur « pause »). Bien plus qu’un gadget, c’est le manifeste punk d’un cinéaste qui entend coloniser votre subconscient.

 

 

L’anse de la cafetière (Panic Room, 2002)
Alors qu’elle visite la maison de Jodie Foster et quadrille l’espace autour d’elle, la « caméra » de Panic Room passe entre une cafetière et son anse, s’affranchissant des lois de la physique cinématographique. Certains critiques s’étranglent, une mini bataille d’Hernani s’ensuit. Aujourd’hui, ce genre de plan est devenu monnaie courante dans le cinéma américain. Vous avez dit visionnaire ?

 

 

« Peu de gens possèdent une cave en Californie... » (Zodiac, 2007)
Jake Gyllenhaal
 accompagne dans son sous-sol un ancien employé de cinéma qui a des tuyaux sur le Zodiac. À moins qu’il ne soit lui-même le tueur ? Les ténèbres, l’obsession, les films, la mort, la vérité qui échappe et rend fou... Difficile d’extraire une séquence, une seule, du monumental Zodiac, mais tout Fincher est dans celle-là.

 

 

Emotion capture (L’Étrange Histoire de Benjamin Button, 2009)
Après des années d’exil au bout du monde, Benjamin (Brad Pitt) retrouve Daisy (Cate Blanchett). Stupeur : l’acteur qui émerge de la pénombre est plus jeune que dans Fight Club, plus jeune que dans Seven, tel que l’a fixé pour l’éternité Ridley Scott dans Thelma et Louise. Vingt ans de cinéma résumés en une image. On oublie parfois que les effets spéciaux peuvent aussi nous faire pleurer.

 

 

Taraji P. Henson a touché un salaire "insultant" pour L'Etrange Histoire de Benjamin Button

Erica Allbright largue Mark Zuckerberg (The Social Network, 2010)
La scène d’ouverture du « film sur Facebook » réinvente le champcontrechamp en se calant sur le flux dément des dialogues de Sorkin. Quinze ans après Fight Club, un autre film monstre et générationnel qui synthétise l’époque tout en l’excédant. Sauf que cette fois, la critique est à genoux et le public au rendez-vous. Fincher King.

 

 

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