Le top 15 des meilleurs films de zombies

Top meilleurs films de zombies

Braaaaaaaiiiiiiins.

Le succès de la série The Walking Dead les a rendus immensément populaires, mais les zombies ne cessent de se réinventer depuis La Nuit des morts-vivants de George Romero, en 1968. Besoin d'une petite dose de cerveaux bien sanglants à l'approche de la sortie de Resident Evil : Chapitre final ? Nourrissez-vous de notre top 15 des meilleurs films de zombies.

15. Dead Snow 2 de Tommy Wirkola (2016)
Le pitch : le dernier survivant d'une attaque de zombies nazis découvre qu'on lui a greffé un bras de mort-vivant aux pouvoirs surnaturels. Avec sa force surhumaine, il veut en finir une bonne fois pour toutes.

Presque un genre en soi, le "nazi zombie film" a trouvé avec Dead Snow 2 son plus éminent représentant. Lancée à 200 km/h sur l'autoroute du délire, cette suite jouit de vraies ambitions de réalisation et un d'un rythme insatiable. Le mélange parfait entre humour, gore et action, injustement privé d'une sortie en salles chez nous mais disponible en VOD. 

14. Dernier Train pour Busan de Sang-Ho Yeon (2016)
Le pitch : Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l'état d'urgence est décrété. Les passagers d'un TGV se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu'à Busan, l'unique ville où ils seront en sécurité…

Sang-Ho Yeon rejoint l'esprit de Romero dans ce conte politique qui a en ligne de mire l'individualisme de la société coréenne. Dans l'enchaînement des wagons à traverser pour espérer rester en vie, le réalisateur affole par sa maîtrise de la gestion de l'espace (forcément limité), et construit quelques grands moments de bravoure.

13. Braindead de Peter Jackson (1990)
Le pitch : La mère d'un jeune homme timide se fait mordre par un singe-rat de Sumatra et se transforme en zombie cannibale. L'invasion des morts-vivants commence.  

Avec trois millions de dollars en poche, Peter Jackson se lance dans un étalage de gore et de pur second degré, avec une volonté si forte de surenchère dans le trash qu'elle en devient jubilatoire. Un film de potes doté d'un gros budget, mais déjà des compositions de plans qui trahissent le talent du réalisateur. Inoubliable.

12. 28 Semaines plus tard de Juan Carlos Fresnadillo (2007)
Le pitch : six mois après qu'un virus a décimé l'Angleterre, deux enfants retrouvent leur père et tentent de retrouver une vie normale dans un camp de réfugiés dirigé par l'armée américaine.

Ça commence (presque) par une scène d'une tension dingue : le personnage de Robert Carlyle laisse sa femme se faire bouloter par les infectés et se taille en courant vers un bateau, poursuivi par des dizaines d'infectés. Le film n'ira jamais vraiment plus haut que ça, mais 28 Semaines plus tard se démarque des autres productions dans sa description de "l'après" et son troublant parallèle avec les camps de réfugiés. À se demander pourquoi le réalisateur Juan Carlos Fresnadillo n'a pas connu une plus belle carrière par la suite.

11. L'Enfer des zombies de Lucio Fulci (1979)
Le pitch : une femme à la recherche de son père se rend avec une petite équipe sur l'île de Matu, où un médecin tente de trouver un remède contre une maladie qui ramène les morts à la vie  

Loin de l'angle politique et social de Romero, l'autre maître des zombies réinterprète le mythe vaudou du mort-vivant et insiste avec joie sur le gore et la décrépitude des corps. Dans l'excès, toujours. "Le seul film où un zombie mange un requin", résume Guillermo Del Toro. Pas mieux.

10. Le Jour des morts-vivants de George Romero (1985)
Le pitch : les derniers survivants se cachent dans un camp militaire fortifié, où un scientifique expérimente sur les zombies. 

Le mal-aimé. Certes moins puissant dans son propos que Zombies ou La Nuit des mors-vivants, Le Jour des morts-vivants est une intéressante critique de l'Amérique reaganienne, avec en fond le spectre de la militarisation à outrance. Romero y plante les graines de Land of the Dead (Bud, le zombie qui pense) et réussit un thriller claustro qui n'oublie pas de régaler les amateurs de gore dans son troisième acte. Généreux et malin.

9. [REC] de Paco Plaza et Jaume Balagueró (2008)
Le pitch : une journaliste et son caméraman suivent des pompiers appelés pour une urgence dans un immeuble. Leur reportage ne sera pas exactement ce qu'ils espéraient.

Le premier film de zombies en found footage, ce qui est déjà en soi une petite révolution. Si le dispositif montre évidemment ses limites (qui filmerait encore avec ce qui se passe ?), [REC] compense largement par sa nervosité et la tension qui se dégage à chaque ouverture de porte. Du jump scare en veux-tu en voilà et des idées piquées un peu partout au cinéma d'horreur, mais que le duo de réalisateurs s'approprie avec virtuosité. Vraiment (vraiment) flippant.

8. Land of the Dead de George Romero (2005)
Le pitch : le monde est tombé depuis longtemps, mais une ville barricadée résiste encore et toujours à l'envahisseur…

Vingt ans après, la suite logique de l'évolution des zombies entamée avec Le Jour des morts-vivants. Une série B sous-estimée au budget démesuré pour un Romero, bourrée de bonnes idées (les feux d'artifices pour attirer les zombies, les morts intelligents), qui permet au réalisateur de se renouveler tout en remettant tranquillement la jeune génération à sa place. La critique de la lutte des classes est un peu grossière, mais c'est fait avec tellement de coeur qu'il est impossible de ne pas se laisser prendre au jeu. 

7. Bienvenue à Zombieland de Ruben Fleischer (2009)
Le pitch : Dans un monde infesté de zombies, deux hommes tentent de survivre.

Un film assez malin pour s'amuser du genre sans jamais tenter de le parodier. Généreux, drôle et impeccablement interprété, Bienvenue à Zombieland est truffé de moments d'anthologie et s'appuie sur des personnages immédiatement attachants, qui ne trouveront le salut qu'ensemble. Le pendant américain de Shaun of the Dead.

6. Dellamorte Dellamore de Michele Soavi (1994)
Le pitch : Francesco Dellamorte (Rupert Everett, canonnissime) est gardien d'un cimetière paumé où toutes les nuits les morts surgissent de leurs tombes en quête de chair fraîche. Avec son assistant obèse Gnaghi, chaque nuit, Dellamorte fait le ménage dans les zombies au revolver.  

Synthèse stylisée (chaque plan est à tomber raide) du film de mort-vivant transalpin adaptée du scénariste de génie Tiziano Sclavi (créateur de la BD Dylan Dog dont ce film est une version alternative), Dellamorte Dellamore est une vision nostalgique et déchirante de la mort de l'amour. C'est, parfois, souvent, beau à pleurer. Pas un hasard si le film suivant de Michele Soavi s'appellera Arrivederci Amore, Ciao.

5. La Nuit des morts-vivants de George Romeo (1968)
Le pitch : une femme se réfugie dans une maison isolée avec un routier afro-américain. Dehors, les morts reviennent à la vie.

Le premier film de George A. Romero et le pilier du genre. Beaucoup de choses ont vieilli dans La Nuit des morts-vivants (le jeu d'acteurs, notamment) mais le sous-texte politique est intact. Un plaidoyer puissant contre le racisme, qui a permis au cinéma fantastique de sortir des carcans dans lesquels on le confinait. Une oeuvre essentielle. 

4. 28 Jours plus tard de Danny Boyle (2002)
Le pitch : Jim se réveille d'un coma 28 jours après le début d'une épidémie qui transforme ses victimes en monstres assoiffés de violence.

Boyle débarque dans le zombie-game et le révolutionne à lui tout seul. Le réalisateur enchaîne les plans hallucinants dans un Londres vidé de ses habitants et provoque une crise existentielle chez les fans de Romero : ici les infectés font le 100 m plus vite qu'Usain Bolt. Ça peut démanger, mais le genre en avait sacrément besoin (même si le concept avait déjà été utilisé en 1985 dans Le Retour des morts-vivants, de Dan O'Bannon). Deux ans plus tard, Zack Snyder piquera d'ailleurs l'idée pour L'Armée des morts, avec brio.

3. Shaun of the Dead d'Edgar Wright (2005)
Le pitch : deux losers anglais sont confrontés à l'apocalypse zombie. 

Voilà ce que Première écrivait à sa sortie : "Plus fin qu'il n'en a l'air, Shaun of the Dead s'affirme non seulement comme l'un des meilleurs films de zombies mais aussi comme la comédie la plus inspirée qu'on ait vue depuis belle lurette, nourrie de sous-culture, de références pop et d'humour de comptoir". Difficile de mieux résumer l'exploit d'Edgar Wright, génie du comique visuel et de la narration. Increvable, le film révèle un nouveau détail à chaque visionnage.

2. L'Armée des morts de Zack Snyder (2004)
Le pitch : Alors que les zombies marchent sur le monde, un petit groupe tente de retrouver un semblant de normalité dans un centre commercial.

Un remake de Zombie sous amphétamines et un film de morts-vivants d'une redoutable efficacité (la scène de la salle de bain !). Zack Snyder joue malicieusement avec les codes et réussit à imposer des personnages forts, le talon d'Achille de Romero. Un train lancé à pleine vitesse, jusqu'à la dernière seconde du générique.

1. Zombie de George Romero (1978)
Le pitch : Un groupe de survivants se réfugie dans un centre commercial abandonné. Alors que la vie s'organise à l'intérieur, la situation empire à l'extérieur…

Si on met de côté les effets spéciaux forcément datés (quarante ans ont passé et ça se voit), Zombie reste encore et toujours le mètre étalon du genre. Évidemment une critique assassine de la société consommation à la limite de la misanthropie, mais un grand film d'horreur avant tout, qui fait preuve d'une créativité débordante dans l'utilisation de son décor. L'imaginaire autour des zombies n'a jamais vraiment quitté le Monroeville Mall.

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