La promesse de l’aube est tenue [Critique]

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Sans atteindre des sommets, cette adaptation du classique de Romain Gary brille par sa mise en scène soignée.

Ceux qui aiment, qui ont aimé le monument littéraire de Romain Gary n’en voudront certainement pas à Eric Barbier d’avoir réalisé un film aussi respectueux de l’œuvre originale, quitte à décevoir ceux attendant de l’audace et des prises de liberté plus grandes. Comme le bouquin, autobiographique, l’adaptation ciné suit une chronologie précise, de l’enfance de Gary en Pologne à son engagement dans les Forces Aériennes Françaises Libres dans les années 40, en passant par son enracinement en France, à Nice. Comme dans le bouquin, il est question de la relation fusionnelle de Gary avec sa mère, ex-actrice frustrée qui a projeté ses rêves de gloire dans son unique enfant qu’elle a jalousement élevé toute seule –dans les deux cas, le père est lointainement évoqué.

Un film à l’ancienne
Si Barbier se contente d’illustrer le roman (c’est déjà ça), il le fait avec l’application de l’artisan. La reconstitution est précise (décors, costumes), la photo, délicate, les effets visuels, efficaces (impressionnante scène de bataille aérienne). C’est un biopic carré, d’un romanesque suranné, dans lequel Charlotte Gainsbourg livre une prestation à l’ancienne, volontiers expressionniste, avec un accent russe à couper au couteau, loin du réalisme en vogue. Face à elle, Pierre Niney excelle à jouer le jeune premier tourmenté, son emploi du moment. Rien de très excitant mais rien non plus de catastrophique. On se surprend même à être ému dans le dernier tiers du film quand le mélo, accentué par une musique emphatique, prend des accents baroques, presque almodovariens.


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