La Mauvaise éducation
Pathé

Arte poursuit son cycle Almodovar ce soir. Après le film, place au docu "Tout sur ses femmes".

Au début des années 1960, deux garçons, Ignacio et Enrique, découvrent l'amour, le cinéma et la peur dans une école religieuse. Le père Manolo, directeur de l'institution et professeur de littérature, devient leur bourreau psychique et sexuel. Les trois personnages se reverront deux autres fois, à la fin des années 1970 et en 1980. Ignacio, comédien, propose alors un script à Enrique, devenu réalisateur. Bouleversé par le contenu autobiographique du scénario, Enrique est prêt à le produire. Mais Ignacio lui dit-il bien toute la vérité?

Sorti en 2004 en salles, le quinzième long-métrage de Pedro Almodovar creuse une nouvelle fois de nombreuses thématiques intimes du cinéaste espagnol, le tout au service d'un récit s'attaquant à un sujet hautement sensible : celui des abus sexuels commis par l'Église espagnole sous le régime franquiste. Le résultat est à la hauteur des plus grands films d'Almodovar, comme l'expliquait Première à la sortie de La mauvaise éducation : "Le cinéaste signe un pur film noir avec retournements brusques, femmes fatales (pardon, hommes fatals) et ambiance torve. Structurellement Almodovar fait preuve d'une rigueur implacable qui renvoie aux oeuvres américaines de Fritz Lang. Se laisser entraîner dans cet écheveau manipulateur est un délice. Plus que jamais chez le metteur en scène de Parle avec elle, le feu brûle de l'intérieur. Consume-toi avec lui".

Douleur et Gloire : la bande-annonce du nouveau Pedro Almodovar, sélectionné à Cannes 2019