L'Apprenti sorcier/Fantasia
Disney

Nicolas Cage et Jay Baruchel s'amusent bien dans cette production Disney.

W9 rediffusera ce soir L'apprenti sorcier, un blockbuster estival des studios Disney sorti en 2010, qui s'inspire de la scène des balais de Fantasia (1940). Ce n'est pas forcément le premier live auquel on pense en évoquant les adaptations des classiques animés du studio, et pourtant : c'est bien la séquence où Mickey est en train d'enchanter ses balais qui a donné l'idée de ce film fantastique avec Nicolas Cage et Jay Baruchel, réalisé par John Turtletaub (qui avait déjà fait tourner Cage dans les Benjamin Gates). La preuve avec ce making-of, où l'équipe revient sur sa création qui a demandé pas mal d'effets spéciaux.

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D'ailleurs, la qualité des effets visuels a largement participé au plaisir pris devant ce film familial bourré de bonnes idées. A sa sortie, Première avait été charmé : "On a rarement vu meilleur emploi des effets digitaux : créatures incroyables, espaces mouvants, transformations multiples, super pouvoirs, passages obligés reprenant Fantasia (avec les balais, les seaux etc.), la magie est partout, sujet et objet du film. Et rien n'est en trop. Une séquence à Chinatown où Cage et Baruchel luttent contre un dragon géant est un modèle de précision, de limpidité, de mise en scène. L'action rythme le film sans écraser ses personnages, le faisant foncer droit en s'arrangeant des pauses idéales : pour relancer l'intrigue amoureuse entre Baruchel et sa blonde, s'amuser du bad guy (Alfred Molina) qui a pour une fois une vraie ampleur - contrairement à pas mal de récentes productions hollywoodiennes. On croit rêver ce film, comme s'il était la réponse inespérée à ce kids cinéma des 80's qu'on croyait disparu. Une jolie scène au début annonce son programme merveilleux et candide, quand Baruchel, à dix ans, dessine un King Kong sur la vitre de son bus scolaire. Celui-ci se superpose le temps d'un plan sur l'Empire State Building : splendeur d'une illusion fugitive qui ravira la future belle de son cœur. Tout est là, dans ce gribouillage fantasmatique d'enfant et apparemment dérisoire que le film va réaliser à une dimension démesurée, avec des sentiments, une générosité absolue, un goût du spectacle puissant qui sait où il est, connaît et aime ses personnages en deux dimensions. L'Apprenti sorcier c'est Le Voleur de Bagdad de Walsh en 2010, autant dire le film qui fait encore croire à la magie du cinéma."

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