L’échange des princesses : propre et sans surprises [Critique]

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L’écrivain-réalisateur Marc Dugain filme un fait historique méconnu avec sérieux. Un peu trop.

En 2013 paraît en librairie L’échange des princesses, un roman historique de Chantal Thomas qui explore les méandres de la politique française au début du XVIIIème siècle. Le pays est, depuis 1715, dirigé par le régent Philippe d’Orléans qui décide, pour soulager un pays épuisé par les guerres avec ses voisins, de marier l’infante d’Espagne (quatre ans) au futur Louis XV (onze ans). Il propose aussi sa fille adolescente à l’héritier du trône d’Espagne. L’échange peut avoir lieu, en 1722, sur une petite île plantée au beau milieu d’une rivière, frontière naturelle entre les deux royaumes. D’où le titre, repris tel quel par Marc Dugain.

 

Efficace mais…
Soyons honnête : le spectateur, friand de films en costumes, en a pour son argent. La reconstitution est parfaitement soignée, les acteurs, tous impeccables, d’Olivier Gourmet en régent intraitable à Lambert Wilson en roi d’Espagne lessivé, en passant par la ravissante Anamaria Vartolomei, qui incarne la jeune princesse de Montpensier, “vendue” sur l’autel de la diplomatie. Avec acuité et une certaine dureté, Dugain évoque ces tractations au sommet qui font fi de la valeur humaine -les princes et princesses étaient véritablement traités comme de la marchandise. Sur ce point, le film va au fond des choses et sait se montrer cruel, un peu à la façon du mésestimé Louis, enfant roi de Roger Planchon. Ce petit théâtre de la cruauté finit cependant par tourner en rond, l’affectation de la mise en scène prenant le pas sur les enjeux, vite cernés.


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