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Pendant un mois (re)plongez dans des coulisses captivantes de ce film inachevé.

Disparu il y a 40 ans, Henri-George Clouzot est à l’honneur au sein d’une rétrospective, qui vient de démarrer à la Cinémathèque Française. Arte profite de l’événement pour (re)diffuser des classiques du cinéaste : Quai des orfèvres en début de semaine ou Le Corbeau lundi prochain. Hier soir, la chaîne proposait deux documentaires incontournables sur son travail : L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot, qui revient sur la création de son film démarré en 1964, mais resté inachevé, suivi du Scandale Clouzot, portrait de ce réalisateur perfectionniste qui a traumatisé plusieurs acteurs, mais inspiré des dizaines de metteurs en scène. "On le dit diabolique, incontrôlable. Qu’en est-il vraiment ?"

Ce docu est à revoir sur Arte + 7 jusqu’au 2 décembre

Celui consacré à L’Enfer, rempli d’images d’archives incroyables (15h de pellicules !), sera proposé un peu plus longtemps, jusqu’au 15 décembre 2017, en cliquant ici. A ne pas manquer si vous avez été marqué par ses précédents thrillers psychologiques (Le Salaire de la peurLes Diaboliques…). Pendant 1h30, Serge Bromberg et Ruxandra Medrea détaillent le projet fou du réalisateur, qui avait obtenu un budget colossal pour faire le portrait d’un homme jaloux (Serge Reggiani), qui s’imagine que sa femme (Romy Schneider) le trompe. Alors que leur quotidien est filmé en noir et blanc, chaque fantasme délirant de ce jaloux maladif est un trip visuel hypnotique et innovant, rempli de couleurs, mélangeant des concepts encore jamais vus. Sur ce projet, Clouzot cherchait à expérimenter de nouvelles formes d’expressions, aussi bien visuellement que par le son, son "héros" entendant des voix entêtantes dès il est en pleine crise. Mais sa quête de nouveauté lui a peu à peu échappé. Epuisant ses assistants, rendant fou son acteur principal qui a fini par jeter l’éponge, le cinéaste a été obligé d’arrêter son tournage suite à un infarctus. L’Enfer n’a jamais été terminé, mais sa conception en dit long sur la façon de travailler de son créateur.

Précisons enfin que Première consacre deux articles très détaillés à Henri-Georges Clouzot dans les kiosques : le nouveau numéro contient un portrait de lui intitulé "L’Enquête Clouzot", qui revient sur l’ensemble de sa carrière, et le premier " mook" Première Classics revient sur la gestation des Diaboliques, l’un de ses plus grands succès sorti en 1954.

Sommaire du nouveau Première : Hugh Jackman, Mélanie Laurent, Elisabeth Moss, Willem Dafoe…

Sommaire du Première Classics n°1 : Terminator 2, Stanley Kubrick, Trois hommes et un couffin…

Prochainement au Cinéma