Hunger Games : la saga

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Hunger Games : les raisons du succès

26/03/2012 - 12h15
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Hunger Games : les raisons du succès© DR

Hunger Games multiplie les records au box-office. Comment expliquer un tel carton ?

Ce week-end, le premier volet d'Hunger Gamesau cinéma s'est offert la première place des meilleurs week-ends de tous les temps, pour un film qui n'est pas une suite. Avec 155 millions de dollars de recettes récoltés en trois jours rien qu'aux Etats-Unis, le film de Gary Ross arrive juste après les 158 millions de The Dark Knight et les 169 de Harry Potter et les Reliques de la Mort - partie 2. Si l'on ajoute les recettes à l'internationale, on monte à 214 millions. Les raisons d'un tel succès sont multiples :


Une adaptation de best sellers

Hunger Games ne sort pas de nulle part : le film adapte le premier volume de la trilogie éponyme de romans signée Suzanne Collins. Depuis la parution du premier tome en septembre 2008, les romans ont été traduits en 26 langues et publiés dans 38 pays différents. Le premier roman est toujours numéro un des ventes dans la catégorie "romans jeunesse" des best-sellers du New York Times. Autant dire que le film pouvait déjà bénéficier d'une fanbase assez conséquente, et ne partait pas de zéro. Lorsque l'annonce d'une adaptation ciné a été faite, les ventes ont largement augmenté, passant de 9,6 à 24 millions de livres écoulés en quelques mois, rien qu'aux Etats-Unis.


Un sujet fort

Dans une Amérique du futur post-apo, le gouvernement fasciste central domine les différents "districts" en les obligeant chaque année à livrer un jeune homme et une jeune fille afin de combattre dans les "jeux de la faim", des combats à mort retransmis à la télé par la classe dirigeante. En faisant aussi bien référence au mythe de Thésée (le tribut annuel des jeunes filles données en pâture au Minotaure) qu'à des oeuvres de science-fiction plus geek (Running Man, Battle Royale), tout en prenant comme héros de jeunes adultes au coeur d'un triangle amoureux, Hunger Games réussit le délicat équilibre permettant de plaire à tout le monde. Le carton de ce week-end aux Etats-Unis est ainsi dû à des spectateurs divers : plus de la moitié du public américain du week-end avait plus de 25 ans, et un bon tiers était masculin. De quoi démentir ceux qui décrivent Hunger Games comme un "film pour jeunes filles".


Un casting de nouvelles têtes... ou presque !

Il fallait aussi que le public ait des héros auxquels s'identifier. "Le film n'aurait jamais pu se faire sans Jennifer Lawrence", déclare le réalisateur Gary Ross. Si la révélation du polar Winter's Boneen 2010 avait depuis joué dans X-Men : Le Commencement, elle y javait un rôle un peu en retrait. L'actrice a fêté ses 21 ans sur le plateau, soit l'âge de son camarade Liam Hemsworth, jusqu'ici estampillé "frère de Chris "Thor" Hemsworth". Enfin, Josh Hutcherson, avait 20 ans lors du tournage : sans que son nom soit connu du grand public, il est toutefois le plus expérimenté puisqu'on l'a vu au générique de productions enfantines comme Le Secret de Térabithia, Zathura ou encore Voyage au centre de la terre. Le casting a donc mis en avant de jeunes acteurs, comme Twilight l'a fait en son temps.

De plus, la distribution des seconds rôles est elle aussi bien pensée. La production a misé sur des acteurs confirmés (Stanley Tucci, Woody Harrelson), une star de la chanson (Lenny Kravitz) et des comédiens plus jeunes mais déjà bien ancrés à Hollywood (Elizabeth Banks, Wes Bentley).


Une production maîtrisée
La production de Hunger Games s'est déroulée -tournage compris- du printemps 2011 à la fin août 2011. Pas de dépassement de budget, pas problème de post-production, la présence de Steven Soderbergh (connu pour sa rapidité de tournage) en réalisateur de seconde équipe...  Prévu pour coûter 75 millions, le film aurait finalement demandé 78 millions de dollars au studio, soit un dépassement de 3 millions, ce qui reste assez raisonnable. Enfin, le film n'est pas converti en 3D : la production économise ainsi des frais supplémentaires pour une technique dont les résultats commerciaux commencent à devenir de plus en plus aléatoires. Mais qui reste encore pour certains gros studios une des stratégies de pognon facile.


Une promo efficace

Intelligemment, tous les teasers et bande-annonces s'arrêtent au moment crucial : les fameux "jeux de la faim" du titre -c'est-à-dire la baston en mode survival. Mais surtout, quand la censure britannique demande à la production de retirer numériquement des traces de sang dans le film, elle s'exécute immédiatement afin de pouvoir garder une classification suffisamment douce en Angleterre pour que le maximum d'adolescents puissent voir le film. Voir plus de détails sur les techniques promotionnelles du film ici.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                              

Lionsgate et Summit

Hunger Games est le plus gros démarrage jamais réalisé par un film indépendant, c'est-à-dire produit en-dehors des gros studios (20th Century Fox, Warner, Universal...) par Lionsgate, qui voit là une occasion de se racheter d'une année 2011 pauvre en hits cinéma. Même Identité secrète, premier film hors Twilight pour Taylor Lautner, n'a pas marché. Le plus gros succès du studio, La Défense Lincoln, n'a rapporté que 58 millions aux Etats-Unis pour un budget de 40.

Mais bien avant la production de Hunger Games, Lionsgate avait une idée en tête : racheter le studio Summit. Les négociations commencèrent dès septembre 2008, avant même la sortie du carton annoncé du premier Twilight. Le 1er février 2009, Lionsgate annoncçait que le deal était bouclé, avant de se rétracter deux jours plus tard. Le 13 janvier 2012, l'annonce est cette fois officielle : Summit et tout son catalogue, y compris la saga Twilight, est racheté par Lionsgate pour la somme de 412, 5 millions de dollars. En rachetant Summit, Lionsgate fait plus que se payer une source de pognon garantie : le studio sécurise son principal concurrent, et permet d'harmoniser la promos de Hunger Games et de Twilight -qui pourrait connaître une suite sous forme de série télé. En programmant par exemple la première bande-annonce de Twilight 4 - partie 2 juste avant les projections américaines d'Hunger Games...

La nouvelle franchise doit connaître un total de trois films, minimum : avant même que le premier volet soit un succès, les cadres de Lionsgate évoquaient déjà l'idée de couper le dernier film en deux comme la Warner l'a fait pour Harry Potter -ou Summit pour Twilight, Chapitre 4...


Une place à prendre

D'ailleurs, si Hunger Games sort en ce moment sur les écrans, ce n'est pas un hasard. Maintenant que les aventures du sorcier à lunettes sont terminées et que Twilight sera clôt cet hiver, il y a de la place à Hollywood pour une nouvelle franchise à succès. le calendrier du film a été pensé en fonction et sa sortie en mars est aussi réfléchie : depuis quelques années, l'été est surchargé en blockbusters et les studios tentent de programmer des films plus tôt dans l'année. Ca ne marche pas à tout les coups, mais en prenant ce pari, LionsGate s'assure une faible concurrence. "L'été est saturé de blockbusters. Un film qui sort sur cette période reste dans les salles environ un mois, alors qu'un film programmé plus tôt et qui marche bien peut avoir le double de temps pour attirer les spectateurs", explique Jeff Bock, employé d'Exhibitor Relations, une entreprise spécialisée dans les chiffres de l'industrie du cinéma.

Hunger Games s'est donc offert un record avec le meilleur démarrage de tous les temps pour un film sorti au printemps.

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COMMENTAIRES
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Hunger games : imbécilité baroque sans âme, sans conscience, sans même une vraie fin. Copie éhontée de Battle Royale, mais dépouillé de toute subversion, remplacée par un scénario plat, attendu. Pire encore. Dans cette mascarade à la twilight, les protagonistes, des gamins débiles, superficiels et manipulables servent de joujous au quatrième pouvoir, en apparence ridiculisé mais en définitive présenté comme autorité suprême parfaitement légitime. Visuellement, le film se situe quelque part entre (é)Tron et une pub Guerlain, et pendant plus de deux heures, on mange des dialogues sans intérêt, du mélo à trois centimes et des effets spéciaux putassiers… Le plus grave là-dedans ce n'est pas tant la médiocrité du film, c'est le message qui est passé : on vous endors avec du strass et des paillettes, on vous départis de vos droits de citoyens pour faire de vous de bons toutous bien dociles, on joue avec la misère du monde mais… au fond ce n'est pas si grave, après tout c'est l'ordre naturel des choses…
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Anonyme | le 31/03/2012 à 20h13 | Signaler un abus
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Evitez d'utiliser le mot "pognon" de manière répétée, svp. C'est un article, pas un compte rendu de discussion au café du coin...
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Anonyme | le 26/03/2012 à 17h27 | Signaler un abus
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Je crois que ça fait le dixième article ( façon de parler ) que vous faîtes sur le sujet...
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Anonyme | le 26/03/2012 à 16h46 | Signaler un abus
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