Le QG des superhéros

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Hulk, l'arme secrète des Avengers ?

02/05/2012 - 17h23
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© DR

Jusque là, Hulk avait raté ses apparitions cinéma. Joss Whedon vient de changer la donne...

Jusque là, y'avait de quoi être vert. Pris en tenaille entre une première adaptation ciné auteurisante et gonzo, et un reboot express tristement safe et inodore, Hulk, l'Avenger le plus populaire du crew (merci Lou Ferrigno !), semblait condamner désormais à venir faire coucou dans les blockbusters de ses petits copains super héros. Eventrer une façade d'immeuble le temps d'un climax dans Thor 2,ou intercepter une tête thermonucléaire quand Tony Stark sera en rade de batterie dans Iron man 3: son destin paraissait scellé au sein de la collection de figurines animées, mis en place depuis une dizaine d'années par les têtes pensantes de Marvel Studios.

Triste, oui. Logique, aussi, tant Il y a dans l'ADN même de la bestiole, quelque chose d'absolument impropre au cinéma d'obédience super-héroïque. Incarnation démesurée de la dark-side du Dr Banner, Hulk n'est pas un être conscient. Et c'est là tout son problème: on ne sait pas ce qu'il pense, on ne sait pas ce qu'il aime, il n'a ni remords, ni regrets, et, surtout, ne se sublime jamais dans l'action. C'est un abime de désespoir mu par une rage destructrice. C'est une idée, un geste poétique, un truc fondamentalement abstrait. Abstrait ET indestructible, donc tout sauf humain. Compliqué dés lors pour un cinéaste de mettre en scène les errements dépressifs de Banner via son doppelganger furieux, si ce n'est en l'abordant sous l'angle de l'étude de caractère métaphorique. C'était l'angle d'attaque du film d'Ang Lee, un exercice de style poétique, opératique, jamais très loin du film d'horreur mais coincé sous les décombres de la grosse artillerie imposée par le cahier des charges. Un film hybride, vaguement expérimental.A plus d'un titre: une impasse absolue pour ce genre de blockbuster.

Impossible à gérer au sein d'un film solo oui, restait donc l'espoir de voir débouler Hulk dans un film de groupe, puisqu'il est membre officiel du club très fermé des Avengers. C'est à peu près la que Joss Whedon entre en scène, et opte pour une idée phare:  puisque par essence le Géant Vert est un soliste, incapable de se fondre dans le moule du collectif, le papa de Buffy en fait l'élément-clé de son intrigue (les méchants veulent lui mettre le grappin dessus, les gentils aussi), celui vers lequel tous les moteurs narratifs de son film vont converger. "I Have an army", "We Have A Hulk", rétorque Tony Stark goguenard, à un Loki décontenancé, juste avant de donner le coup d'envoi d'un climax affolant: ce n'est pas qu'une punchline brillante, c'est la note d'intention du film. Ici Hulk n'est plus tout à fait un personnage (au contraire de Banner, splendidement incarné d'ailleurs par Mark Ruffalo), c'est une arme, presqu'un Mc Guffin, le clou du spectacle qu'on ne dévoilera qu'après une bonne heure et demi. C'est Messi au Barca, avec Iron Man dans le rôle de Xavi et Whedon qui fait son Guardiola.  Pas étonnant dès lors que le traitement de la bête, mi-burlesque, mi épique, cristallise à lui seul l'humeur du film: la boussole, ici, c'est Hulk.

Bien entendu le film ne résout rien, ne lance aucune piste à explorer, quant à une nouvelle aventure solo. Pas là pour théoriser, Whedon chope plutôt le monstre à bras le corps, le domestique, le sculpte pour qu'enfin sa carcasse maousse s'emboite dans les codes du film de super héros. C'est là que certain crieront à la trahison, dans l'idée d'un Hulk apprivoisé, filmé, par instant, comme un héros cartoonesque. Discutable dans son principe, cette absence de solennité scelle pourtant la réussite d'un film qui privilégie la jouissance de l'instant, à son ampleur thématique ou visuelle. Joss Whedon vient de la télé, en ce sens c'est un pragmatique, c'est ce qui le différencie d'un Ang Lee, trop sensible, ou d'un Letterier, trop incompétent. Il aime les édifices qui tiennent droit, à peu près autant que le géant vert aime les dégommer à grand coups de poing. En un sens, ces deux là étaient fait pour s'aimer... 

François Grelet

Retrouvez Hulk dans le QG des super-héros

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Prochainement au cinéma
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Article terriblement pompeux à lire... Lourd.
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Anonyme | le 08/05/2012 à 23h56 | Signaler un abus
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François grelet..visiblement une personne imbu d'elle même, pour méprisé autant leterrier (qui à fait un film plus qu'honorable quand on connait la difficulé d'un français à Hollywood). Messi, guardio, xavi....et bien dis donc que de comparaison flatteuses pour ce film hautement divertissant mais assez surcoté. Un peu de recul et surtout d'objectivité (ça sent le fan de marvel à plein nez mr françois) ne ferait de mal à personne et surtout pas à vous...Cordialement
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Anonyme | le 05/05/2012 à 01h10 | Signaler un abus
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""""c'est ce qui le différencie d'un Ang Lee, trop sensible, ou d'un Letterier, trop incompétent""". Francois Grelet vous devez être un grand réalisateur visiblment!!!
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Anonyme | le 03/05/2012 à 14h51 | Signaler un abus
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Je vois toujours pas pkoi on lui pete son dos a Louis le terrier!!!!!Son film etait franchement sympathique et je l'ai trouvé mm mieux que le premier Opus!!!!!Après chacun sa vision des choses!!! Mais il était franchement pas mal dans Avengers ceci dit!!!!
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Anonyme | le 03/05/2012 à 14h49 | Signaler un abus
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"ou d'un Letterier, trop incompétent" pauvre Letterier heureusement qu'il ne doit pas sa carrière à journaliste comme vous
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Anonyme | le 03/05/2012 à 13h38 | Signaler un abus
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La morale de cet article se trouve à la fin : Josh Whedon vient de la télé... car en effet Avengers n'est pas un film de "réalisateur", mais un film de montage, où se succèdent, non pas pragmatiquement, mais mécaniquement, les scènes. Certes l'opus de Louis Leterrier n'est pas formidable, et je conviens de sa maladresse, mais dans ce cas Whedon est un débutant bancal et sans aucune originalité. Le premier Hulk de Ang Lee était parfait (au sens où il se suffisait à lui-même, sans fioritures ni débauche de grand spectacle superflu) et l'approche métaphorique dont vous parlez est fort bien sentie. Quoi qu'il en soit, il n'y a rien de plus énervant que de re-booter les films sans arrêt au prétexte de la moindre épine dans le pantalon... Donc, dans Avengers, un 3e Hulk - si on met de côté la série - fait son apparition (littéralement) et ne marque pas les esprits : Mark Ruffalo a plutôt la carrure d'un psy que d'un scientifique. Bref, il aurait peut-être mieux valu donner quelques millions de dollars (nous ne sommes pous à ça prêt) à Eric Bana pour endosser à nouveau le rôle qu'il a créé (et qui l'a créé). Et pour finir, les Avengers n'ont pas sauvé le cinéma américain.
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Anonyme | le 03/05/2012 à 09h47 | Signaler un abus
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Pourquoi le hulk d'avant était bleu^^
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Anonyme | le 02/05/2012 à 23h40 | Signaler un abus
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Excellente argumentation! Il est vrai que Hulk fait parti des très bonnes découvertes dans ce film, il y en a quelques autres!
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Anonyme | le 02/05/2012 à 20h18 | Signaler un abus
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Leterrier, incompétent ? Allons-y gaiement.
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Anonyme | le 02/05/2012 à 19h28 | Signaler un abus
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