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Harry Potter 7 : les fans prennent la parole

10/07/2011 - 17h18
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Harry Potter 7 : les fans prennent la parole

Alors que Harry Potter et les reliques de la mort partie 2 débarque mercredi sur les écrans, Premiere.fr a donné la parole à deux fans, histoire de voir comment ils se préparaient à l'arrêt de la saga.

La sortie de Harry Potter et les reliques de la mort, partie 2 signe la fin d'une saga cinématographique qui aura duré 10 ans. Une longévité exceptionnelle qui fait dire à Daniel Radcliffe dans le dernier numéro de Première que « avec la série des Doisnel de François Truffaut, Harry Potter est la seule saga qui a suivi un personnage de son enfance à l’âge adulte ». Et noué du coup une relation particulière avec les spectateurs. Une génération entière de fans a grandi en même temps que le petit sorcier à lunettes, et, pour eux, la séparation risque d'être dure. Alors au moment où l'on s'apprête à quitter Harry, on leur a laissé la parole. Deux fans de la saga nous racontent ce que ce héros représentait pour eux, mais surtout comment ils envisagent l’après-HP. Accio fans !

Jonathan, 18 ans, habite à Bruxelles. Il a vu Harry Potter à l’école des sorciers le jour de la sortie belge, alors qu’il avait 8 ans. « J'avais à peu près le même âge que les personnages du film et je me suis naturellement identifié à eux. Surtout à Harry : j'ai moi-même une cicatrice sur le front (mais pas en forme d'éclair) et j'ai eu quelques profs qui ne m'aimaient pas beaucoup, un peu comme Rogue avec Harry ». Au fil des années, Jonathan se prend de passion pour la saga, lit les livres plusieurs fois, revoit l’intégrale des films quand un nouvel épisode sort au cinéma. « J'ai grandi en même temps qu’Harry, et la fin de cette saga marque aussi la fin de mon enfance. Lorsque le générique de fin défilera, je serai triste, c'est certain. Harry va énormément me manquer ».

Pour autant, Jonathan n’a pas prévu de rituel spécial pour combler l’absence d’Harry Potter. Mais, sans le jeune sorcier, il aborde le futur avec une certaine gravité. « J'ai l'impression que rien ne sera plus comme avant. Enfant, je pouvais m'amuser sans me soucier de rien. Maintenant, je n'arrête pas de penser à mon avenir, ou à des problèmes auxquels je ne pensais pas lorsque j'étais plus jeune ». Cette prise de conscience semble épouser celle des romans de J.K. Rowling. « C'est vrai ! Plus les héros grandissent, plus l'histoire devient sérieuse et violente », reconnaît Jonathan. Et c’est en toute logique qu’il dit aujourd'hui s’identifier « davantage aux adultes » de la saga. « Si je devais incarner un personnage, ce serait probablement Remus Lupin. Il est calme, attentif, et plutôt discret »

Grégory Bellencontre a lui 20 ans et vit à Fécamp. Son rapport à la saga est assez différent. D’abord méfiant, il a découvert le premier film en DVD à l’été 2002 et a ressenti un coup de foudre pour cet univers, au point d’ouvrir un site internet en 2004, à l’âge de 13 ans : HPF (pour Harry Potter Forever) est depuis devenu une référence sur le web français. Renommé depuis 18 mois HPF The Silver Doe, le site offre une mine d’informations autour de Harry Potter 7. Quand on lui parle de l’avenir, Grégory se montre plus optimiste : « Même si la saga cinématographique s'arrête, la passion subsiste. De plus, J.K. Rowling a annoncé un nouveau projet de site Internet (Pottermore) avec beaucoup de passages inédits. Warner Bros a aussi évoqué son envie de continuer à travailler sur cette saga. Je dirais que nous ne sommes qu’au début du phénomène Harry Potter ! ».
 Grégory établit lui aussi un lien étroit entre la saga et sa propre jeunesse : « On ressort grandi après avoir lu les sept tomes. J'étais enfant quand j'ai découvert cette saga, j'ai terminé le dernier livre quand j'avais 16 ans et je me sentais plus mûr que certaines personnes de mon âge. Je dis souvent que J.K. Rowling est la seconde maman de beaucoup de lecteurs. Elle nous a accompagnés tout au long de notre adolescence ». Pourtant, à l'approche des adieux, le jeune homme n’éprouve pas de nostalgie particulière : « Harry Potter me manquerait uniquement si un jour je me réveillais et que je m'apercevais que tout cela n'existait pas ». Peut-être parce que Grégory a tiré un bénéfice pratique de cette aventure : « grâce à Harry Potter, j'ai appris à créer un site, à le gérer, cela m'a poussé à faire des études dans ce sens, et je suis récemment diplômé d'un BTS Informatique de Gestion ». Il ne compte ainsi pas abandonner « la communauté majeure qui a aujourd'hui entre 16 et 25 ans et qui a vécu toutes ces années à attendre les livres et les films ». Si le site HPF The Silver Doe fermera à l'automne 2011, Grégory travaille déjà à un projet web d'envergure qui permettra de regrouper toute la communauté française des fans d’Harry Potter. « Une page se tourne, mais d’autres vont s’écrire ».

On ne sait pas si Jonathan croisera un jour la route de cette communauté, mais il assure que les aventures du petit sorcier « tiendront toujours une place importante » pour lui. « C'est la première fois que je découvre une saga en entier sur grand écran. C'est culte, et je ne m'en lasserai jamais » Et Jonathan de comparer Harry Potter au mythique Star Wars : « Dans 25 ans, on en reparlera encore, alors qu’ une saga comme Twilight n'est qu'une mode qui sera oubliée dans même pas 5 années »

Par Damien Leblanc

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COMMENTAIRES
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Harry Potter 7 partie 2 est un film magnifique !
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Anonyme | le 15/07/2011 à 17h10 | Signaler un abus
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au bac tu aurais eu 20 !!!!!!merci pour cette analyse . Au final on est tout de même content que cela divertisse et que cela nous sorte de notre quotidien et c'est le propre du 7 M ART.
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Anonyme | le 12/07/2011 à 12h23 | Signaler un abus
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J.K. Rolling a étudié le français, l’allemand et la littérature antique jusque dans nos universités. Il apparaît clairement qu’elle s’est elle-même fait dépasser par son œuvre, la richesse de la culture dont elle fut empreinte et qui la guida dans son roman d’initiation, ayant largement pris le dessus, et c’est bien cette force venue du fin fond de nos âges qui nous touche et nous habite.   Dans son roman, la magie n’est qu’un prétexte, et une tradition. Nous sommes dans le conte, nous sommes dans le mythe, qui ont sans doute traversé le temps parce qu’ils recèlent bien des vérités quand l‘Histoire est parfois beaucoup plus suspecte. La légende arthurienne est bien présente, Dumbledore, c’est Merlin, c’est Gandalf, c’est Yoda, pas tout puissant, pas éternel, mais qui va aider le héros providentiel à prendre conscience de sa valeur et à forcer le destin; le sage, l’ancien qui va transmettre et qui fait découvrir, progressivement son identité, son héritage tragique et la responsabilité qui revient au jeune héros. Il va l’élever dans le courage, l’abnégation, le don de soi, la volonté, le sacrifice, car c’est ainsi qu’on fait grandir les nobles âmes, ainsi que l’on forge l’esprit du chevalier, qu’il soit petit page, jeune padawan ou apprenti sorcier, aidé d‘une épée, d‘un sabre laser ou d‘une baguette magique. Le caractère se révélant dans l’épreuve et l’amitié dans l’adversité, le mythe démontre que tout se joue là-dessus, il n’y a pas de déterminisme, pas de fatalité, seulement une volonté incarnée dans l’action. Comme dans la table ronde, il n’y a pas vraiment de chef, il y a des compagnons, tous prêts à s’aider les uns les autres ou à se trahir le cas échéant, parce qu’il ne s’agit au-delà de l’imaginaire, seulement que d’hommes, et donc d’hommeries, mais au plus haut, de cette potentielle force plus puissante que toutes les qualités qu’ils recèlent et qui relève toujours d’un merveilleux miracle, celle de vouloir accomplir le bien quand la facilité voudrait qu’ils se couchent ou le vice, qu’ils s’abandonnent à faire mal. La lutte entre les deux est permanente, aucun ne dépasse ni dieu, ni le diable, tous ont le choix de tendre vers l’un ou vers l’autre, tous périront mais gagneront ou pas, le repos éternel d‘avoir bien accompli une noble tâche. Chaque peuple a le même ennemi principal qui est la volonté de domination, de table rase, de mise au pas et au même pas de l’ensemble, le tout servi par des êtres en quête de pouvoir personnel et prêts à tous pour y parvenir, dussent-ils écraser tous les autres.   Harry Potter connaît un succès universel, parce qu’au-delà de nos différences, on retrouve beaucoup de similitudes dans nos mythes, nos rites, nos aspirations, chacun peut s’y reconnaître, et cela n’a rien à voir avec la World company, le Coca-cola et autres Macdonalds, bien au contraire, ce succès- là nous parle de l’âme humaine. Au-delà de la lettre, c’est l’esprit qui compte, qui conte, nos racines qui nous parlent. Il nous raconte le rôle de l’amour d’une mère, celle qui sacrifierait tout pour son enfant, Lily Potter, c’est aussi Padmée Amidala, c’est la fée Viviane la dame du lac, c’est encore Marie. Le rôle de l’amie, qui veille, qui conseille et qui soulage, Hermione Granger, c’est l’elfe Arwen, c’est la princesse Leia, c’est Marie-Madeleine. Le héros providentiel, Harry, c’est Arthur, c’est Frodon Sacquet, c’est Luc Skywalker, ce n’est pas vraiment le messie mais il accomplit la tâche. La transmission est essentielle, un des éléments principaux de l’oeuvre est bien l’école, celle dont chacun comprend bien l’importance fondamentale, le parcours initiatique des uns, la formation des autres, rien ne vient sans apprendre et rien ne s’apprend sans progression, rigueur, patience, effort. On n’apprend pas à apprendre, on apprend tout court et quand le ministère de la magie veut empêcher l’enfant de se défendre, il l’empêche d’accéder aux savoirs et à ses exercices d’application. L’ordre du phénix, armée de l’ombre entrée en résistance, n’a qu’un seul objet, recouvrer les savoirs, les transmettre, s’entraîner encore et sans relâche jusqu’à ce que maîtrise s’en suive, chacun selon ses capacités mais bien vite chaque élève récolte les fruits de son travail et personne n‘est laissé sans outils ni sans les moyens minimum pour s‘en servir. Il faut comprendre tous ces rôles dans les mythes, comprendre que s’ils traversent les temps, il y a une raison, comprendre qu’ils ont un rôle politique majeur. Et que si le succès de Harry Potter est grand, l’œuvre est puissante, et méprisée sans doute pour cela par notre Education nationale. Elle classe ce roman comme élitiste, et elle a raison, mais c’est elle qui empêche le lien, les sept tomes sont massifs et peu d’élèves y ont accès, ceux qui se précipitent dessus, les dévorent et se délectent encore et souvent de chaque miette, passant nuits blanches à avaler le livre en ayant attendu sa sortie avec empressement, sont en général les élèves éveillés, les mêmes qui adhèrent massivement au Seigneur des anneaux, à la Guerre des étoiles, à la légende du roi Athur et à la mythologie grecque et romaine. Il est de bon augure qu’une jeunesse exigeante, grandisse sous ces auspices, quand par ailleurs on les sevre et gave d’anti héros, de « modèles » médiocres et qui ressemblent tant à ce que nous avons tous en nous de plus bas ou de plus vil. Lisez, aimez Harry Potter mes enfants, un trésor est caché dedans.
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orianeborja | le 10/07/2011 à 18h19 | Signaler un abus
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