Good time : le After Hours des frères Safdie

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Confirmation des frères Safdie en héritiers d’un cinéma indépendant new-yorkais allant de Sidney Lumet aux auteurs underground des années 70. 

Entre réalisme et stylisation, Ben et Joshua Safdie creusent leur sillon avec Good time, un thriller noir situé dans le Queens. Ils y suivent le parcours de deux frères embarqués dans une spirale de l'échec après un braquage foireux. Le film immerge immédiatement grâce à la caractérisation de ses personnages, très vite propulsés par une intrigue dynamique. De rebondissements en ruptures de ton, on découvre la face cachée d'une ville quasi fantastique peuplée de gens étranges qui ont l'air de n'exister qu'à la nuit tombée, tandis qu'une bande son électronique accentue le caractère hallucinogène du voyage.

Solide Pattinson
Mais le véritable coeur de Good Time est le personnage principal, Connie, qui a plus d'un point commun avec Lenny, héros du deuxième film des Safdie (Lenny and the Kids, sorti en 2010) : irresponsable, incontrôlable, immature, c'est un monstre de contradictions et de conflits. Capable de sacrifier tout ce qu'il a pour sauver son frère, il est aussi prêt au pire par égoïsme, et il faut un interprète solide pour le rendre attachant, sinon susciter l'indulgence. Robert Pattinson fait l'affaire avec une énergie parfois épuisante. Au final, il vaut mieux se laisser promener sans trop se poser de questions, notamment sur la vraisemblance (l'épisode du taulard libéré franchit souvent les limites du crédible). On a l'impression d'être embarqué dans une voiture qui roule sur trois roues mais dont le conducteur contrôle miraculeusement la vitesse pour ne pas s'écraser dans le fossé. 

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