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François Schuiten à propos du Tintin de Spielberg : "Tout ça m'a presque fait chialer"

26/10/2011 - 09h31
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François Schuiten à propos du Tintin de Spielberg : "Tout ça m'a presque fait chialer"

Le Tintin de Spielberg vu par les tintinophiles (partie 1) - François Schuiten dessinateur de BD a vécu la projection comme un soulagement. Explications.
 
Alors que Tintin et le secret de la Licorne sort en salle demain, nous avons demandé à des tintinophiles éclairés ce qu'ils pensaient de l'adaptation de Spielberg. Premier de la liste, François Schuiten, dessinateur de bédé belge à qui l'on doit l'extraordinaire série des Cités Obscures. Schuiten a découvert le nouveau Spielberg sur grand écran lors de l'avant-première bruxelloise. Il décrypte pour nous le rapport entre le cinéma et le 9ème art, la nécessité de trahir la fameuse ligne claire et l'importance des kids américains dans le projet...
 
Par François Grelet


François Schuiten, pouvez-vous nous raconter comment vous avez vécu la projection du Tintin de Spielberg ?

Très simple : comme un véritable soulagement.  Non pas que je doutais de Spielberg, Hergé l’avait choisi après tout, mais clairement je n’avais jamais vu une aussi bonne adaptation de bédé. Vous savez le medium est très sollicité et souvent on voit des réalisateurs qui n’ont pas beaucoup de respect pour l’œuvre originale, qui la maltraitent plus qu’ils ne la cajolent…Là ça déborde d’amour à chaque coin du cadre.

Vous croyez que c’est vraiment primordial ? On dit souvent qu’adapter c’est trahir.

C’est plus que primordial. C’est le minimum. La plupart du temps, quand je vais voir une adaptation de bédé, je sens des réalisateurs qui n’ont que du dédain pour le medium. Ça me dégoûte.

Vous pensez à qui ?

Je ne peux pas vous le dire. Mais ce n’est pas le cas ici, et c’est tant mieux. Au fond la vraie bonne idée de Spielberg c’est de ne pas avoir fait un dessin animé, mais d’avoir choisi la solution de la performance capture. Hergé est un dessinateur tellement immense qu’on ne peut pas imiter son trait, on est toujours très en dessous. En s’éloignant du coup de la ligne claire grâce à ce procédé, Spielberg s’est autorisé une forme de liberté qui, paradoxalement, l’amène à avoir encore plus de respect pour l’œuvre d’Hergé.


C’était ça, au fond, la clé ? Se débarrasser du poids de la « ligne claire » ?

Voilà. Ça permet de se concentrer sur l’univers, les personnages, ça permet aussi de reformuler les « cases » en plans, si vous voyez ce que je veux dire. Il ne faut pas croire que la reproduction bête et méchante de la ligne claire est une marque de respect. Il fallait au contraire la fuir comme la peste. Je me rappelle d’une adaptation de Gaston Lagaffe dont les auteurs m’avaient dit «  Vous voyez on respecte parfaitement l’œuvre puisqu’on a reproduit à l’identique le trait de Franquin ». Bon… Eux, je crois qu’ils n’avaient rien compris. Ils appauvrissaient le dessin en croyant le respecter. Ça manque de distance. Donc de talent.


Pour en revenir Tintin, vous aimez donc le film sans réserve ?

En fait, non. Ce que je trouve moins bien, mais c’était inévitable, c’est que c’est aussi un film aussi pour les kids américains qui ne connaissent pas Hergé. Il y a dans le cahiers des charges du film des choses qui me gênent comme ces effets très « jeux vidéo » et…

Qu’est-ce que vous appelez effets « jeux vidéo »

La fin. Et notamment le combat de grue. On a l’impression à ce moment-là qu’on donne un joystick au metteur en scène et qu’il manipule sa caméra de la sorte. Mais c’est incontournable aujourd’hui quand on veut faire un grand film pop US. Regardez Pirates Des Caraïbes, par exemple…

C’est plus inspiré que Pirates Des Caraïbes, là…

Oui, oui, bien sûr. Mais on sent que les limites du film sont là. Dans cette explosion pyrotechnique permanente…

Tintin à la base c’est quand même pétaradant niveau aventure…

Oui, oui, mais enchainer deux séquences d’action hallucinantes comme le fait Spielberg, c’est pas du tout hergé-ien, dans l’esprit. Je trouve qu’il franchit aussi la ligne jaune lorsqu’il sort du réalisme propre aux personnages. Hergé faisait tout pour qu’on croit aux décors et aux personnages, la crédibilité c’était un motif qu’il travaillait en permanence. Et que Spielberg travaille malheureusement peu. Globalement j’ai donc de grosses réserves sur les vingt dernières minutes. Et je trouve le reste somptueux. Je dirais même que ce film est le plus beau prétexte pour que Tintin continue à conquérir le monde.


En tant que tintinophile, vous avez été sensible au travail d’écriture, la manière d’agencer l’un dans l’autre trois albums de Hergé…

Ça c’est vraiment fabuleux. Et très malin. Ils sont obligés d’introduire les personnages au fur et à mesure, puisque les spectateurs US ne les connaissent pas, et ils choisissent donc comme ça d’incorporer de gros morceaux du Crabe aux Pinces d’Or dans la mixture. C’est brillant et extrêmement fluide. Et pour tout vous dire ça ne m’étonne pas de  Steven Moffat, que je considère comme un des scénaristes les plus doués de notre époque. Lui aussi j’ai l’impression que son amour pour Tintin l’a guidé dans son travail. Pas sûr que  Jan Kounen aime Blueberry à ce point par exemple…

Aaaah, j’étais sûr que vous parliez de lui, tout à l’heure !

Ahahaha. Je ne pensais pas qu’à lui en fait…


Je crois que vous avez découvert le film ce samedi, à l’avant-première bruxelloise. Un mot sur l’ambiance, là-bas..

Ahurissante. L’air était chargé d’émotion. Spielberg était présent et j’ai été saisi par sa disponibilité et son humilité. Mais au fond ce qui m’a le plus ému c’est de voir la place de Brouckère noire de monde. 82 ans plus tôt, dans l’album Tintin au pays Des Soviets, la même place de Brouckère était tout aussi peuplée pour fêter le retour de Tintin en Belgique. Ça a crée une sorte de pont entre la fiction et la réalité, à près d’un siècle d’écart, que j’ai trouvé très joli, très fort. Spielberg nous a alors dit « Je suis fier ce soir de rendre Tintin à la Belgique ». Ça peut vous paraître naïf, mais tout ça m’a presque fait chialer…

Tintin et le secret de la Licorne sort aujourd'hui en France. Bande-annonce :

 
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COMMENTAIRES
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Personnellement, c'est la première fois que je trouve que Tintin vit bien sa transposition sur un écran; la célèbre série animée, je la trouvais pas mal, mais beaucoup trop scolaire! Les albums étaient retranscrit quasi à l'identique! Et la saveur de la matière d'origine en disparaissait trop souvent. Je ne saurai vraiment expliquer ce phénomène, mais à chaque vision d'un épisode j'étais déçu! Ici, le film de Spielberg prend certes beaucoup de libertés scénaristiques, mais il offre de nombreux rendez-vous aux lecteurs avec des clins d'yeux, et des scènes identiques...Ainsi , Tintin au cinéma prend pleinement possession de l'écran en s'affranchissant des bandes dessinées , lesquelles sont AVANT TOUTES CHOSES faites pour être lues! Spielberg a réussi là ou tout le monde avait échoué: il a réussi à recréer la complicité si particulière qu'il y a dans les livres entre Haddock et Tintin. Pour la première fois, Haddock prend toute sa dimension tragicomique, insuflée par Hergé dans les livres, et Tintin est un formidable héros intrépide et bondissant... Et pour les râleurs qui trouvent qu'il y a trop d'action, je leur répondrai qu'elle est très précisément construite: elle est progressive; elle s'emballe de plus en plus, de la même façon que dans l'album l'Affaire Tournesol par exemple, et elle ne prend JAMAIS le pas sur les personnages . Oui vraiment , je pense que ce Tintin , au contraire d'une trahison, offre une magnifique invitation à se replonger dans les albums d'Hergé. L'action spectaculaire du film fait un magistral écho aux rebondissements en fin de page que l'on trouve quasiment dans chaque album. Ce film est un chef d'oeuvre du cinéma contemporain!
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Anonyme | le 15/11/2011 à 14h40 | Signaler un abus
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En tant que passionné par les bandes dessinées d'Hergé, j'ai une question: qu'est ce c'est que "respecter l'univers de Tintin"? Personnellement, c'est la première fois que je trouve que Tintin vit bien sa transposition sur un écran; la célèbre série animée, je la trouvais pas mal, mais beaucoup trop scolaire! Les albums étaient retranscrit quasi à l'identique! Et la saveur de la matière d'origine en disparaissait trop souvent. Je ne saurai vraiment expliquer ce phénomène, mais à chaque vision d'un épisode j'étais déçu! Ici, le film de Spielberg prend certes beaucoup de libertés scénaristiques, mais il offre de nombreux rendez-vous aux lecteurs avec des clins d'yeux, et des scènes identiques...Ainsi , Tintin au cinéma prend pleinement possession de l'écran en s'affranchissant des bandes dessinées , lesquelles sont AVANT TOUTES CHOSES faites pour être lues! Spielberg a réussi là ou tout le monde avait échoué: il a réussi à recréer la complicité si particulière qu'il y a dans les livres entre Haddock et Tintin. Pour la première fois, Haddock prend toute sa dimension tragicomique, insuflée par Hergé dans les livres, et Tintin est un formidable héros intrépide et bondissant... Et pour les râleurs qui trouvent qu'il y a trop d'action, je leur répondrai qu'elle est très précisément construite: elle est progressive; elle s'emballe de plus en plus, de la même façon que dans l'album l'Affaire Tournesol par exemple, et elle ne prend JAMAIS le pas sur les personnages . Oui vraiment , je pense que ce Tintin , au contraire d'une trahison, offre une magnifique invitation à se replonger dans les albums d'Hergé. L'action spectaculaire du film fait un magistral écho aux rebondissements en fin de page que l'on trouve quasiment dans chaque album. Ce film est un chef d'oeuvre du cinéma contemporain!
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Anonyme | le 15/11/2011 à 14h36 | Signaler un abus
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En tant que passionné par les bandes dessinées d'Hergé, j'ai une question: qu'est ce c'est que "respecter l'univers de Tintin"? Personnellement, c'est la première fois que je trouve que Tintin vit bien sa transposition sur un écran; la célèbre série animée, je la trouvais pas mal, mais beaucoup trop scolaire! Les albums étaient retranscrit quasi à l'identique! Et la saveur de la matière d'origine en disparaissait trop souvent. Je ne saurai vraiment expliquer ce phénomène, mais à chaque vision d'un épisode j'étais déçu! Ici, le film de Spielberg prend certes beaucoup de libertés scénaristiques, mais il offre de nombreux rendez-vous aux lecteurs avec des clins d'yeux, et des scènes identiques...Ainsi , Tintin au cinéma prend pleinement possession de l'écran en s'affranchissant des bandes dessinées , lesquelles sont AVANT TOUTES CHOSES faites pour être lues! Spielberg a réussi là ou tout le monde avait échoué: il a réussi à recréer la complicité si particulière qu'il y a dans les livres entre Haddock et Tintin. Pour la première fois, Haddock prend toute sa dimension tragicomique, insuflée par Hergé dans les livres, et Tintin est un formidable héros intrépide et bondissant... Et pour les râleurs qui trouvent qu'il y a trop d'action, je leur répondrai qu'elle est très précisément construite: elle est progressive; elle s'emballe de plus en plus, de la même façon que dans l'album l'Affaire Tournesol par exemple, et elle ne prend JAMAIS le pas sur les personnages . Oui vraiment , je pense que ce Tintin , au contraire d'une trahison, offre une magnifique invitation à se replonger dans les albums d'Hergé. L'action spectaculaire du film fait un magistral écho aux rebondissements en fin de page que l'on trouve quasiment dans chaque album. Ce film est un chef d'oeuvre du cinéma contemporain!
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Anonyme | le 15/11/2011 à 14h35 | Signaler un abus
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Il serait bon de se relire, parfois...
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Anonyme | le 28/10/2011 à 10h46 | Signaler un abus
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TINTIN : LES DENTS DE LA MER-ique Le rouleau compresseur hollywoodien a allègrement franchi nos frontières culturelles afin de niveler encore un peu plus les cervelles françaises avec une version 3D commerciale de “Tintin”. Revu, léché, lissé, hight-techisé et surtout boosté à la dynamite made in US, bref consciencieusement américanisé par Spielberg (professionnel de la récupération mercantile des mythes contribuant à l’abrutissement mondial), ce TINTIN-là, comme tout ce qui sort de l’industrie cinématographique yankee, n’échappe pas à sa mission hégémonique : transformer le monde (idolâtre d’images merveilleuses) en vassal de l’Amérique allaitée au coca-cola. Les gogos par millions vont encore se laisser berner par ces spielbergueries qu’on leur présente comme le banquet de mariage -supposé heureux- de la lourde, indigeste, vulgaire Hollywood avec la fine, élégante, spirituelle Belgique. Les esprits faibles ferrés depuis leur naissance par le système cinématographique américain se ruent en troupeaux dans les salles de cinéma pour ne pas rater l’évènement, comme si c’était une perte de ne pas partager ces références entre bovins... Reprendre nos traditions, s’inspirer de notre imaginaire collectif, s’emparer de nos vieux rêves européens, faire revivre nos figures locales en les remodelant à leur sauce ketchup et enfin nous les refourguer avec la caution du “terroir culturel”, voilà le génie criminel du cinéma d’outre-Atlantique ! Cette mouture 3D de TINTIN génératrice de produits dérivés en tous genres n’est ni plus ni moins qu’une pierre supplémentaire dédiée à l’édification de l’idéologie américaine (basée sur la consommation primaire, outrancière alliée à la suprématie militaire la plus brutale). Retailler nos statues, les uniformiser selon les critères au rabais du marché international, telle est la spécialité des faiseurs d’images de Hollywood. Pour ça ils sont forts les amerloques ! Avec Spielberg la jolie histoire belge vient de tourner à l’horreur du cinéma mondialiste : TINTIN a vendu sa fameuse mèche au diable. Raphaël Zacharie de IZARRA
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Anonyme | le 26/10/2011 à 22h22 | Signaler un abus
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"La plupart du temps, quand je vais voir une adaptation de bédé, je sens des réalisateurs qui n’ont que du dédain pour le medium." Moi, je pense malheureusement à Christophe Gans et Crying Freeman: la BD est un véritable storyboard que Gans n'a pas suivi et de plus il a complètement dénaturé le personnage, il a transformé cette histoire en histoire de drogue (alors qu'il ose dire que c'est la BD qui était une histoire de drogue...) et de plus, il ne comprend rien au rite du tatouage: dans la BD c'est l'initiation ultime de Crying Freeman et dans le film: la sorcière est venue une nuit et m'a marqué à vie!
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Anonyme | le 26/10/2011 à 17h51 | Signaler un abus
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L'interview est agréable mais le titre choisi est assez lamentable car la remarque de M. Schuiten ne concerne pas le film mais l'ambiance qu'il y avait lors de l'avant-première. Cela déforme ses propos. P.S.: A la 4ème réponse "c’est que c’est aussi un film aussi pour les kids américains qui ne connaissent pas Hergé." cela fait un "aussi de trop.
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Anonyme | le 26/10/2011 à 15h43 | Signaler un abus
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Un Schuiten heureux, c'est trop rare pour ne pas le signaler. Alors merci Steven, merci Peter!!! Et NON, Hergé pas trahi, Hergé mis au goût du jour... et avec quel goût! Imaginez ce qu'un Frenchie en aurait fait: Tintin parle avec Milou dans la cuisine de Moulinsart, pendant 3 heurres, pendant que les Dupont jouent les derviches tourneurs...? Avec BHL dans le rôle du Capitaine Haddock... What else?
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Anonyme | le 26/10/2011 à 13h29 | Signaler un abus
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L'air était chargé (et pas "chargée") d'émotion. ;-)
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Anonyme | le 26/10/2011 à 13h26 | Signaler un abus
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"La fin. Et notamment le combat de grue." Sympa le 'spoiler' ! "Et je trouve le reste somptueux. Je dirais que même que ce film" - un 'que' de trop... Sinon très sympa comme interview
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Anonyme | le 26/10/2011 à 10h49 | Signaler un abus
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