Fete de la VOD 2019
Montage : Mars Films / Pathé / Universal

Christian Bale dé-Cheney, des Dragons apprivoisés, Almodovar retrouvé, François Civil touché mais pas coulé.

La quatrième édition de la Fête de la VOD est lancée ! Du jeudi 10 au dimanche 13 octobre, vous pourrez donc rattraper les dernières nouveautés cinéma à prix cassé : comptez seulement 2 euros pour la location, et 5 euros pour un achat digital.

Des tonnes de titres sont à découvrir, et l’opération ne dure que quatre jours, alors pour vous aider à faire votre choix la rédaction vous a concocté une petite sélection de douze longs-métrages sortis récemment. Vous pouvez retrouver tous ces films (et bien d'autres) sur le site officiel de la Fête de la VOD.

Le site de La Fête de la VOD

Douleur et Gloire

Almodovar retrouve Antonio Banderas, plonge dans ses souvenirs et livre son Huit et demi : un autoportrait bouleversant de l’artiste en cinéaste fatigué, qui se vit aussi, de ce côté de l’écran, comme une promenade dans nos propres souvenirs de spectateurs des films du génie madrilène. Toujours pas de Palme d’Or pour Almodovar, mais un nouveau chef-d’œuvre (notre critique est là).

 

Le Chant du loup

Flirtant avec Das Boot et A la poursuite d’Octobre Rouge, Le Chant du loup nous plonge en immersion dans le monde angoissant des sous-marins nucléaires d’attaque, avec comme guide une oreille d’or (François Civil) qui tient la survie de l’équipage entre ses tympans. Un vrai film d’action et de genre comme on en n’attendait plus de la part du cinéma français (notre critique est là).

 

La Mule

Incroyablement alerte malgré ses bientôt 90 ans, Clint Eastwood jette un coup oeil dans le rétro avec une étonnante absence de nostalgie. Dans La Mule, il se met en scène en vieux passeur de drogue pour un cartel mexicain et semble régler des comptes avec lui-même, à l’approche de sa fin de vie. Peut-être le personnage eastwoodien le plus touchant de sa carrière (notre critique est là).

 

Dragons 3 : le monde caché

Conclusion magnifique d’une trilogie d’aventure aussi émouvante que spectaculaire, Dragons 3 est un final hallucinant. Un trip épique et flamboyant (l’attaque du bateau au début, la bataille finale) qui mélange Miyazaki et Spielberg dans ce qui reste surtout comme un grand récit intime du passage à l’âge adulte. Qui a dit que l’animation hollywoodienne s’était standardisée ? Qui ?? (notre critique est là)

 

Sibyl

Justine Triet (VictoriaLa Bataille de Solférino) retrouve Virginie Efira qu’elle transforme en psy obsédée par l’histoire d’une patiente, actrice en détresse qui lui demande de la rejoindre sur un tournage pour mettre de l’ordre dans sa vie. Toujours sur le fil entre comédie et drame psychologique pur, Sibyl tient bon et carbure à la manipulation et à la quête de soi. Très fort (notre critique est là).


Vice 

L’histoire des Oscars est faite d’injustices. Évidemment, Christian Bale aurait dû l’emporter face à Rami Malek pour sa prestation incroyable dans Vice, où il incarne Dick Cheney, vice-président américain diabolique qui a officié durant les mandats de George W. Bush. Avec la cruauté de The Big Short, Adam McKay transforme le parcours de cet ancien loser en film pop fichtrement jubilatoire (notre critique est là).

 

Grâce à Dieu

Film-dossier uppercut de François Ozon sur le silence coupable de l’archevêché de Lyon face aux crimes pédophiles. Le réalisateur de Sous le sable réactive une idée du cinéma engagé et en prise direct avec l’actualité, qui rappelle le Costa-Gavras des années 70, et la double d’une histoire d’obsession et de masculinité blessée évoquant le Zodiac de Fincher. Grand film. (notre critique est là)

 

90’s

L’un des meilleurs premiers films de l’année est signé Jonah Hill. L’ex-rigolo de SuperGrave se reconvertit en poète du bitume et de la fêlure teenage, en racontant son adolescence dans le Los Angeles des années 90. Au-delà du ride nostalgique (Wu-Tang, Air Jordan et Nintendo) sous influence Larry Clark / Gus Van Sant, un récit initiatique universel et déchirant sur un gamin qui cherche sa place dans le monde. Grosse émotion à l’arrivée, et la certitude qu’un cinéaste est né (notre critique est là).

 

Alita : Battle Angel

La créature de l’année : Alita, mi-chair mi-numérique, ses grands yeux braqués sur le futur. Cette adaptation du manga cyber et culte Gunnm est l’occasion pour son producteur James Cameron d’y caser toutes ses obsessions : les héroïnes surpuissantes, l’humain augmenté, la rébellion face aux pouvoirs dictatoriaux. Un plaisir de cinéma totalement électrisant, à voir en revenant d’une séance du Gemini Man d’Ang Lee, son complément de programme idéal (notre critique est là).

 

Mon Inconnue 

Après Demain tout commence en 2016, Hugo Gélin se lance dans la comédie romantique avec Mon Inconnue. L’histoire de Raphaël (François Civil), auteur à succès qui se réveille un matin dans un monde où n’a jamais rencontré Olivia (Joséphine Japy), la femme de sa vie. Il va tout faire pour réussir à la séduire à nouveau. Aussi hilarant que touchant, le film assume pleinement son genre tout en sachant en détourner les codes (notre critique est là).

 

Sorry to bother you

Avec son pitch délicieusement délirant (un télé-vendeur afro-américain cartonne en prenant une "voix de blanc"), le premier long-métrage de Boots Riley est une merveille de comédie sociale et satirique portée par un casting parfait (Lakeith Stanfield, Armie Hammer, Tessa Thompson). Vous serez ravi d’avoir été dérangé. (notre critique est là)

 

La Favorite

Un nouveau long-métrage du Grec Yorgos Lanthimos est toujours un événement (même quand il déçoit avec le nombriliste Mise à mort du cerf sacré), d’autant plus quand il revisite le film d’époque avec un casting fou, composé d’Olivia Colman, Rachel Weisz et Emma Stone. Un jeu de manipulation sur fond d’amours saphiques à la cour d’Angleterre du XVIIIe siècle. Superbe, raffiné, malin et hautement divertissant (notre critique est là).